article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est saint-etienne. Afficher tous les articles
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mercredi 13 mai 2020

acte 79 samedi 16 mai 2020, et news de mai.

Partout en France, les GJ font de nombreuses actions depuis le lundi 11 Mai.
ici j'ai collecté:
st-etienne, metz, st-avold, bandol, rouen, paris perigueux, lanion, marseille...

Ce n'est pas un déconfinement mais c'est un confinement encore très liberticide (moins de 100km, que 10 personnes pour réunion, État d'urgence prolongé jusqu'au 10juillet, répression policière accrue et de + en + absurde...).
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samedi 16 mai acte 79

Strasbourg à 13h 12 parc de l'étoile 

Acte 79 Gilets jaunes 67 Peuple en Colères 
Sommes nous du bétail ou des êtres humains ?
Fini d'obéir à un gouvernement qui nous vole, nous ment, et assassine nos anciens !
https://strasbourgfurieuse.demosphere.net/rv/2324

TOULOUSE acte 79

Les gilets jaunes appellent à une première manifestation post-confinement, samedi
Après avoir suspendu leurs manifestations du samedi pendant deux mois, du fait du confinement, les gilets jaunes comptent remettre ça, le 16 mai 2020, dans les rues de Toulouse par groupe de 10.
Et après deux mois de suspension de leurs manifestations rituelles du samedi, les gilets jaunes comptent remettre ça le 16 mai, pour faire valoir la contestation sociale. « Le déconfinement acté, retrouvons-nous dans la rue », écrivent les gilets jaunes sur l’événement facebook dédié, où ils figurent avec d’autres organisations associatives et syndicales (Sud Santé Sociaux, Act’up, HandiSocial, Nuit Debout, ou encore le collectif de l’Hôpital La Grave…). Si sa tenue fait l’objet de débats sur les réseaux sociaux (les uns estimant qu’il est temps de battre à nouveau le pavé, les autres qu’il est trop tôt, au regard de la crise sanitaire), la manifestation ne sera probablement pas comme les autres, puisque les « gestes barrières, notamment masques et distanciation physique », y sont « préconisés ».
https://www.facebook.com/events/535496740719457/
Dans le descriptif de l’événement, les gilets jaunes estiment que les autorités ont voulu « confiner leurs colères » et que « le problème a toujours été leur politique ». Alors ils espèrent que cette crise aura suscité une forme de convergence des luttes et annoncent la couleur :
Pour eux la casse des services publics, du système de santé, ce n’était pas leur faute ! Le manque de masques, de personnels, ce n’était pas leur faute ! Leur réaction tardive, ce n’était pas leur faute ! Et leur réponse, c’était quoi ? Il faudra travailler plus, être payé moins, se sacrifier, mais certainement pas eux, dans leur tour d’ivoire !
https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-gilets-jaunes-appellent-une-premiere-manifestation-post-confinement-samedi_33579730.html
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11 mai, st-Etienne

RÉPRESSION POLICIERE, ENCORE, TOUJOURS.


la verbalisation est à écouter, 
le discours du bleu est absurde. 
Ils sont très espacés 
comme le démontre la video.

Lundi 11 mai 2020,  Saint-Etienne.
"Là, la chinoise" (notre chère Linda R.), 
voilà ce que les policiers ont dit à son encontre juste avant de la courser. 
Audible avec le son à fond sur la vidéo.
Elle n'ai pas pu manifester.

 vingt personnes sur la place pas tous des manifestants et avec les distances sanitaires et en petit groupe de moins de dix personnes.
Linda R. était deux autres personnes à trois mètres des autres séparés par un panneau publicitaire.
Comme presque tous, elle a été verbalisée sous prétexte qu'elle ne respectait pas le dispositif sanitaire, l'énoncé complet du délit est dans la vidéo.
Les fdo étaient plus nombreuses que nous, agglutinées à plus de dix.


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11mai; des gilets jaunes bravent l'interdit en se rassemblant à Metz : 135€ d'amende pour tout le monde

Une petite quarantaine de gilets jaunes ont manifesté illégalement ce lundi matin à Metz. Ils ont tous été verbalisés par la Police et l'organisatrice présumée sera convoquée devant le tribunal de Metz le 15 juin prochain.

Les gilets jaunes existent toujours. Aussitôt le déconfinement annoncé, une quarantaine de gilets jaunes de Moselle ont voulu se rassembler ce lundi vers 18h à Metz au pied de la colonne Merten pour "exprimer la gratitude aux personnels de première ligne". Un événement qui se voulait "festif et familial".
Mais  les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits actuellement et les gilets jaunes n'avaient pas déclaré leur manifestation.
La police est intervenue et les 40 gilets jaunes ont tous été verbalisés d'une amende de 135€. L'organisatrice présumée de la manifestation a été entendue ce mercredi au commissariat de Metz, elle est convoquée le 15 juin devant le tribunal correctionnel. Selon la police nationale, "ces personnes se mettent en danger et mettent en danger les personnels tenus d'encadrer et de disperser ce type de regroupement".

Gilets jaunes à Aumetz, QG à Saint-Avold, se sont rassemblés sur leur rond-point

Les gilets jaunes ont repris leur activité à Saint-Avold cette semaine où ils se sont rassemblés sur un rond-point ce lundi matin. A Aumetz, ils ont reconstruit une grande cabane pour la sixième fois et ils ont même installé deux caméras de vidéo-surveillance pour dissuader les éventuelles dégradations.


Les gilets jaunes sont de retour au rond-point de Bandol

"On a voulu se réunir pour montrer que notre combat continue, indique un gilet jaune de longue date. On s’est donné rendez-vous en début d’après-midi à ici avant d’aller rendre hommage aux soignants devant l’hôpital de Sainte Musse, à Toulon. Pour nous c’est important. On veut montrer notre soutien aux équipes médicales."
La police nationale était présente sur place mais pas de verbalisation car par groupe de moins de 10 espacé de plus de 3mètres et covoiturage.

À Rouen, syndicats et Gilets jaunes rassemblés dès le premier jour du déconfinement devant préfecture

En début d’après-midi, entre 30 et 45 d’entre eux se sont réunis par groupes de dix devant la préfecture de Rouen pour porter un message commun sur l’insuffisance des mesures de sécurité sanitaire et une politique gouvernementale qu’ils jugent « mensongère ».
Face au déconfinement, les syndicats expriment de nouvelles attentes : « Nous voulons un plan d’urgence pour la santé, des masques gratuits pour tous, des revalorisations salariales », explique une enseignante au collège, armée d’un masque en tissu et de son gilet rose de l’union syndicale Solidaires.
Pour elle, la colère est montée pendant ce confinement. La « destruction des services publics » en est la principale raison. 

GJ à l’échangeur de la RCEA au Magny, à Montceau.

Au 1er jour du déconfinement, des Gilets jaunes du Magny mobilisés pour les soignants
Une dizaine de Gilets jaunes s’est mobilisée ce lundi, au premier jour de déconfinement, sur le pont de l’échangeur de la RCEA au Magny, à Montceau. Objectif : manifester leur soutien au personnel soignant et dénoncer la gestion de la crise sanitaire.



ils ont remis les gilets jaunes après deux mois d’échanges virtuels. Ce lundi à 16 heures, au premier jour de déconfinement, les Gilets jaunes du Many se sont réunis sur le pont de l’échangeur de la RCEA du Magny à Montceau, pour manifester leur soutien au personnel soignant. Initialement prévue devant le centre hospitalier de Montceau, la mobilisation a finalement eu lieu sur le pont de l’échangeur afin de respecter le personnel hospitalier encore touché par la crise.
Masqués, les Gilets jaunes ont été salués par des klaxons à peine le drapeau sorti. « Le personnel soignant s’est joint aux actions des Gilets jaunes ; on a eu le renfort des street medics lors de nos mouvements. Ainsi, par cette action, nous leur montrons que nous sommes à leur côté et invitons tous ceux les applaudissant à 20 heures à les rejoindre dans leurs mobilisations futures », explique Yanis Malot, qui a aussi envoyé un communiqué au nom du groupe pour remercier les blouses blanches.

À quelques mètres de là, un autre groupe de Gilets jaunes du Magny s’est réuni près du stade du Magny. Leur présence, moins visible du public, est aussi la première depuis la fin du confinement. « Notre mouvement n’est pas mort », explique Joseph. « Cette crise sanitaire va le relancer : de nombreuses personnes ont pris conscience de l’état de nos hôpitaux et de la situation de nos personnels soignants ; de nouvelles personnes vont venir nous rejoindre », ajoute une dame, masquée aux couleurs du mouvement.

Paris : 11 mai , manifestation des Gilets jaunes aux abords du ministère de la Santé


« On représente les Gilets jaunes de toute la France », assurait une jeune militante, ce lundi après-midi, aux abords du ministère de la Santé. « Enfin surtout de l'Ile-de-France », précisait-elle rapidement.
Sur les réseaux sociaux, les appels à manifester émanant des Gilets jaunes se sont multipliés. Avenue de Lowendal (VIIe), derrière le ministère, pendant deux heures, le rassemblement a eu du mal à prendre forme. Ils n'étaient qu'une petite vingtaine de militants à avoir fait le déplacement. Une délégation de trois personnes a pu cependant être entendue par un représentant du ministre. Pendant ce temps, la police, en nombre, veillait à reconduire le groupe au métro le plus proche.
«Nous avons le droit de demander des comptes au gouvernement»
« Les groupes de plus de dix personnes ne sont pas autorisés sur la voie publique. Nous allons vous conduire au métro où vous descendrez un par un », indiquait un policier aux Gilets jaunes qui continuaient à scander leurs slogans.
« J'ai respecté le confinement, assure l'une des manifestantes. Mais aujourd'hui, nous avons le droit de demander des comptes au gouvernement ». « Il faut lever cet état d'urgence sanitaire qui est inconstitutionnel », lance un autre. « Pourquoi avoir bloqué toute l'économie… Quelle sera l'addition pour les Français ? », ajoutaient en désordre les manifestants.

12 mai, Ils étaient une dizaine ce mardi à 9 heures pour accrocher cette banderole sur le pont des Barris à Périgueux.

 Les gilets jaunes de l'agglomération périgourdine ont déroulé une banderole sur un pont de Périgueux © Radio France 

Les gilets jaunes de l'agglomération périgourdine ont donné de leurs nouvelles ce mardi matin. A 9 heures, ils étaient une bonne dizaine rassemblés sur le pont des Barris à Périgueux. 
Ils ont déroulé une longue banderole plastique d'une vingtaine de mètres sur laquelle on peut lire "Fin de leur monde, début du notre". Ce slogan est né des longs échanges en visioconférence qui ont rythmé ces huit semaines de confinement. Chacun a été sollicité pour trouver un slogan et c'est celui-ci qui a été retenu. 
Sur le pont des Barris pour la deuxième fois
Ce n'est pas la première fois que les gilets jaunes prennent ainsi la parole sur le pont des Barris. Bien avant le confinement, ils avaient également tendu une banderole ou l'on pouvait lire _"_le silence des chaussons est plus dangereux que le bruit des bottes". Elle était restée une journée avant d'être décrochée par la police. Celle-ci a eu moins de chance. Elle a été décrochée en fin de matinée. 
Il faut coller à la super glue  dixit  les GJ.
Mais les gilets jaunes de l'agglomération périgourdine, qui ont beaucoup discuté durant cette période de confinement, ont d'autres projets dans leurs cartons, toujours dans le respect des gestes barrières, ont-ils tenu à préciser.
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Après le confinement, les Gilets jaunes de Lannion de retour sur les ronds-points

Par petits groupes, les Gilets jaunes se sont retrouvés à Bel Air, route de Morlaix, 
comme sur d’autres ronds-points à l’entrée de la ville de Lannion. (Le Télégramme)
Les drapeaux jaunes claquaient au vent au rond-point de Bel-Air. Au premier jour du déconfinement, un petit groupe de Gilets jaunes de Lannion et des alentours s’est retrouvé, ce lundi en fin d’après-midi, à l’entrée de ville de la route de Morlaix. D’autres devaient investir les ronds-points du Boutil, du bowling et du centre Leclerc ou se positionner sur un pont au-dessus de la voie express Guingamp-Lannion. « Au maximum 10 personnes à chaque endroit pour respecter les règles sanitaires », assurait Pascal Franchet, l’un des porte-parole des Gilets jaunes.
« La crise sanitaire a aggravé la misère. Le monde d’après la crise ne doit pas être le monde d’avant, il faut changer complètement de système », tranchait Pascal Franchet. Annonçant de nouveaux rassemblements des Gilets jaunes dès samedi prochain, il lançait aussi un appel « aux syndicats, associations, partis politiques, à s’unir pour protester contre la politique actuelle du gouvernement ».

11mai Cinq personnes placées en garde à vue pour avoir manifesté à Marseille

Une cinquantaine de personnes, gilets jaunes et militants écologistes ont descendu la Canebière ce lundi matin, jusqu’à la hauteur de Noailles. Là, aux alentours de midi, cinq manifestants ont été arrêtés et placés en garde à vue au commissariat de Noailles, en raison de l’interdiction de rassemblements toujours en vigueur. Ils ont été relâchés quelques heures plus tard avec un rappel à la loi indiquait La Provence dans la soirée.
https://marsactu.fr/bref/cinq-personnes-placees-en-garde-a-vue-pour-avoir-manifeste-a-marseille
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12 mai Rassemblement en cours des avocats en colère sur la Place Vendôme face au Ministère de la Justice contre la mise à mal des libertés durant la période de la crise sanitaire.

https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/237893294141863/

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AVANT le 11 mai, des actions le vendredi 8mai

En ce matin du 8 mai, des Gilets jaunes de Montreuil ont organisé une cérémonie pour fêter la Résistance.

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8 mai Grenoble sur le rond-point de Crolles «Pour le retour sur le rond-point"

Libé: Chaque jour, «Libé» donne la parole à des confinés de tout poil pour raconter leur vie à l’intérieur. Chacun envoie une photo «de dedans». Aujourd’hui, Elodie, l'un des piliers des gilets jaunes, près de Grenoble.
Elodie, 30 ans, est commerçante sur les marchés en Isère. Elle est également un pilier de la mobilisation des gilets jaunes sur le rond-point de Crolles, près de Grenoble. Depuis la fin novembre 2018, des assemblées générales s’y tenaient chaque mercredi soir… Jusqu’au confinement.

«Même confinés, nous avons continué nos AG via Discord [un logiciel initialement utilisé par les joueurs de jeux vidéo, ndlr]. Ça nous a vraiment fait du bien de garder le contact, on est nombreux à trouver le confinement très compliqué. Le noyau dur est toujours là, à part quelques anciens qui ont eu du mal à installer l’appli. Mais on envoie par texto les comptes rendus à ceux qui n’ont pas de matériel informatique ou pas Internet. On commence toujours les AG en prenant des nouvelles de chacun, des personnes âgées, seules et des quelques personnes du rond-point qui ont chopé le Covid.

Depuis deux semaines, on parle beaucoup du déconfinement. On a lancé un "appel des confinés", signé par les gilets jaunes du département. On va voir comment ça se passe lundi. Pour le retour sur le rond-point, on ne sait pas encore, c’est compliqué de devoir se parler à deux mètres, même si les moments conviviaux nous manquent énormément. Notre combat à long terme, c’est la défense d’un service public digne de ce nom, une meilleure redistribution des richesses, la remise en question de nos modes de vie et de consommation et la souveraineté populaire. La solidarité, la lutte sont toujours là.

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Nice matin, du 7mai, et GJ et police

montée d'un fort climat de défiance opposant policiers, gendarmes et des internautes.
Dénonçant au départ des comportements violents dan les rangs de la police, notamment lors des manifestations des gilets jaunes et lors de contrôles, le phénomène a pris une ampleur démesurée et dérive lentement vers un appel à la haine.
Il y a quelques jours, la diffusion de deux vidéos – l’affaire de Villeneuve-la-Garenne et l’arrestation en bord de Seine – enflamme les réseaux sociaux.
Des menaces et insultes que les forces de l’ordre ne peuvent plus tolérer. Syndicats, fonctionnaires et familles de policiers dénoncent un phénomène qui prend de l’ampleur, notamment sur Facebook et Twitter, et qui inquiète.
"À cause d’affaires qui n’en sont pas, les cités s’embrasent et les réseaux sociaux sont devenus écœurants, indique Julien Ventre, secrétaire départemental du syndicat majoritaire Unité SGP Police du Var. Sans être présents, sans avoir vu l’intégralité de la scène et avant même de connaître les circonstances, des détracteurs de la police crient à la bavure, appellent à la révolte et déclenchent un flot d’insultes et de haine. Un flic mort devient une réjouissance pour certains et tout ça se passe sous les yeux de notre ministère de tutelle (de l’Intérieur, Ndlr), qui ne nous défend presque pas. C’est un scandale."
Et si la situation pourrait se limiter à des dérives sur le web, les choses vont beaucoup plus loin.
"La haine envers les forces de l’ordre s’est particulièrement accentuée avec les gilets jaunes, précise Matthieu Valet, secrétaire national en charge des jeunes commissaires du syndicat SICP. En complément des insultes et menaces, il y a la diffusion des photos des agents sur les réseaux sociaux pour les porter à la vindicte populaire. Les internautes essayent d’identifier le policier ou gendarme, son affectation, son domicile, et ça peut se matérialiser par des menaces directement chez lui."
Pour autant, pas question pour les deux syndicats de cautionner les violences avérées.

Même discours du côté du représentant du SICP: "Il y a des cas avérés et quand c’est le cas, nous les dénonçons. La violence et le racisme n’ont pas leur place dans nos rangs. Après, il ne faut pas oublier que les forces de l’ordre sont des êtres humains et pas des robots. Le problème, c’est qu’on mélange tout et, finalement, c’est l’ensemble de la profession qui est stigmatisé et montré du doigt systématiquement par une poignée de personne, qui sont d’ailleurs toujours les mêmes. On jette l’opprobre sur tous les hommes et les femmes qui composent les rangs de la police et de la gendarmerie, alors que les dérives ne concernent qu’une toute petite minorité."

Autre sujet d’inquiétude au sein des forces de l’ordre, une nouvelle application nommée "Urgence notre police assassine", censée recenser et pouvoir récolter en direct des "vidéos preuves" de violences, bavures et manquements à l’éthique des fonctionnaires.
"Plusieurs syndicats de police, dont le nôtre, ont saisi le ministère de l’Intérieur au sujet de la légalité de cette application, termine Matthieu Valet. Elle peut être dangereuse, il faut voir si elle est dans les clous. On est en droit de se demander qui va pouvoir avoir accès à ces captations d’images."

l'express du 7mai; Marseille : prison ferme pour deux policiers après une arrestation illégale et violente

Deux policiers ont été condamnés mercredi en comparution immédiate à Marseille à quatre ans et à 18 mois de prison pour l'arrestation illégale d'un jeune réfugié afghan, abandonné 30 km plus loin dans un terrain vague où il affirme avoir été frappé. 
Ils ont été incarcérés après le prononcé de cette condamnation pour enlèvement et séquestration, faux et violences volontaires. Le troisième membre de cet équipage de la CRS autoroutière, une jeune femme, adjointe de sécurité, a écopé d'un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille. 
Des caméras de vidéosurveillance avaient filmé l'interpellation musclée de Jamshed, un Afghan de 27 ans, porteur d'un titre de séjour, le 12 avril sur le Vieux-Port de Marseille. 
Selon l'adjointe de sécurité qui a procédé au menottage, le chef de bord, le brigadier Michel Provenzano, 46 ans, "s'est énervé à partir de là". Les fonctionnaires évoquent des doigts d'honneur et des invectives. "La première grosse erreur, c'est qu'on aurait dû laisser tomber et le laisser repartir mais on a décidé qu'il ne fallait pas qu'il reste là", a reconnu le conducteur, Mathieu Coelho. 
Devant le tribunal correctionnel où ils comparaissaient à l'issue de leur garde à vue dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale, les policiers ont reconnu les faits, soulignant qu'en raison de la crise sanitaire, ils se seraient "fait rire au nez" s'ils avaient transporté le jeune homme devant un officier de police judiciaire pour outrage. 
"J'ai pété un câble, on a fait une énorme boulette", a reconnu Michel Provenzano: "On avait ce gars sur les bras, on ne savait pas quoi en faire". Le jeune homme avait ensuite été transporté sur un terrain isolé à Châteauneuf-les-Martigues, à une trentaine de kilomètres de Marseille. 
Un faux procès-verbal
Sur place, Michel Provenzano dépose dans le vide-poches ses lunettes de soleil et son arme de service "pour ne pas faire de conneries", a-t-il déclaré au tribunal. Derrière une butte, le jeune Afghan aurait alors reçu "un coup de poing ou une gifle", selon l'adjointe de sécurité, mais ces violences sont contestées par ses deux collègues. 
Une fois Jamshed abandonné, Michel Provenzano lâchera : "Ça fait du bien, ça soulage", toujours selon l'adjointe de sécurité. Les deux hommes prennent alors la décision de rédiger un faux procès-verbal indiquant avoir laissé le jeune réfugié à l'Hôtel de police. 
La peine de quatre ans de prison, à l'encontre de Michel Provenzano, est supérieure aux trois ans requis par la procureure Virginie Tavanti selon laquelle ces policiers "n'ont pas été dignes de leur uniforme". La peine de 18 mois de prison ferme infligée à son collègue Mathieu Coelho est quant à elle conforme aux réquisitions. Les trois policiers se sont excusés auprès de la victime, à l'audience. 

VIDEO. "Vous serez grondés" : la réponse de Blanquer à un élève inquiet d'être puni s'il ne respecte pas les gestes barrières

Le ministre de l'Education nationale a participé, mercredi 6mai, en visioconférence, à l'émission de France 4 "Allô Okoo".
video sur france television:


et 11mai:
"Il y a plus de risques à rester chez soi que d'aller à l'école". ministre dequoi, ce Blanquer?
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selon LePoint du 13 mai Le Gilet Jaune Chalençon est fiché S, d'autres GJ notoires sont arrêtés 

le renseignement craint une deuxième vague de Gilets jaunes
Les autorités s'inquiètent de la radicalisation de certains Gilets jaunes lors du confinement. Le service central du renseignement est sur le qui-vive.

Au premier jour du déconfinement, répondant à un appel diffusé sur Facebook, une quarantaine de Gilets jaunes se sont rassemblés, lundi, place de la République. À leur tête, un fiché S, connu du Renseignement, comme « militant anti-État, susceptible de commettre des actions violentes à l'occasion de manifestations de voie publique ». Il a été placé en garde à vue pour outrage et rébellion. Ses camarades, eux, se sont dispersés à l'arrivée des policiers de la Direction de l'ordre public et de la circulation, par « crainte [aussi bien] de la contamination que de la verbalisation », ironise un gardien de la paix sur place.
Le lendemain, un autre Gilet jaune connu pour sa virulence antiflic a été interpellé au saut du lit. Stephane L., 40 ans, avait tagué « ACAB 1312 [all cops are bastards] » sur la façade du siège du syndicat Alliance-Police nationale. Enquêtant sur un incendie de cabane sur les Champs-Élysées lors d'une manif et sur un appel au suicide des forces de l'ordre, les enquêteurs de la sûreté territoriale ont établi des rapprochements entre ces trois délits et l'auteur a été interpellé.

Les agents du Renseignement ont noté les principaux motifs de la colère post-confinement des Gilets jaunes. Ils mettent en avant « la contradiction entre la prolongation de l'état d'urgence sanitaire et le déconfinement » : « État d'urgence sanitaire prolongé et à côté de ça, on envoie nos gosses comme chair à canon à l'école. » L'absence de quarantaine pour les Européens entrant en France les choque : « Macron autorise les Européens à venir et circuler librement dans toute la France et on nous interdit de faire plus de 100 kilomètres. » S'insurgeant contre la vente de masques par la grande distribution, certains Gilets jaunes, par le biais des réseaux sociaux, évoquent l'hypothèse d'actions contre les supermarchés qui en proposent.
La méthode est indiquée sur leurs réseaux sociaux : « Il existe des actions de blocage de caisse : des chariots sont remplis de masques, se positionnent au niveau des caisses pour les bloquer, et il y a un refus de débloquer tant que la grande surface ne les a pas cédés (le tout accompagné d'un mégaphone expliquant l'action au client qui nous entoure). » 
Ils dénoncent également la réouverture des écoles, évoquant que « leur seul et unique but est de remettre les parents au travail pour sauver leur économie capitaliste, responsable de la destruction des hôpitaux ».

Stéphane Espic, 49 ans, Gilet jaune de la première heure, est de nouveau convoqué à la police judiciaire. Il a été interpellé le 30 avril alors qu'il dégradait la permanence du député et patron de LREM Stanislas Guerini dans le 17e arrondissement. Sûr de son impunité, il n'a pas hésité à agir en plein jour. Les enquêteurs ont pu remonter le fil de toutes ses exactions grâce aux vidéos contenues dans son smartphone. 
IL sera convoqué au tribunal en septembre pour huit délits du même type. « Je n'ai pas attendu la fin du confinement pour continuer, même si, dès le 11 mai, j'étais déjà dans la rue. On me reproche des violences verbales, mais aucune violence physique. Je revendique mes actes. »

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UN BON REPORTAGE FR3:  Les femmes du rond-point

Documentaire FR3 de 49min
Diffusé lundi 11mai 2020 sur France 3 à minuit.

Le lundi 4 novembre 2019, France 3 Normandie diffusa pour la 1ere fois à 22H45 un documentaire sur "les femmes du rond-point", suivi d'un débat à propos de la mobilisation des femmes dans le mouvement des gilets-jaunes.

L’une des spécificités de ce mouvement des gilets jaunes, c'est la forte présence de femmes. Des femmes qui, pour beaucoup, travaillent et qui ne s’en sortent pas.
Ces femmes sont devenues les visages de la contestation d’où le choix de la documentariste Anne Gintzburger : elle a suivi les femmes du rond-point de la jarretière à Mortagne au Perche, dans l’Orne pendant plusieurs mois pour comprendre pourquoi ces femmes qui n’avaient jamais manifesté jusqu’alors ont ressenti le besoin, si ce n’est l’urgence, de revêtir le gilet jaune ce 17 novembre 2018 .



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il existe ausi un autre reportage de FR3 bourgogne sur les femmes jaunes:

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samedi 2 mai 2020

acte 77 ven 1mai samedi 2mai, confinement policier, et news

Après les "sans-dents" , les "sans-kilomètres"
Le confinement policier et les répressions.
Acte 77 : malgré le confinement, quelques rassemblements en France
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Mise en GAV de GJ pour une banderole « Macronavirus, à quand la fin ? » à Toulouse


Nous sommes un petit groupe d’individus résidant sous le même toit à Toulouse et plusieurs d’entre nous ont décidé d’afficher une banderole au mur de notre maison (qui donne sur la voie publique) dans le but d’exercer notre droit à la liberté d’expression. Sur cette banderole était inscrit le message suivant : « Macronavirus, à quand la fin ? ». Nous avons fait cette banderole dans le but de dénoncer et d’interpeler la population sur la gestion de la crise sanitaire du COVID-19 par le gouvernement de Mr Macron.
Quelques jours après avoir installé la banderole, une commerçante nous relate la discussion qu’elle a eu avec deux agents de police quelques heures plus tôt. Ces derniers l’ont questionnée sur la banderole et sur les personnes qui habitent la maison. Ils ont également demandé si nous étions un squatte, si nous étions des « gilets jaunes », combien nous étions exactement… Quelques temps après avoir affiché ce message, le 21 Avril 2020, nous avons aperçu une première voiture de police stationner devant notre domicile puis, nous avons par la suite eu la visite d’une seconde voiture de police. Cinq « gardiens de la paix » nous ont demandé de sortir de chez nous, ce que nous avons fait. Il nous a ensuite été demandé de décrocher notre banderole, sous le motif qu’il était interdit d’afficher un message à caractère politique, qui plus est sur la voie publique. Nous avons donc retiré l’affiche. Par la suite, ils ont exigé que l’un d’entre nous leur donne son identité avec un document officiel, en nous assurant qu’il s’agissait d’une procédure classique et obligatoire suite à une intervention policière et qu’il n’y aurait aucune suite.
Le lendemain matin, mercredi 22 Avril 2020, les forces de l’ordre se sont postées devant notre domicile en nous demandant de sortir. L’un d’entre nous leur a poliment indiqué par la fenêtre que nous refusions de sortir de notre domicile. Trois policiers ont ouvert la porte et je leur ai rappelé que conformément à la loi ils n’étaient pas autorisés à pénétrer à l’intérieur de notre maison, chose à laquelle ils ont répondu que « la police en avait bien le droit ». Une policière m’a demandé si j’étais bien la personne qui avait donné son identité la veille suite à l’intervention et a rajouté que j’étais convoquée le jour même à 14h30 au commissariat de police de Toulouse pour une audition, sans m’en dire davantage sur les motifs de l’infraction présumée. Je décide par la suite de contacter le commissariat afin de repousser l’entretien au lendemain afin de prendre contact avec des avocats.
Je me présente à l’hôtel de police le 23 avril à 11h, où je rencontre une capitaine de police qui m’annonce que je suis immédiatement mise en garde à vue pour « outrage au chef de l’état ». Les conditions d’hygiène dans lesquelles j’ai été détenue sont absolument déplorables. Aucun masque ne m’a été proposé, les distances de sécurité n’étaient pas respectées, il y avait de l’eau stagnante dans la geôle, pas de savon ou de gel hydroalcoolique et une couverture usagée, non nettoyée. Suite à ma demande, je rencontre mon avocate qui m’accompagne lors de l’audition. Le but de cette entrevue est de connaître l’identité des auteurs de la banderole, ainsi que les opinions politiques de chacun des membres de notre colocation. Aucun nom ne sera donné lors de cet entretien, ni information concernant nos orientations politiques. Je serai relâchée après 4h de garde à vue, suite à la décision du parquet, mais je suis avertie qu’ils n’en resteront pas là et que mes colocataires recevront chacun une convocation pour un entretien. On m’incite également à contacter le capitaine de police afin de venir faire les autres dépositions avant de recevoir les convocations officielles.

Un GJ en GAV pour une video

 L’opposant à la politique macronienne, très engagé dans le mouvement des gilets jaunes du Vaucluse (84), était convoqué ce mardi 29 avril 2020, par les services de sûreté du territoire sous ordre de Christophe Castaner.
En effet, ces derniers jours et devant l’ incompréhensible gestion de la crise sanitaire par le gouvernement français, ce quinquagénaire de la société civile a appelé « les citoyens du Sud de la France » à la résistance en se rendant dés que possible à Paris. Le Ministère de l’intérieur souhaite en savoir plus sur ces intentions.
https://sentinellecitoyenne.fr/alerte-info-castaner-ordonne-le-placement-en-garde-a-vue-de-christophe-chalencon/
Comme on peut l’entendre dans cette vidéo, le but de se rassemblement national est d’obtenir la dissolution de l’assemblée nationale et la démission du locataire de l’Elysée

les gilets jaunes d’Aix expulsés de leur local municipal



C’est décidément une saison propice aux opérations d’évacuation. Il y a deux semaines, les forces de l’ordre ont expulsé trois Gilets Jaunes du local qui leur avait été prêté par la mairie depuis plus d’un an, dans le quartier d’Encagnane. Le lieu est désormais scellé.
Benjamin Tauziac, Gilet Jaune du Pays d’Aix est perplexe. « Cela s’est passé de manière étrange. On occupe les lieux depuis le mois de février 2019 et nous avions passé un accord oral avec la maire Madame Joissains Masini en septembre dernier pour l’occupation du lieu jusqu’à sa démolition. Il y a quelques semaines encore, Maryse Joissain Masini et son directeur de campagne Sylvain Dijon étaient venu rassurer les trois Gilets Jaunes qui vivaient sur place le temps du confinement. »
Pourtant le 9 avril, après une opération de police, le local est vidé de ses occupants et définitivement scellé. Pour justifier cette expulsion, Sylvain Dijon, joint par téléphone, assure qu’il y a eu « un détournement du local, c’est devenu une sorte de squat ». Le conseiller municipal et directeur de campagne appuie également le choix de la mairie par la volonté « d’accorder un nouveau local aux Restos du Cœurs. Depuis le début de la crise sanitaire, la demande de distribution alimentaire explose. Sur ce secteur, nous avons 450 bénéficiaires, c’est énorme. On avait besoin de plus de place. » L’espace utilisé par les Gilets Jaunes était néanmoins « indépendant et totalement à part » de l’autre aile du bâtiment utilisé par les Restos du Cœur depuis plusieurs semaines, nous indique Benjamin Tauziac.
Dans une lettre adressée à la maire d'Aix-en-Provence, les Gilets Jaunes du Pays d’Aix-La Barque et 16 autres associations cosignataires mettent en avant l’engouement, la solidarité et l’échange qui émanaient de ce lieu. « Cette utilisation des lieux s’est faite sans causer aucune nuisance aux riverains ni à l’ensemble du quartier. Bien au contraire, une grande solidarité s’est créée entre tous les intervenants, qui a permis à l’ensemble des acteurs associatifs de participer à l’information et à l’éducation des citoyens aixois, tout en réalisant des actions d’entraide auprès des populations les plus fragiles », et répondent ainsi indirectement à Monsieur Dijon. « Vous comprenez de ce fait, combien nous respectons les actions d’aide alimentaire portées par Les Restos du Cœur, puisqu’elles sont au cœur de nos propres valeurs. C’est ainsi que depuis l’épisode tragique du Covid-19, nous nous sommes mobilisés afin d’organiser un réseau d’entraide en créant le groupe CovidAixEntraide (sur les réseaux sociaux) afin de mutualiser nos énergies. »
Plusieurs associations profitaient de ce lieu ouvert à tous en plein cœur du quartier d’Encagnane à Aix-en-Provence. De nombreux évènements tels que des conférences, des débats, des formations et des projections, apportaient une seconde vie à l’ancienne école maternelle vouée à terme à la destruction. Benjamin Tauziac est amer au téléphone. « Le lieu est grand donc on pouvait avoir plusieurs réunions de différentes organisations au même moment, et le fait de se croiser a permis de créer des liens, de se revoir, et de fil en aiguille d’organiser des évènements en commun et inter-associatif. » D’autres évènements étaient déjà prévus dans ce local, notamment une conférence avec la Confédération Paysanne," elle aussi du mal à avoir accès à des locaux » assure le Gilet Jaune, ou avec la venue de Bernard Friot en juin.

Pourtant les relations entre la mairie et les collectifs aixois semblaient jusque-là, toujours déboucher sur des compromis. Gérard Guieu, membre d’Attac Pays d’Aix, l’une des 17 associations signataires de la lettre, se montre « surpris, car la mairie s’est toujours montrée compréhensive avec les associations. Elle nous donnait accès à des locaux parfois sans demander de participation ».

  1 er mai

Un peu partout en France et malgré le confinement toujours en vigueur, des citoyens ont décidé de descendre dans la rue en ce 1er mai, jour de fête du travail. Habituellement dédiée à de larges mobilisations syndicales, politiques ou sociales, cette journée n’avait pas pu faire l’objet d’un appel officiel.
Mais des Gilets jaunes, représentants syndicaux et militants des droits de l’Homme ont notamment manifesté ce vendredi à Marseille comme à Lyon ou Montpellier, dans le calme et en respectant la distanciation sociale afin d’éviter toute propagation du Covid-19.
À Marseille, devant l’Institut hospitalo-universitaire (IHU), un centre de traitement et de recherche sur les maladies infectieuses, une quarantaine de personnes se sont réunies devant une grande banderole : « Ni médaille, ni charité : des moyens pour l’hôpital public ».
À distance les uns des autres, Gilets jaunes et syndicalistes ont scandé : « On veut être dépisté, pas pisté », ou « du fric, pour l’hôpital public ! ». « L’idée, ce n’est pas du tout de faire de la provocation en cassant le confinement », a assuré à l’AFP Sylvie Pillé, enseignante à la retraite et Gilet jaune de la première heure. « On ne fait rien d’illégal, on a tous une attestation car on vient pour se faire dépister à l’IHU », explique-t-elle quand la police intervient après une heure de manifestation.

avenue des Champs-Élysées

Déploiement massif, CRS et gendarmes mobiles en ce Premier Mai. Dans une avenue déserte, le préfet de police pense sûrement que les Gilets jaunes vont surgir de nulle part, d'un instant à l'autre, il a même fait venir les canons à eau… C'est la guerre !
Le préfet de P (voir ci-dessous) a donné l'ordre de ce dispositif démesuré.
photographie est réalisée à Paris, avenue des Champs-Élysées 
à 17h50 vendredi 1er Mai 2020

1 er mai à marseille


Devant l’IHU Méditerranée infection, une quarantaine de manifestants ont pris prétexte d’une volonté de dépistage pour se rassembler au nom de la sauvegarde de l’hôpital public. « On veut être dépistés, pas pistés », martelaient-ils. Démarche initiée par des « gilets jaunes individuels » selon Gabriel, par ailleurs syndiqué CGT, ce rassemblement informel vise à défendre les services publics de santé « contre la logique de profit. La gestion de la crise actuelle montre bien que si on avait su prendre l’argent des profits des entreprises, on aurait pu dépister massivement et équiper les soignants ».
Aux Réformés, un rassemblement d’une centaine de personnes, à l’appel d’organisations libertaires célébrait également ce 1er mai confiné en reprenant notamment une chanson des gilets jaunes : « On est là, confinés et révoltés, on oublie pas ». La manifestation s’est rapidement dispersée après que les forces de l’ordre ont rappelé qu’elle n’était pas autorisée, comme tous les rassemblements en cette période de confinement.

1 er mai à st-é

Certains de Saint-Étienne avaient appelés à un dépôt de pancartes de manière individuelle Place du Peuple tout au long de la journée. Mais que serait une action pacifique et réglementaire sans une bonne dose de répression abusive de la part la police ! En effet plusieurs agents de la police nationale et de la BAC (2 voitures BAC et 1 police nat) étaient postés pour enlever toutes les pancartes et verbaliser celles et ceux qui les déposaient. Suite à ça, nous avons appelé à ce que chacun.e dépose ces pancartes à proximité de son domicile afin d'éviter une surenchère de verbalisations.
Malgré cette imprévue, digne d’un système macronien, on peut se rendre compte que de nombreux stéphanois n’ont pas pour autant baissés les bras ! Au contraire ils ont fait fleurir leur revendications à chaque coin de rue ! 

1 er mai à Lyon


manifestation 1 mai 2020 acte 77 gilets jaunes lyon hopital croix rousse

1er mai à Paris montreuil

1 mai 2020 Des dizaines de personnes nassées après une distribution gratuite de fruits

Anna Emmanuel des brigades de solidarité populaire de Montreuil, verbalisés pour avoir distribué de la nourriture aux plus vulnérables

1 mai PARIS La police s en prend au journaliste Bouhafs 
en lui confisquant son téléphone et le jette par terre

la France épinglée par l'Europe en matière de sécurité des journalistes lors des manifestations

Dans un rapport de la Plateforme du Conseil de l’Europe, la France est longuement épinglée sur les difficultés éprouvées par les journalistes couvrant les manifestations, notamment celles des Gilets jaunes. La France, très mauvaise élève en matière de protection du journalisme et de sécurité des journalistes, selon des organisations de défense de la liberté de la presse, partenaires de la Plateforme du Conseil de l'Europe.  Lire aussi «Tenez bon Julian» : trois syndicats de journalistes unissent leurs plumes dans une lettre à Assange Celles-ci dénoncent dans un rapport annuel, publié ce 29 avril, une hausse des intimidations envers les journalistes en Europe et notamment en France, pointant en particulier la difficulté de couvrir le mouvement des Gilets jaunes en France : «Sept des treize alertes publiées en 2019 concernant la France relevaient des violences ou des mesures de police agressives contre des journalistes couvrant les manifestations», peut-on lire dans ce texte. Une tendance accrue au recours à l'intimidation La France fait ainsi partie des pays qui ont fait «l’objet du plus grand nombre d’alertes publiées sur la Plateforme en 2019», annonce d'emblée le rapport.
«En 2019, la France a enregistré une augmentation notable des violences à l'égard de professionnels des médias qui couvraient des mouvements de protestation contre la politique du gouvernement», comme ceux des Gilets jaunes, pointe la plateforme. «De nombreux journalistes ont été victimes de menaces ou d'agressions de la part des forces de l'ordre», déplorent les auteurs du rapport, jugeant problématique «l'utilisation fréquente par la police de lanceurs de balles "de défense", de grenades de désencerclement ou de grenades lacrymogènes explosives et d'autres armes dites non létales». Ils rappellent à cet égard que de «nombreux journalistes ont été victimes de menaces ou d’agressions de la part des forces de l’ordre, certains ayant souffert des blessures telles que des fractures de la main, des côtes cassées et des blessures au visage». Le rapport cite nommément le cas de Mustafa Yalcin, photographe de l’agence de presse Anadolu, touché en plein visage, le 5 décembre 2019 à Paris, par une grenade de désencerclement, risquant de perdre l’usage d’un œil, malgré le port d’un casque de protection. «Entraves à l’exercice de la profession de journaliste» Le rapport souligne également des alertes sur des «entraves à l’exercice de la profession de journaliste, certains s’étant vu interdire l’accès à l’espace public par la force». Il s'agit ici de l'empêchement des journalistes de couvrir l'évacuation de manifestants du site du géant Amazon à Clichy-la-Garenne en juillet 2019. Le rapport relève aussi le cas de Gaspard Glanz, interdit, par décision judiciaire, de couvrir des manifestations de Gilets jaunes pendant six mois, un jugement infirmé en appel.
Les auteurs du rapport relayent ensuite le recensement du journaliste David Dufresne, qui a répertorié de manière «systématique les violences policières dont ont été victimes 90 journalistes en 2019, principalement lors de manifestations de rue». Ses chiffres établissent que «20 travailleurs des médias ont été blessés au haut du corps, 18 au bas du corps ou aux membres inférieurs, et 14 à la tête». La plateforme du Conseil de l'Europe a même reçu une alerte concernant le droit d'informer de David Dufresne lui-même après qu'il a été inscrit par des membres d’un syndicat policier sur une liste des «ennemis de la police». L'étape de l'IGPN et de l'IGGN dans les procédures en question Les organisations de défense de la liberté de la presse, auteures de ce rapport, soulignent par ailleurs qu'«en droit français, les plaintes déposées à l’encontre de membres des forces de l'ordre sont d'abord instruites par l'IGPN ou l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), ce qui a pour effet de retarder l'engagement éventuel de poursuites concernant bon nombre d'agressions physiques». Les organisations rapportent à ce sujet que des journalistes français se sont plaints que cette étape supplémentaire «favorise l’impunité dans la mesure où elle porte à croire que les autorités pourraient tolérer des comportements répréhensibles et des mauvais traitements». 
Ce rapport conclut donc à «une tendance accrue au recours à l'intimidation» et à une situation de la liberté des médias «très insatisfaisante» en 2019 en Europe. En plus de la France, il épingle notamment la Russie, l'Ukraine, l'Albanie, l'Azerbaïdjan, Malte, la Serbie, la Bulgarie ou encore la Turquie, sur des pratiques alarmantes entravant la liberté de la presse et le droit à l'information.
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Didier Lallement : le préfet que même les flics détestent

En pleine crise du Covid, il avait osé dire que les personnes hospitalisées étaient celles qui n'avaient pas respecté le confinement. Deuxième bourde, après celle où il se disait «pas du même camp» qu'une «gilet jaune». On a donc voulu en savoir un peu plus sur ce préfet choisi par Macron. Rarement personnalité aura fait autant l'unanimité dans la détestation. Partout où il passe, il laisse un souvenir impérissable : dur, froid, aimant le conflit. Mais ses compétences, aussi, commencent à être décriées. Enquête.

Depuis son deuxième « dérapage », il est interdit de médias. Le premier, c’était des propos pris à la volée, « on n’est pas dans le même camp, ­madame », adressés à une « gilet jaune ». Déjà, ça lui avait valu des remontrances de l’Élysée. « La police, ce n’est pas un camp », avait glissé le chef de l’État à des journalistes. Cette fois-ci, il a dû présenter des excuses publiques après avoir déclaré dans une interview face caméra que les malades du Covid, en gros, l’avaient bien cherché. Des excuses certainement humiliantes pour lui, soulignent ceux qui le connaissent, tant le personnage est sûr de lui. « Maintenant, il est dans une période probatoire, à la prochaine bourde, il saute », ­estime même un de nos interlocuteurs. Vraisemblable, ou est-ce l’espoir qui le fait parler ainsi ? Lallement, en tout cas, se fait détester partout où il passe. D’ailleurs, son écart de communication n’est pas étonnant pour certains : « Il est froid, il n’a pas d’affects, pas de capacité d’empathie », nous le décrit-on. « Méchant, brutal », ajoutent d’autres.
Rarement personnalité aura suscité autant de détestation. « Il a une très haute idée de lui-même, ce qui fait qu’il est très difficile de travailler à ses côtés », rapporte un ancien collaborateur. « Il s’épanouit dans le conflit », dit un autre. Arrivé à la préfecture de Paris, il réunit les syndicats : « Vous connaissez ma réputation, je suis encore pire », lâche-t-il. À la préfecture de la Gironde, son précédent poste, c’était violent. « Vous allez finir sur un croc de boucher  », aurait-il lancé lors d’une réunion. Il paraît qu’ils ont sablé le champagne lorsqu’il est parti.
Son fond d’écran de portable ? Un képi de légionnaire.
Il est arrivé à la préfecture de police de Paris dans un contexte particulier, on le sait, celui des « gilets jaunes ». Il remplaçait Michel Delpuech, viré car considéré comme laxiste, notamment après l’incendie du Fouquet’s. C’est Dominique Perben, dont il était directeur de cabinet au ministère des Transports – et qui fait depuis longtemps sa carrière –, qui a soufflé son nom à Macron. Son style iconoclaste et intransigeant n’est pas pour déplaire au président.
Une chose est sûre, Didier Lallement rêvait depuis des années d’être à la « PP », peut-être même d’être policier. Sur le compte Twitter de la préfecture, le 11 avril, on le voit « déguisé » en flic : calot de CRS, tee-shirt blanc et insigne de la BAC de nuit. Sauf que le préfet n’est pas lui-même un policier, et n’est pas censé s’habiller ainsi. C’est même une infraction, sanctionnée par le Code pénal. C’est ballot pour un préfet. Une manière d’assouvir son fantasme des uniformes ? Sur son fond d’écran de portable, il a une photo de képi de légionnaire. Déjà, il avait revêtu une tenue de pompier lorsque Notre-Dame avait brûlé. Il avait insisté aussi pour faire évoluer le costume des préfets lorsqu’il était secrétaire général du ministère de l’Intérieur, mais on lui avait fait comprendre qu’il y avait d’autres priorités que le fétichisme de l’uniforme…
Surtout, est-il à la hauteur de son poste de préfet de ­police ? « Il passe pour un spécialiste du maintien de l’ordre, alors même qu’il avait peu d’expérience dans ce domaine au ­moment où il a été ­nommé à la préfecture de ­police », nous rap­porte-t-on. « On le dit dés­agréable mais brillant, je n’ai toujours pas vu le ­deuxième aspect, balance un de nos inter­locuteurs. Seul compte pour lui l’ordre public, il est mono­tâche. » Exit, par exemple, les mauvais chiffres de la délinquance (seul un cambriolage sur dix est élucidé dans la capitale). Pour ce qui est des « gilets jaunes », Lallement est-il vraiment le sauveur de Paris ? « Il est venu avec l’idée de mater la révolte, alors que ça commençait déjà à se calmer. Il y a une sorte de mythologie autour de lui, qu’il a créée, il n’est pas le sauveur de l’ordre public, comme il veut se présenter », nous explique une autre source.
Fidèle à son amour du conflit, n’a-t-il pas d’ailleurs envenimé les choses ? Des notes de septembre 2019 révélées dans la presse montraient que de hauts responsables de la gendarmerie et des CRS déploraient les méthodes prônées par Lallement, en particulier celle consistant à « impacter » les manifestants. Pratiques qu’ils jugeaient «  légalement douteuses et aux conséquences politiques poten­tiellement néfastes ». Certains représentants de syndicats de policiers ne sont pas tendres non plus avec lui, notamment à Bordeaux, où, on le rappelle, plusieurs manifestants ont eu des mains arrachées et des yeux crevés. « Le dispositif mis en place était exagéré. Et mettre des personnes non formées face à des manifestants, ça crée forcément des incidents. » Si même les policiers le disent…
Pour lui, tout est bon pour vanter sa poli­tique de fermeté face aux « gilets jaunes ». Y compris une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui a eu lieu après l’attentat à la préfecture, en présence des représentants du personnel et des directeurs des services. « Il s’est permis de profiter de cette réunion pour en faire une tribune pour défen­dre sa méthode, en niant toute violence policière, alors que ce n’était pas le sujet du jour », déplore Frédéric Guillo, représentant de la CGT-préfecture de police de ­Paris, qui rassemble des personnels administratifs.
« On le dit dés­agréable mais brillant, je n’ai toujours pas vu le ­deuxième aspect »
Le conflit, il l’entretient aussi avec la Mairie de Paris. « Les relations n’ont ­jamais été aussi dégradées entre la maire et le préfet, explique-t-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo. Notamment, Lallement adopte un comportement vexatoire à l’égard des élus. » Lorsqu’il siège en tant que préfet au Conseil de Paris, il se met à hausser ostensiblement les sourcils quand un élu parle, ou reste avachi dans son fauteuil. Il balaye en ricanant les questions sur les violences policières. Il aurait même agacé des élus classés à droite, qui n’étaient pas à l’aise avec son manque de distance répu­blicaine. Certains observateurs estiment que Lallement ne serait pas opposé à un retour à l’époque où le préfet de police était le seul maître à bord dans Paris, avant la « création » de la fonction de maire, en 1975. On nous assure toutefois que, depuis la crise du Covid, les relations avec la Mairie se sont améliorées, état d’exception oblige.
Sa personnalité lui a même coûté son poste de secrétaire général du ministère de l’Intérieur, qu’il ­obtient en 2012, lorsque Manuel Valls devient ­ministre. « Il se complaît dans le conflit. J’ai eu à gérer de ­manière assez répétée des relations dégradées entre lui et les différentes directions  », raconte Thierry Lataste, qui était directeur de cabinet de Valls. Lallement avait réussi à se mettre à dos les représentants des deux plus grosses entités du ministère : la police et la gendarmerie. À la faveur du changement de ­ministre, avec l’arrivée de Bernard ­Cazeneuve, Lallement espère monter en grade et devenir lui-même directeur de cabinet, sans succès. «  Il est alors devenu insupportable avec le ministre », nous raconte-t-on, jusqu’à être parfois «  insolent  ». Lallement a donc été « exfiltré » à la Cour des comptes en 2014. On appelle ça une « sortie élégante ».
On a quand même réussi à trouver un homme qui dit du bien de Didier Lallement. C’est Jean-Pierre Chevènement, qui l’a connu il y a plus de vingt ans. « C’est avant tout un serviteur de l’État, estime le « Che ». Il avait une conception très exigeante du service public, qui confinait peut-être à de l’intransigeance, mais c’est une bonne chose.  » Dans sa jeunesse, Lallement militait au Ceres, le courant de Chevènement, mais il a surtout été son directeur général des collectivités locales quand le « Che » était ministre de l’Intérieur. Lallement devient ainsi, en 1999, un des artisans de loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale. Un passage réussi, pour lequel il a été « récompensé » avec son premier poste de préfet, dans l’Aisne. C’est ce qui lui a ensuite permis de gravir les marches de la haute fonction publique, « sans avoir passé un seul concours » – ce qui pour certains d’ailleurs ne passe pas. Il a un « beau parcours républicain », lui reconnaissent quelques détracteurs. C’est un habile politique, qui sait louvoyer et activer ses réseaux, certainement. Il paraît qu’il adore les portraits au vitriol que l’on fait de lui, ça forge sa légende.
https://charliehebdo.fr/2020/05/politique/didier-lallement-le-prefet-tapedur-que-meme-les-flics-detestent/
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25 avril A Metz, la police traque les contrevenants au confinement avec un drone


Radiocommande en mains, Thierry Wunsch, télépilote à la Police aux frontières (PAF), fait s'élever un quadrirotor gris au-dessus du parc de la Seille à Metz: son drone surveille les espaces verts et traque les contrevenants en période de confinement.

Installé à côté de l'aire de jeux désertée et entourée de rubalises, le commandant Wunsch suit sur l'écran la progression de son appareil survolant les jardins Jean-Marie Pelt, qui s'étirent sur 800 mètres le long de la rivière Seille.
"Il y a trois personnes vers les berges, apparemment ce sont des femmes", annonce M. Wunsch, commandant de police responsable de la brigade de police aéronautique à la direction zonale de la PAF Est, à deux fonctionnaires de la sécurité publique qui l'accompagnent.
"Cet outil nous permet de surprendre les gens. Ils ne voient pas le drone et n'entendent qu'un bruissement comme une abeille", ajoute le commissaire Valentin.
"Les champions du 100 mètres"
Mais l'utilisation du quadrirotor par la police pour traquer les contrevenants au confinement "commence à se savoir et dès que les gens entendent un +bzzzbzzz+ dans les airs, ils deviennent les champions du 100 mètres", s'amuse le commissaire!!!!!!!

Les drones à ST-Etienne



Redoutable. Quasiment invisible, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la gare de La Terrasse à Saint-Étienne, un drone a pu être entrevu ce mercredi après-midi", se réjouit le journaliste [1]. Saint-Étienne s’ajoute ainsi à la triste liste des villes ayant recours à cette ignoble appareil. Côté Police, tout le monde est bien content ! Comme Maxence, jeune élève gardien de la paix venu en renfort pendant la période de confinement, à qui la mission de pilotage a été confiée - eh oui, c’est un truc de jeûne ! - et surtout monsieur le commissaire : « au sein de la direction départementale de la sécurité publique, on se prend à espérer que cet outil puisse profiter au service au-delà de la période de confinement. Les déclinaisons pour le rendre utile au travail quotidien des policiers ne manquent pas », rapporte Le Progrès. Il faut dire que ce gadget technologique mis au service de la surveillance est impressionnant : "l’appareil peut s’éloigner jusqu’à 500 mètres de son pilote, monter jusqu’à 150 mètres de hauteur, atteindre les 50 km/h… Le tout avec une autonomie en vol de 25 minutes (il faut changer de batterie au-delà) et en offrant, en direct sur la tablette à disposition des policiers, des images d’une qualité remarquable.
Une grosse commande de l’État et un cadre juridique encore flou mais limpide
Jusqu’à présent, l’usage des drones pour la répression était occasionnel et limité à quelques opérations de maintien de l’ordre. Le survol de l’espace public par les drones est strictement encadré mais « L’arrêté du 17 décembre 2015 fixe dans son article 10 des règles dérogatoires à l’interdiction de l’usage de drones dans l’espace public, pour une liste limitée d’aéronefs », rappelle Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris. « La Police nationale ou la Gendarmerie peuvent donc opérer, sous couvert d’opérations de sécurité civile, une surveillance par drones sans restriction. D’autant plus dans le contexte d’un état d’urgence ou de crise sanitaire, comme celui instauré par la loi du 23 mars 2020. » 
De son côté, l’État anticipe l’élargissement de son usage par la maréchaussée et exauce le rêve de la Gendarmerie de « pouvoir développer le drone du quotidien ». Le 12 avril dernier, un appel d’offres pour une commande de plusieurs centaines de drones a été lancé par Place Beauvau : 565 « micro-drones du quotidien », des appareils légers et discrets, capables de voler à 100 mètres de hauteur, de filmer à 100 mètres de distance grâce à une caméra thermique associée à un zoom 6X et d’envoyer des images à 3 kilomètres au moins ; 66 drones « de capacité nationale », des engins plus lourds, en mesure de filmer à 500 mètres de jour et de reconnaître des gestes pour des missions d’observation et de surveillance lors d’événements publics avec une portée de transmission de 5 kilomètres minimum ; une vingtaine de « nano-drones spécialisés » de moins de 50 grammes capables de transmettre des images à 2 kilomètres minimum.
La situation exceptionnelle liée à la pandémie de Coronavirus ne sert même plus de prétexte pour le ministère qui affirme froidement que cet appel d’offre « est sans lien avec la situation sanitaire actuelle » et qu’il répond simplement « aux besoins de la sécurité intérieure ».
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Anas s'est réveillé

La sœur d'Anas a annoncé que cet étudiant originaire de Saint-Étienne, qui s'était immolé par le feu en novembre 2019 à Lyon pour dénoncer la précarité étudiante, s'est réveillé "depuis plusieurs semaines".
"C'est avec une grande joie que je vous annonce qu'Anas est réveillé, depuis quelques semaines maintenant. Il était de moins en moins sédaté et était réveillé d'abord 1h par jour puis 2h etc jusqu'à être totalement réveillé", a écrit la grande sœur de l'étudiant, ce midi sur Facebook.
Il est toujours en service de réanimation
"Il se trouve toujours en service de réanimation et il aura encore quelques opérations. Mais il se porte plutôt bien compte tenu des circonstances", a-t-elle poursuivi.
Son acte avait choqué dans toute la Région Auvergne-Rhône-Alpes et dans toute la France et mis l'accent sur la précarité étudiante : le 8 novembre 2019, Anas K, 22 ans, tentait de se suicider en s'immolant par le feu devant le CROUS de Lyon, rue Garibaldi, dans le 7ème arrondissement. Il avait laissé son désormais célèbre message sur Facebook, juste avant le drame.
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vendredi 17 avril 2020

Samedi 18 avril, acte 75, confidurement, qq actions des GJ lyonnais en avril

LA règle principale pour les dirigeants est d'affronter un aléa (un événement non prévu) en le "retournant" c-a-d en l'utilisant pour arriver à faire passer des directives plus faciles à accepter aux "dociles" dans ces moments de peur de l'inconnu.

Le confinement policier 

Depuis janvier/février 2020 avec les données scientifiques fiables de la Corée du sud et de Taiwan, nous savons que ce coronavirus est très contagieux mais tuent essentiellement des personnes immuno-déprimées (entre 0.5 et 2%).
Nous convergeons vers une surmortalité de ~25000 morts en France soit le double de la grippe de 2018. 
Fin janvier certains parlaient de millions de morts, nous en sommes très loin... Voir la fin de ce billet de blog.

La liberté d’aller et venir est tout d’abord une composante de la liberté individuelle. Elle est de aussi, inhérente à la personne humaine : se mouvoir, stationner, séjourner fait partie de ses fonctions vitales.
Les sources de droit interne sont tout d’abord d’ordre constitutionnel, par sa décision du 12 juillet 1979 le conseil constitutionnel a reconnu à la liberté d’aller et venir une valeur constitutionnelle.
Elle a aussi, une valeur constitutionnelle, cela signifie que ce principe fait partie intégrante des droits
fondamentaux protégés par le bloc de constitutionnalité.
La liberté d’aller et venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de la révolution de 1789, constitue une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du Code de justice administrative. 

Nous avons déjà accepté d'abandonner certains de nos droits fondamentaux, par exemple:
le principe de gratuité : ce principe a été reconnu par Conseil Constitut, 12/7/1979 Pont à péage mais sans valeur constitutionnelle : la loi de 1955 autorise les péages sur les ouvrages d’art.
Limitation du stationnement : l’institution de parcmètres...

Les répressions policières augmentent et prennent de nouveaux visages

Coronavirus : La commande de drones du ministère de l’Intérieur 

pendant le WE de Pâques, le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offres pour l’acquisition de plus de 650 drones, pour un montant dépassant les 3,5 millions d’euros.
Sur les réseaux sociaux, certains dénoncent cet investissement, alors que ces équipements sont utilisés en ce moment par les forces de l’ordre pour faire respecter le confinement.
Boamp.fr diffuse les avis d'appel public à la concurrence lancés par l'État, l’armée, les régions, les départements, les communes et leurs établissements.
Une information rapidement devenue virale, notamment des pages Facebook se revendiquant du mouvement des « Gilets jaunes ». Sous le titre « Covid19 : l’Etat en profite pour instaurer une société de contrôle », la page « Cerveaux non disponibles » estime que « la mécanique d’une société de surveillance se met en place », alors que dans un même temps, la pénurie de masques et de blouses dans les hôpitaux perdure « faute d’anticipation par l’Etat ». Et d’ajouter : « Voilà qu’on nous sort des bizarreries telles que des commandes de "micro-drones du quotidien" pour surveiller la population. »

Le journaliste indépendant David Dufresne, observateur critique des pratiques policières, y voit « le Covid en subterfuge idéal de nos Après piétinés ». Pour lui, ces drones « sont les derniers enfants-soldats technologiques du monde militaire, des poids plumes, qui tiennent dans une paume, capables de voler 25 minutes, de transmettre leurs images (thermiques ou non) à deux kilomètres, invisibles, indétectables, cryptés à souhait : nos frelons de demain, redoutables panopticiens », dénonce-t-il dans l’une de ses chroniques.

Jusqu’ici , la police gardait en mémoire, et en toute illégalité, l’historique des contrevenants au non-respect des restrictions dans un fichier conçu pour les infractions de la route. C’est un avocat commis d’office de Rennes qui avait soulevé le tour de passe-passe, et obtenu la relaxe d’un client. Dans un État de droit, c’est ainsi : un fichier a une utilité claire et péri-métrée, pas deux. Depuis ce matin, bonneteau : un arrêté permet au dit fichier d’enregistrer maintenant les mal-attestés du #Confinement. Un État de droit, c’est aussi un État qui change le droit, « dans l’intérêt du service ».

les drones attaquent pour contrôler l’application du confinement dans le rhone

villeurbanne:

Google contrôle nos déplacement, voir cet article du progrès

Le confinement est moins respecté depuis sa première prolongation, et Google nous le montre avec des outils de tracking.
Les historiques de localisation des utilisateurs de Google montrent que les déplacements vers les lieux de loisirs (parcs, plages, ports...) et les commerces encore ouverts ont augmenté depuis la première prolongation du confinement, par rapport aux 10 jours précédents.
Depuis le début du mois, Google propose des "rapports sur la mobilité communautaire" élaborés grâce à l'historique de localisation de ses utilisateurs.
Ces courbes ont illustré, dans un premier temps, la façon spectaculaire dont nos déplacements ont changé depuis la mise en place du confinement, selon les types de lieux visités : site de vente au détail et de loisirs, épiceries et pharmacies, parcs, stations de transport en commun, lieux de travail et lieux de  résidence.
Elles montrent désormais que depuis le 27 mars, lorsque le confinement a été prolongé une première fois, les déplacements, notamment vers les lieux de loisirs (parcs, plages...) et les commerces encore ouverts, sont plus nombreux que pendant les 10 jours précédents. 

En Auvergne-Rhône-Alpes

 le mardi 24 mars, les déplacements vers les parcs, plages, marinas, parcs à chiens, places, jardins publics... étaient -64 points en dessous de la valeur habituelle, ils ne sont plus qu'à -58 et -57 les deux mardis suivants.
Idem pour les commerces autorisés à ouvrir : le samedi 21 mars leur fréquentation était inférieure de -55 points à sa valeur habituelle, elle ne cesse de remonter depuis (-48 le 4 avril, -42 le 11...).

Je suis localisé ?

L'option "Historique de localisation" d'un compte Google est celle qui permet à l'opérateur, en temps normal, de proposer à l'internaute des informations qui tiennent compte de ses trajets habituels (la prévision du temps de parcours domicile-travail par exemple). Désactivée par défaut lors de la création du compte, elle peut également être désactivée par la suite (ou son historique effacé) à n'importe quel moment en allant sur les paramètres du compte. Google précise que les données utilisées pour ces rapports sont soi-disant anonymisées et agrégées (c'est à dire qu'elles ne permettent pas de cibler une personne en particulier LOL).

le compteur Linky pour vérifier que le confinement est respecté

Depuis plusieurs jours, et un tweet du maire de Nice, l’utilisation des données collectées par le compteur Linky pour contrôler le respect du confinement interroge sur les réseaux sociaux
Comment sont utilisées les données collectées par les compteurs Linky ? Cette question taraude de nombreux opposants au compteur communicant déployé en France depuis 2016 et qui doit d’ici l’an prochain équiper pas moins de 35 millions de foyers.
Depuis quelques jours, le rôle que pourrait bien jouer ce petit boîtier pour faire respecter le confinement suscite aussi l’intérêt, notamment depuis son relais par la très suivie page Facebook « UnionGiletsJaunes », faisant référence à un article du Tribunal du Net.
Tout est parti d’un tweet de Christian Estrosi, il y a une dizaine de jours. Alors que le maire de Nice​ multiplie les actions dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, au milieu d’une série de mesures prises pour limiter l’arrivée de vacanciers sur la Côte d’Azur, il a évoqué l’utilisation du compteur pour faire respecter le confinement.
« J’ai sensibilisé les autorités de l’Etat afin qu’elles puissent solliciter Enedis pour vérifier que les résidences secondaires ne soient pas occupées pendant la période des vacances, afin de faire respecter la période de confinement », indique-t-il ainsi dans un tweet. Si le compteur communicant n’est pas nommément cité, c’est bien grâce à lui que l’édile estime qu’il serait possible de débusquer les resquilleurs.
Plutôt que d’envoyer des policiers municipaux en planque devant toutes les résidences secondaires, regarder si la consommation électrique d’un logement a augmenté ces derniers jours serait plus simple et demanderait moins de moyens humains.
Faire respecter le refus individuel d’installation du compteur, ainsi le fait que Christian Estrosi ait pensé à y avoir recours pour contrôler le confinement est un signe des dérives possibles. « Le raisonnement du maire de Nice ne vaut rien en droit, il n’y a pas de support textuel pour rendre valable l’espionnage, mais cela montre que matériellement Linky peut être détourné de son usage et utiliser à d’autres fins que le comptage de la consommation ».

CoronaVirus : Toujours plus de censure sur le Web

La crise du coronavirus est prétexte à un dangereux durcissement de la censure sous le nom "propagation de fausses nouvelles".
Dès la fin de la crise sanitaire, la loi Avia sera votée, renforçant encore les pouvoirs de censure de Facebook et des autres réseaux sociaux.
Google et Youtube profitent de la période pour « automatiser » encore plus la censure. Doux euphémisme pour dire « renforcer » la censure, par des algorithmes peu enclins à faire dans le détail…
Et la Cour des comptes européenne vient de lancer un audit pour vérifier les efforts de l’Europe pour lutter contre la désinformation, motivant ainsi son initiative : « des sujets sensibles, tels que les migrations, le changement climatique et la santé, sont souvent utilisés pour diviser la société« 

Des censures sur les mutineries

 ici dans une prison en Lorraine
Les détenus auraient mis le feu à des matelas et des détritus vendredi 11 avril vers 18h30.
Une mutinerie a éclaté vendredi en début de soirée au centre de détention d’Ecrouves (Meurthe-et-Moselle), où des détenus ont déclenché un incendie, rapporte nos confrères de l'Est Républicain. 
Celui-ci a été éteint vers 19 heures et la situation maîtrisé dans la soirée.
Pompiers et policiers ont été rejoints par des Équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris), qui ont maîtrisé la situation. 

Un policier mis en examen pour avoir tiré sur son voisin

Le fonctionnaire a été placé sous contrôle judiciaire ce vendredi après un différend survenu mardi soir à Noisy-le-Grand.
Un policier hors service a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire ce vendredi après avoir tiré sur un voisin mardi soir à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis.
Le fonctionnaire a été mis en examen pour «tentative de meurtre» à l’issue de sa garde à vue, a indiqué le parquet.
Son contrôle judiciaire a notamment été assorti d’une «interdiction de détenir ou porter une arme» et de l’obligation de résider dans un autre domicile que celui occupé au moment des faits.
Le différend de voisinage a éclaté mardi vers 23 h 30. Le jeune policier a fait usage de son arme de service, blessant son voisin au niveau de l’abdomen.
La victime avait été prise en charge par les secours et hospitalisée. Ses jours n’étaient plus en danger.

Même les policiers râlent

En mission, 73 CRS dorment dans leurs camionnettes : “Nos chambres n’ont pas été désinfectées”
Des CRS en mission pour la protection de l’Elysée ont dû passer la nuit dans leurs véhicules, dénonçant un manque de précautions sanitaires dans leur cantonnement, situé près de Rungis. 
les policiers de la Compagnie républicaine de sécurité 40 ont dormi dans leurs camionnettes dans la nuit de mercredi à jeudi. Les CRS, arrivés mercredi en région parisienne pour assurer la protection de l’Elysée pendant 15 jours, et établis dans un cantonnement à Pontarly à proximité de Rungis (Val-de-Marne), ont refusé de passer la nuit dans le bâtiment.
Elle précise que dans le cantonnement, "on doit dormir et aller aux toilettes dans 9 m2". Au total, 73 personnes ont ainsi dû se reposer dans les camionnettes, garées sur le parking du site.
et jeudi soir et vendredi...,  les policiers de la compagnie 40 – basée à Dijon – vont passer une seconde nuit dans leurs véhicules : la direction a refusé de désinfecter le cantonnement. Les fonctionnaires ont également appris qu’ils seraient relevés samedi par une autre compagnie.


Des gendarmes font n'importe quoi

Homme verbalisé au pont de l’île de Ré : la gendarmerie nationale exprime ses regrets
Un habitant du Loir-et-Cher a été verbalisé le 4 avril au pont de l’île de Ré alors qu’il venait au chevet de son père mourant. Il a saisi l’IGGN.
La Gendarmerie nationale a exprimé jeudi ses "regrets" pour la verbalisation non appropriée le 4 avril d’un homme qui voulait se rendre sur l’île de Ré au chevet de son père mourant.
Habitant en Loir-et-Cher, Patrice Dupas avait pris la route le 4 avril pour voir son père, en fin de vie, muni d’une attestation dérogatoire de déplacement. Mais contrôlé par des gendarmes à l’entrée du pont de l’île de Ré, il a été verbalisé et a dû faire demi-tour. Son père est décédé quelques jours plus tard sans qu’il ait pu le voir. 
"On m’a empêché de le revoir. C’est anormal. Ce gendarme était quelqu’un de borné", s’était ému jeudi matin Patrice Dupas sur LCI. "Je ne l’ai pas vu avec son dernier souffle, je n’ai pas pu lui parler alors que j’avais le droit de le voir".

Un octogénaire de 85 ans verbalisé à Planfoy

Un homme de 85 ans a été verbalisé pour non-respect du confinement, mardi matin, alors qu’il allait acheter son pain et son journal à Planfoy.
« Il m’a appelé en pleurs, complètement paniqué, en m’expliquant qu’il avait été verbalisé de 135 euros par la gendarmerie ». Olivier Seyve, un habitant de La Talaudière, est encore chamboulé par la mésaventure vécue par son papa, mardi matin, à Planfoy.
« Mon père est âgé de 85 ans. Tous les matins il se rend à l’épicerie du village, située à une centaine de mètres de chez lui, pour acheter son pain, son journal et faire ses courses » explique le fils de l’intéressé. C’est lors de cette sortie quotidienne, mardi matin, que l’octogénaire se fait contrôler par les gendarmes de Saint-Genest-Malifaux. L’attestation qu’il leur présente n’est pas valable. Il est verbalisé pour non-respect du confinement.
« Son aide ménagère lui avait préparé des attestations avec des heures de sorties préremplies car mon père n’écrit pas, mais arrive à lire en prenant son temps. Il m’a dit s’être “mélangé les pédales” et il a présenté l’attestation qui devait lui servir pour aller faire un tour, l’après-midi à 15 heures ».
Le fils de l’octogénaire comprend la mission des gendarmes mais se dit « stupéfait » par ce qu’il qualifie de « manque d’humanisme » de la part des militaires. « Mon père ne gagne que 900 euros par mois et a des problèmes de santé. Ça me fait de la peine. On aurait juste pu lui dire de rentrer chez lui ».

Saint-Etienne à notre rond-point de Monthieu vendredi et samedi derniers: la police relève une vingtaine d’infractions en une heure 





De gauche à droite :
 le commissaire Jordan Courby, le préfet Evence Richard et le commissaire Cédric Esson.
Présents pour ce genre d'opération!!!
Ils occupent notre rond-point le ven et samedi.
Une provocation de plus!
On leur dit "à bientôt"
en mai jaune

« On constate notamment beaucoup de personnes qui se déplacent en voiture pour aller faire des courses mais qui y vont à trois ou quatre, ce qui est interdit », relève le commissaire Cédric Esson, nouveau directeur départemental de la sécurité publique, présent aux côtés du préfet Evence Richard sur un contrôle au giratoire de Monthieu.
En une heure, au Géant de MTH, une vingtaine d’infractions pour non-respect du confinement ont été relevées. À cela s’ajoutent une dizaine de procès-verbaux pour des infractions routières annexes et deux délits (un défaut d’assurance et un défaut de permis de conduire) ayant entraîné l’immobilisation des deux véhicules en cause.
« Être scrupuleux sur le confinement, c’est le meilleur moyen de l’abréger », encourage le préfet qui indique que depuis le début de la crise, plus de 6 000 procès-verbaux ont été dressés dans le département.

A Rive-de-Gier, 15 avril, un officier a fait entendre à une maman d'un fils de 16ans que la prochaine qu'elle laisserait "divaguer" son fils dans les rues sans motif de sortie valable, elle serait poursuivie par la justice pour soustraction d'un parent à ses obligations légales comprenant la santé et l'éducation de l'enfant.


13 personnes déférées devant le parquet de Lyon

Au cours du week-end de Pâques, treize personnes ont été déférées pour non-respect du confinement (délit de violation à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours des interdictions ou obligations édictées dans le cadre de l’état d’urgence puni de 6 mois d’emprisonnement et 3750€) dont un mineur devant le juge des enfants.
Autorisé à sortir uniquement le matin pendant toute la durée du confinement
Sur les douze majeurs, un a été placé en détention. Il sera jugé en comparution immédiate ce mardi 14 avril. Il lui est également reproché des faits d’infractions à la législation sur les stupéfiants.
Huit ont été convoqués en justice avec placement sous contrôle judiciaire pendant toute la durée du confinement (interdiction de quitter leur domicile sauf entre 9 heures et midi en respectant les règles du confinement) et trois ont fait l’objet d’un rappel à la loi.

Hier vendredi 17 avril, à Bergson, devant le commissariat de Barrouin 3 blessés graves

Vendredi peu avant 15 heures, trois piétons, un homme âgé de 50 ans et deux femmes âgées d’une cinquantaine d’années, ont été fauchés par une voiture.
L’accident de circulation s’est produit rue Albert-Poylo, une voie perpendiculaire à la rue Barrouin, à hauteur de l’enseigne point S dans le quartier de Bergson à Saint-Etienne.
D’importants moyens humains et de secours - une vingtaine de pompiers et une équipe du Samu, ont été déployés pour prendre en charge les trois personnes renversées.
En face du commissariat de Barrouin, dont certains policiers tournent devant de manière dangereuse..
Jugés par les secours en état d’urgence relative, deux dont l’homme qui souffrait de blessures aux jambes, ont été transportés sur l’hôpital Nord, par les ambulances de pompiers. Quant à la dernière piétonne, elle a été évacuée sur la clinique du Parc à Saint-Priest-en-Jarez.
La conductrice, âgée de 22 ans, auteure de l’accident, a été prise d’un malaise après les faits. Les secours lui ont prodigué les premiers soins avant d’être emmenée à l’Hôpital Nord.
Selon les premiers éléments recueillis par la police, l’automobiliste n’aurait pas stoppé immédiatement son véhicule après avoir percuté les trois piétons.

Acte 74 samedi 11 avril ; preparation des repas pour le personnel des hopitaux croix rousse

Des Gilets jaunes ont préparé du chili sin carne pour le personnel hospitalier ce samedi matin et l'ont distribué à l'hôpital de la Croix-Rousse.
Avec malik le primeur, Nelson la cuisine, Céline la logistique, spohie, madeleine, P, et matité pour les desserts et en tout une 10aine de GJ...
POUR L HONNEUR DES TRAVAILLEURS ET POUR UN MONDE MEILLEUR

Demain, tous avec un masque gilets jaunes lors des manifs du 11 mai !!


POURQUOI UNE CONVERGENCE GJ/BLOUSES BLANCHES

-D' un cote des blouses blanches qui se battent au sein d un systeme hospitaliers publiques en état de grande précarisation . Les credits dedies au systeme hospitaliers publiques sont réduits d une année a l autre . Des moyens humains matérielles , humains, financiers toujours plus en baisse .
toujours plus avec toujours moins
Les salaries du systeme de santé privée sont en but au memes problemes de moyens pour des raisons de benefices pour les proprietaires de ces établissements . Ils et elles sont tout autant concernes par cette lutte et sont apelles a s y joindre
- De l autre des GJ qui luttent pour une meilleure justice social . Un accés pour tous et toutes a niveau de vie descent .




A Carcassonne, à Lyon et dans de très nombreux endroits : les Gilets jaunes font part de leur soutien aux soignants

https://www.lindependant.fr/2020/04/08/carcassonne-coronavirus-les-gilets-jaunes-font-part-de-leur-soutien-aux-soignants,8837919.php

Mon côté "gilet noir" , les plus fragiles gravement touchés

Migrants confinés: «L’impression d’être encore plus seuls»
Le Progrès est allé à la rencontre de ressortissants africains sans papiers, confinés de jour à l’Église Sainte Claire de Montreynaud. Livrés à eux-mêmes, certains trouvent refuge la journée dans l’église Sainte-Claire, aux côtés du Père Riffard.
https://www.leprogres.fr/loire/2020/04/13/migrants-confines-l-impression-d-etre-encore-plus-seuls
http://www.coordination-urgence-migrants.org/pages/articles-de-presse/annee-2020-1/2-ieme-trimestre-2020-1/avril-2020/20200414-le-progres-migrants-confines-l-impression-d-etre-encore-plus-seul.html







QQ chiffres sur cette "grippe chinoise"



on pourrait penser à ce que les US soit très différent.
En science il ne faut comparer que ce qui est comparable,
soit ici l'europe avec les US:


10 septembre 2025, BDS « Boycott, Désobéissance et Solidarité ». Macron et ses mercenaires vous etes finis. Gilets jaunes tous à nos Actions!

 Lancée le 19 juillet 2025 sous la forme d'un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total, général et illimité du pay...