article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est plainte. Afficher tous les articles
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mercredi 15 mai 2019

Une nouvelle forme de répression: amende de 1000€ pour "insulte" contre commissaire sur facebook "la Loire en colère" !

Pour avoir diffusé sur internet une photo d’un commissaire de police accompagnée d’une insulte, un homme de 36 ans a été condamné à payer une amende de 1000 euros.

Le message a été posté sur la page Facebook « La Loire en colère. » L’officier de police apparaît en uniforme. L’illustration est accompagnée d’une insulte.

Poursuivi pour diffamation, l’auteur des propos est un manifestant qui s’est déjà retrouvé face au policier un samedi de protestation.

Au tribunal, l’homme regrette les faits et tente d’expliquer son geste: « C’est n’importe quoi, c’est un manque de discernement. Je n’ai pas de problème avec lui. Mais le 1er décembre 2018, il y a eu un ordre donné de dispersion. J’étais avec ma mère de 60 ans, elle a reçu des gaz. Je l’ai vue presque vomir. J’étais en colère, c’était un cumul. »

Sans antécédent judiciaire, le père de deux enfants, intérimaire, avoue qu’il n’a pas pensé aux conséquences de ses actes.

Représenté par son avocate, l’officier de police a demandé 1 euro de dommages-intérêts. « Il a été heurté, car il travaille à la protection des citoyens. Il a pu craindre pour sa sécurité et sa famille », fait savoir la partie civile.

Le procureur a requis une peine de 1000 euros dont 700 euros avec sursis. « Des peines modérées pour montrer que la loi peut permettre une vie en collectivité respectueuse », poursuit le magistrat dans une tentative d’apaisement.

Après délibération, une peine de 1000 euros a été prononcée.

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/05/03/un-gilet-jaune-condamne-pour-avoir-insulte-un-commissaire-de-police-sur-facebook

mercredi 24 avril 2019

2019-04-24, demande de Fichage par le ministère santé des Gilets jaunes par l’AP-HP Assistance Publique-Hôpitaux de Paris: nouveaux éléments à charge. « fichage discriminatoire à raison de l’appartenance politique ».



Fichage de gilets jaunes: l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris reconnaît des précisions "inappropriées"

Depuis que Mediapart, le Dr Kierzek et le Canard enchaîné ont commencé à dénoncer le possible fichage des patients Gilets jaunes par l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris), à travers l’utilisation du logiciel SI-VIC normalement destiné aux « situations sanitaires exceptionnelles », les preuves s’accumulent et les démentis apportés par la direction sont successivement contredits.

Rappelons en effet que le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch avait dans un premier temps affirmé que le fichier ne contenait pas les noms des patients avant d’assurer que si les identités des manifestants étaient renseignées, aucune donnée sur la nature des blessures n’y figurait.

Mais le secret médical a bien été violé

Or, le Canard Enchaîné diffuse dans son édition du jour des extraits de ce fameux fichier SI-VIC et met en évidence plusieurs éléments troublants.

En premier lieu, il apparaît que le secret médical aurait bien été violé. Accolées aux noms des patients (masqués par le Canard Enchaîné), on peut ainsi lire des précisions telles que « tuméfaction ORL : plaie oreille », « traumatisme main gauche », « plaie œil et trauma mâchoire »...

En outre, en plus de comporter des informations personnelles (sexe, date de naissance, nom ou adresse), le fichier recèle aussi des données facilitant l’identification des manifestants grâce à des descriptions physiques et vestimentaires telles que « chaussettes vertes à petits pois, cheveux courts, manque petit orteil pied droit ».

Or, SI-VIC est présenté comme « une passoire » par le canard (qui y a eu facilement accès), consultable à volonté par le ministère de la justice et de l’Intérieur.

« L'inscription d'Untel résidant à telle adresse, pris en charge à 16h46 pour un tir de flashball à l'hôpital Cochin, représente une info en or pour les flics qui voudraient le cueillir ou simplement enrichir leur répertoire de manifestants », dénonce le journal.

Enfin, le Canard assure que les révélations de ces dernières semaines n’auraient pas empêché l’administration de l’AP-HP de réitérer, ce samedi, son invitation à renseigner SI-VIC en présence d’un patient Gilet jaune…

Paris, le mardi 23 avril 2019 - La semaine dernière, le Dr Gérald Kierzek, médecin  urgentiste à l'Hôtel-Dieu de Paris et également chroniqueur à la radio et à la télévision révélait les demandes de l’administrateur de garde d’inscrire au SI-VIC, un fichier nominatif qui peut-être transmis au ministère de l’Intérieur, les patients admis aux urgences en marge des manifestations de Gilets jaunes.

Le directeur de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), Martin Hirsch avait immédiatement réagi en faisant valoir que des « bilans quantitatifs » avaient bien été communiqués mais « rien de nominatif » et l’institution hospitalière parisienne a par ailleurs ajouté que le SI-VIC « ne comporte pas de données médicales, c’est-à-dire aucune donnée sur la nature des blessures prises en charge ».

Ce démenti n’aura pas empêché la polémique d’enfler.

Le Canard Enchainé a ainsi révélé un courriel adressé par l’administrateur de garde à la direction de l’AP-HP dans lequel il était précisé : « il est indispensable de saisir les identités (…) en temps réel dans SI-VIC » et qui s’inquiétait qu’elles ne soient pas référencées systématiquement.

A la suite de cet article, Martin Hirsch est une nouvelle fois monté au créneau pour dénoncer une « agitation de mauvaise foi ».
Le Conseil de l’Ordre saisit la DGS et la CNIL

Une contre-attaque qui n’a pas suffi à rassurer le Conseil national de l’Ordre des médecins. « Alerté par des médecins, notamment responsables de départements d’information médicale ou de services d’urgences », l’Ordre a ainsi révélé, vendredi dernier, avoir saisi la direction générale de la santé (DGS) pour qu’elle lui apporte « toutes précisions utiles » au sujet du déploiement du dispositif. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a également été saisie « afin de recueillir son avis sur l’extension du système qu’elle avait autorisé pour faire face à des situations sanitaires exceptionnelles, dans un contexte qui paraît être bien différent ».

Au total, l’Ordre dit partager « les interrogations de ces médecins au regard du secret médical ».

Le même jour, une plainte a été déposée au tribunal de grande instance de Paris par une personne blessée à la main par un tir de grenade, lors d’une manifestation le 9 février, et qui a été soignée à l’hôpital européen Georges-Pompidou. Son avocat, Me Arié Alimi dénonce en effet un « fichage discriminatoire à raison de l’appartenance politique ».


https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/fichage_des_gilets_jaunes_par_lap_hp_nouveaux_elements_a_charge_177284/document_actu_pro.phtml

https://www.leprogres.fr/france-monde/2019/04/24/fichage-de-gilets-jaunes-l-assistance-publique-hopitaux-de-paris-reconnait-des-precisions-inappropriees

mercredi 10 avril 2019

Nathan Arthaud, originaire de Saint-Romain-la-Mott, un roannais GJ tabassé et roué de coup par des CRS dans le Burger King est à inscrire comme GIJN. 8 Avril 2019: Un haut gradé reconnaît des violences

Gilet jaune roannais tabassé dans un fast food à Paris : un haut gradé reconnaît des violences

Cette vidéo a été tournée 
samedi 1er décembre, 
vers 19 heures 
avenue Wagram, dans le 17ème arrondissement parisien, 
en marge de la manifestation des Gilets jaunes, 
qui protestent contre l’augmentation de la taxe sur le carburant.

Une enquête de BFMTV, diffusée ce lundi 8avril 2019, revient sur les événements parisiens du 1er décembre, pendant l’Acte III des Gilets jaunes, particulièrement violent. Devant des images de manifestants, en premier lieu un Roannais de 26 ans, roués de coups par des CRS dans un fast food Burger King, un haut gradé de gendarmerie reconnait des violences policières. Une rareté depuis 5 mois.

Nathan Arthaud, originaire de Saint-Romain-la-Motte, matraqué par un CRS une vingtaine de fois dans un burger king.

« Triquez-les ! ». « Vous me les sortez, vous leur cassez la gueule ! ». L’enquête de la rédaction Grand Angle de BFMTV, Police : au cœur du chaos, diffusée ce lundi soir, risque de faire réagir. Elle revient sur les violences autour du mouvement des Gilets jaunes depuis 5 mois, notamment du côté policier, avec comme point de départ l’Acte III, le 1er décembre.

Parmi les séquences fortes, ce tabassage en règle de Gilets jaunes dans un Burger King par plusieurs CRS. Une vidéo tournée par les équipes de la chaîne Hors Zone Press, spécialisée dans les images au cœur des manifestations, montrait au premier plan un Gilet jaune au sol, matraqué aux jambes et aux bras, une vingtaine de fois. Un Roannais, Nathan Artaud, 26 ans, originaire de Saint-Romain-la-Motte, qui était venu manifester à Paris avec un ami originaire de Jas, près de Feurs.

Face à ces images, le colonel de gendarmerie Michaël Di Méo, commandant des gendarmes mobiles ce 1er décembre dans la capitale, délivre des paroles fortes devant les caméras de BFMTV : «  Quand les manifestants parlent de violences policières et quand je vois ces images, je ne peux aller que dans ce sens. Oui, ce sont des violences policières. »

Une forme de mea culpa inédit, sachant que le gouvernement ne veut pas entendre parler de violences policières. « Quand j’entends parler de brutalité inouïe et illégitime [de la police], je suis sidéré, et c’est le mot le plus poli que je trouve. », lâchait le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, lors d’un discours dans un centre de secours en Meurthe-et-Moselle, en janvier.

Nathan, lui aussi, est sidéré. Et reste poli. « C’est une petite satisfaction d’entendre un haut gradé reconnaitre ces violences. Cela consolide mon ressenti. Mais est-ce que ce n’est pas encore un coup médiatique devant un fait accompli ? Les responsables se renvoient la balle sans arrêt. Et le gouvernement lui-même ne reconnaitra jamais rien. »

Selon la DGPN (Direction générale de la police nationale), citée par Libération, 174 enquêtes judiciaires, en rapport avec le mouvement Gilets jaunes ont été confiées à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) depuis le 17 novembre. Une vingtaine aurait été transmise au parquet de Paris. «  Quand on voit toutes ces images, combien de flics sont tombés depuis 5 mois ?, s’interroge Nathan. Le pourcentage est très faible. Je ne suis pas vraiment confiant pour la suite de ces enquêtes. Je suis pessimiste par la raison, optimiste par la volonté », glisse-t-il, empruntant une citation du communiste italien Antonio Gramsci.

Car Nathan se dit non violent. Tourné vers l’écologie, il avait participé à la marche pour le climat à Lyon. « Je suis retourné à Lyon le week-end dernier pour la première fois en tant que Gilet jaune. Mais je reste bien derrière… » S’il n’a pas eu de séquelles physiques à son passage à tabac, il souffre encore psychologiquement. « J’ai passé quelques nuits difficiles et fait des rêves étranges. En manif’, j’ai rapidement un sentiment de peur qui m’envahit.  Dès que je suis près des "Robocops ", je me mets en retrait. »

Une plainte contre X…sans suite
Revenu à Moulin, où il effectue une formation, il avait porté plainte contre X à la préfecture de Paris. « Je n’ai eu aucune nouvelle depuis. Silence radio. Je vais peut-être me diriger vers une autre instance. Je n’ai pas encore contacté d’avocat… » Car Nathan hésite. « Bien sûr, je suis la victime dans tout cela, mais je ne suis pas de nature procédurière. Je suis un peu inquiet des répercussions. Si je poursuis, ce n’est pas pour l’argent, mais juste pour que les policiers violents reconnaissent leur torts et soient punis. »

Le père de Nathan, Didier, habitant toujours Saint-Romain-la-Motte, a écrit au président de la République. « Je voulais des excuses privés présentées à mon fils de la part du ministère de l’Intérieur. » Il lui a répondu le 31 janvier en l’informant que le préfet, directeur général de la police nationale et le préfet de la Loire, avaient été saisis. Le 13 mars dernier, la préfecture de police de Paris l’a informé qu’une enquête IGPN avait été diligentée afin de « mettre la lumière sur les faits ». Sans réelles excuses. « J’encourage mon fils à poursuivre ses démarches pour que les policiers soient reconnus coupables de cette violence inouïe », a conclu Didier.

Référence

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/08/gilet-jaune-roannais-tabasse-dans-un-burger-king-a-paris-un-haut-grade-reconnait-des-violences?

mercredi 20 mars 2019

19 mars 2019: renvoi pour mon procès lié à l'incendie et coup et blessure de 4 anti-gilets-jaunes infiltrés du 6 janvier 2019 du rond-point de Méons, St-Etienne

Article dans le progrès

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/03/19/embrouilles-entre-gilets-jaunes-a-saint-etienne-pirate-obtient-le-report-de-son-proces?

« Pirate », un homme de 55 ans devenu célèbre pour son investissement sur le rond-point de la rue Necker, devait être jugé ce mardi aux côtés de quatre autres Gilets jaunes. Il a obtenu le report du procès au 12 novembre.

"Embrouilles" entre Gilets jaunes stéphanois : le 6 janvier, un incendie ravage le rond-point de la rue Necker, haut-lieu de la contestation à Saint-Etienne. Une moto aurait brûlé, l’un des protagonistes aurait été aspergé d’essence.

Pour ces faits, cinq prévenus, dont deux jeunes filles d’une vingtaine d’années, devaient être jugés ce mardi par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour « destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ».

Parmi eux, un homme de 55 ans surnommé « Pirate » , chercheur au CNRS, devenu célèbre pour son investissement dans le mouvement des Gilets jaunes ligériens.
L’homme, qui se prétend également victime dans cette affaire et affirme avoir subi une ITT de trente jours suite à l’incendie, a demandé le report de ce procès. Le temps pour son avocate de citer les autres prévenus pour des faits de violences volontaires sur son client.

Le tribunal a ordonné un renvoi au 12 novembre avec requalification "coup et blessure", le procureur a dit à l'audience que le dossier de la vice-procureur du 8 janvier 2019 était "incomplet" et a accepté la prise en compte des documents de médecine légale indiquant 30jours d'ITT contre Stéphane Mottin, dit le "pirate gilet jaune de Méons". Le président et les assesseurs ont suivi mon avocat assurant ma défense.

Suivant notre organisation, je prenais de 5h à 9h du matin le quart pour garder la maison et allumer le foyer de la maison du RP de Méons.
Les 4 "anti-GJ infu-iltrés" sont arrivés le 6janvier à 5h45 du matin pour brûler la maison.
Je me suis opposé avec une autre GJ (personne handicapée) et son petit chien (voir post sur ce blog sur ce 6janvier 2019). Nous avons été aspergé d'essence et été menacés avec un briquet contre mon visage. Nous avons eu des atteintes des voies aériennes et pour ma part avec une atteinte à vie des poumons (sténose de la trachée). 

A la sortie de l'audience vers 15h45

12 gilets jaunes des RP de Méons et MTH dont une fillette de ~8ans d'un papa GJ de MTH (qui a été interdite de rester au tribunal suivant la loi) sont venus me soutenir en prenant une après-midi pour me soutenir. Certains enfants de MTH m'appelle "papi pirate", ce qui est sans doute le plus pur témoignage de l'affection entre GJ. 

A la sortie nous avons fait des photos souvenir pour célébrer cette première victoire avec ceux qui avaient un peu plus de temps à la fin (merci aux 6 autres qui ont du partir):




merci à Kenz qui a pris les photo et qui aurait du être sur ces photos...
Kenz, bon anniversaire pour les 3 ans de ta dernière, 
née le 18 mars comme ma maman.
Cette photo représente aussi notre diversité:
2 françaises d'origine africaine, 1 flamand, 
1 corse d'Antisanti du Canton de Ghisonaccia et la montagne d'Aléria, 
2 ligériens de souche
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Merci au président du tribunal d'avoir accepté 
que je garde mon foulard gilet jaune 
lors de l'audience et mon avancée à la barre.
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lundi 18 février 2019

Soutien au policier et "GiJN" Alexandre LANGLOIS qui va passer en conseil de discipline le 20 février 2019




Alexandre Langlois est un fonctionnaire dans la police, délégué syndical, et secrétaire général de VIGI, un syndicat.
Sa hiérarchie le traduit en conseil de discipline pour "déloyauté" le 20 février 2019.
Notamment il a dénoncé la gestion du maintien de l'ordre par le gouvernement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes...

lire au préalable cette lettre ouverte d'Alexandre Langlois à Macron du 25 janvier 2019

https://vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/objet-lettre-ouverte-a-monsieur-le-president-de-la-republique-sur-la-liberte-syndicale-et-le-respect-du-doit-au-ministere-de-l-interieur

https://vigimi.fr/le-syndicat/presentation

Pétition adressée à Président de la République

Alexandre LANGLOIS comme secrétaire général du syndicat VIGI va passer en conseil de discipline le 20 février 2019, pour avoir au nom de cette organisation :
  • dénoncé auprès du Procureur des faux en écriture publique et des détournements de fonds publics de directeurs de la police ;
  • dénoncé l'inaction du directeur général de la police nationale dans la lutte contre le suicide, qui a fait 61 morts dans la Police Nationale depuis sa prise de fonction ;
  • dénoncé le détournement de la procédure disciplinaire et l'opacité de l'IGPN ;
  • dénoncé le détournement de la médecine statutaire de soigner pour réprimer les fonctionnaires ;
  • déposer plainte, puis s'être constitué partie civile dans l'affaire BENALLA/MACRON; médiatisé la solidarité d'une majorité de policiers avec les gilets jaunes ;
  • mis en avant les carences du gouvernement dans la gestion du maintien de l'ordre des manifestations de gilets jaunes ;
  • déposé un recours pour demander l'annulation des dernières élections au sein du Ministère de l'Intérieur, par les 3 syndicats majoritaires.
On lui reproche un manquement au devoir de loyauté envers ses chefs, alors qu'il sert le peuple.

On lui reproche une atteinte au crédit et renom de la police nationale, en dénonçant de graves dérives internes, alors que c'est un lanceur d'alerte protégé par la Loi.

On lui reproche un manquement au devoir de réserve, qui n'existe pas dans le statut de la fonction publique de 1983. L'auteur de cette Loi, Monsieur Anicet LE PORS explique ne pas l'avoir mis sciemment. Par contre il a mis le devoir d'information du public.

En conséquence, Monsieur le Président de la République nous vous demandons d'ordonner au directeur général de la police nationale de mettre fin à sa "cabale" contre Alexandre LANGLOIS et d'annuler son conseil de discipline.

Signer la pétition

mercredi 13 février 2019

mercredi 30 janvier 2019

le cas d'un GiJN: Jérôme Rodrigues gravement blessé à l’œil lors de l'acte 11




https://www.youtube.com/watch?v=VKlnMYoRiZM

le cas d'un GiJN: Eric Drouet

Eric Drouet est un chauffeur routier de 33 ans en 2019, père d’une petite fille et fan de tuning, à l’origine de certains aspects de la mobilisation du 17 novembre (devenu mouvement des "gilets jaunes").
Il est devenu une figure incontournable des GJ.

Ce chauffeur routier fut en effet l’un des premiers à appeler à une journée de mobilisation le 17 novembre contre l'absurdité de la flambée des prix du carburant.

Eric Drouet est devenu un habitué des plateaux télé.
Il a été interpellé 3 fois et placé en garde à vue...

Début décembre 2018, après avoir appelé à « entrer » à l'Élysée, Éric fait l'objet d'une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" et "organisation d'une manifestation illicite ".

video du Jan 30, 2019

Il est renvoyé en correctionnelle, le vendredi 15 février 2019, pour «organisation de manifestation sans déclaration préalable». Il avait été placé en garde à vue début janvier.
Après Christophe Dettinger mercredi 13 février, c’est au tour d’Éric Drouet, de faire un passage devant le tribunal correctionnel de Paris. Ce pionnier du mouvement doit être jugé pour « organisation d’une manifestation sans déclaration préalable », un délit passible de six mois d’emprisonnement.

Les faits remontent au 2 janvier 2019. Ce soir-là, Éric Drouet est interpellé en compagnie d’une trentaine de personnes alors que le groupe se trouve aux abords de la place de la Concorde. Sur Facebook, ce fer de lance du mouvement avait appelé à un rassemblement intitulé « Rencontre entre Gilets jaunes » pour rendre hommage à tous les disparus et personnes blessées depuis le début de la fronde.

Mais pour le parquet, ce happening est assimilable à une manifestation qui, selon la loi, doit faire l’objet d’un avertissement en préfecture au moins deux jours avant. Considéré comme étant l’organisateur de ce rassemblement illicite, Éric Drouet devra en répondre devant la justice. Il sera également jugé pour avoir été l’instigateur d’un second rassemblement du même type, le 22 décembre 2018.

Au sortir de sa garde à vue, le père de famille avait dénoncé une « interpellation politique » et une volonté de « bâillonner » la contestation. Dans un communiqué, son avocat Me Kheops Lara avait ironisé sur la teneur de cet épisode du 2 janvier : « Le crime d’Éric Drouet ? Avoir déposé des bougies, avec d’autres amis et sympathisants Gilets jaunes, sur la place de la Concorde à Paris en hommage aux victimes Gilets jaunes décédées pour des motifs variés à l’occasion des manifestations et de l’occupation des ronds-points. Puis d’avoir voulu se réunir avec quelques proches et amis dans un endroit privé, un restaurant notamment, pour discuter et échanger. »

Le chauffeur routier comparaîtra également le 5 juin 2019 prochain pour « port d’arme prohibé », en l’occurrence pour avoir été arrêté en possession d’un bâton le 22 décembre 2018, lors de l’acte 6 du mouvement des Gilets jaunes à Paris.

Il est sous le coup d’une enquête pour « provocation à la commission d’un crime ou d’un délit ». Le 5 décembre 2019, interrogé sur BFMTV sur ce qu’il comptait faire s’il se trouvait devant l’Élysée, il avait répondu : « On rentre dedans ». « J’ai jamais dit que je voulais aller à l’Élysée pour tout casser mais pour se faire entendre », s’était-il ensuite défendu.

En janvier, il appelait à un "soulèvement" en vue de l'acte 11 des gilets jaunes, ce qui était arrivé jusqu'aux oreilles du ministre de l'Intérieur. Christophe Castaner avait indiqué sa volonté de saisir la justice, comparant l'appel de Drouet à "un appel à l'insurrection" relevant "de l'infraction pénale". Des affirmations qui avaient fait bondir l'avocat du gilet jaune, Khéops Lara. "Le mot 'insurrection' ne figure pas dans ce communiqué. Les mots sont importants, il faut faire attention", avait-il déclaré auprès de France Info, qualifiant les propos de Castaner d'"indécents". Khéops Lara avait confié au Média, fin janvier, que toutes ces procédures intentées contre Eric Drouet n'avaient pas pour but "de le mettre en prison, mais de l'intimider et de l'empêcher de continuer à manifester".

Un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende ont été requis contre Eric Drouet,  jugé vendredi  15 fev à Paris pour "organisation de manifestations sans déclaration préalable". Le tribunal rendra sa décision le 29 mars.

le cas d'un GJ notoire le boxeur Christophe Dettinger, racisme de Macron et comparatif des e-cagnottes

Christophe (surnom «Gitan de Massy»), né le 3 mai 1981, champion de France poids lourds-légers en 2007 et 2008, actuellement fonctionnaire territorial chargé de la voirie et de la propreté à Arpajon,  papa de 3 enfants, est bien GJ:


Dans l'attente de son procès, qui aura lieu le 13 février 2019, Christophe a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.
Pour «violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l'autorité publique» (contre les 2 gendarmes), il encourt 7 ans de prison et 100.000 euros d'amende.

Christophe aurait agi de la sorte après avoir protégé une manifestante d'une quarantaine d'années, qui aurait été rouée de coups par un CRS. «Ces violences policières sont totalement inacceptables», fustige Philippe de Veulle, avocat de cette femme, qui envisagerait de porter plainte. «Il s'agit d'un procès d'État. C'est la première fois de ma vie que je vois le gouvernement s'immiscer de cette manière dans une affaire de justice», avance-t-il.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Dettinger

Même la célèbre plateforme Leetchi s'est "couchée" face à la répression d'Etat.
En cas de virement bancaire, Cagnotte.me se révèle la moins chère avec un taux de commission de 1,9%, qui descend même à 0,9% en cas de récupération des sommes via l’appli de paiement Lydia (il s’agit en fait de la même entité). Étonnamment, les 2 plateformes les plus connues, Leetchi et Le Pot Commun, figurent parmi les plus onéreuses en cas de virement. Mais elles sont en revanche les seules à rendre le service totalement gratuit si la cagnotte est dépensée chez un distributeur partenaire (Amazon, Relais & Châteaux, Wonderbox...).


Christophe Dettinger veut porter plainte pour "injure raciale" contre le chef de l'Etat.

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des chercheurs en sociologie

Tribune. Christophe Dettinger, ancien boxeur professionnel, est actuellement en détention provisoire pour avoir frappé des représentants des forces de l’ordre lors de l’acte VIII du mouvement des gilets jaunes. Au moment de se rendre à la police, Dettinger a diffusé une vidéo dans laquelle il s’explique sur son geste commis en réponse, selon lui et de nombreux témoignages, à des abus de violences exercés par les policiers sur des manifestant·e·s.

Le 1er février, le journal le Point rapporte des propos tenus auprès de journalistes par Emmanuel Macron : «Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan.»

Nous ne sommes évidemment pas en mesure de nous positionner sur le chef d’accusation émis à l’encontre de Christophe Dettinger. Cependant, en tant que chercheuses, il nous semble important de prendre la mesure de ce qui se joue dans cette affaire. Dans les propos du chef de l’Etat semble s’exprimer un mépris de classe à l’encontre d’un homme qui, par son ancienne profession mais surtout son origine ethnique supposée (dont Macron ne sait absolument rien) et son appartenance populaire, est censé incarner une masculinité brutale et subalterne.

Ici se joue alors une autre violence (symbolique certes mais très opérante), celle du racisme cumulé à la domination de classe, quand le chef de l’Etat dénigre à Christophe Dettinger la possibilité d’une parole publique, à la fois authentique et construite. Pourtant, les dirigeants sont les plus grands utilisateurs des discours stratégiques construits par d’autres, leurs collaborateurs. Et l’utilisation de ces «éléments de langage», comme ils disent, ne choque pourtant personne dans leur milieu ! C’est ainsi qu’il faudrait que Christophe Dettinger se présente comme une brute inculte, qu’il n’ait pas le droit, lui, de construire et poser ses propres mots qui sont pourtant allés droit au cœur de nombreux gilets jaunes et de leurs sympathisants.

Mais ne soyons pas aveugles face aux basses manœuvres du discrédit. L’assignation à des positions subalternes (à partir d’appartenances culturelles, sociales ou de classes) jugées par l’élite comme «indépassables» a incontestablement une visée politique. Si la parole de Christophe Dettinger est ainsi stigmatisée et déclassée, c’est parce qu’elle est détectée à partir du «franchissement» ou du décloisonnement dont des auteurs comme Frantz Fanon ont souligné la portée subversive. C’est donc à la liberté d’expression que le Président s’attaque en ramenant l’auteur d’une parole publique à sa supposée position mineure (celle du gitan).

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La tribune de Jacques Debot, écrivain tsigane : Est-ce ainsi que les gitans nous parlent ?

La vidéo s’adresse aux gilets jaunes
Sur quel registre de langage se situe le Président quand il désigne «le type», à travers «les mots d’un gitan» ? Au nom de quel principe républicain s’octroie-t-il le droit d’activer une telle appartenance – non avérée par l’auteur lors de son allocution publique – pour argumenter des faits qualifiés de «violents» ? Christophe Dettinger lui-même s’est explicitement situé dans le registre de la parole publique et non pas communautaire ou privée. Ce serait à lui-même de répondre (ou pas !) sur son identité culturelle. Certes, Dettinger est un nom de famille yéniche, une communauté historiquement nomade et européenne. Mais il se définit comme citoyen français et s’adresse dans cette vidéo au «peuple français» et non pas à la communauté des «gitans». Il se définit avant tout comme militant et s’adresse aux gilets jaunes, en les appelant à la fois à continuer la lutte, et à l’apaisement, enjoignant ses compagnons de lutte à ne pas céder à la violence.

N’est-il pas là l’enjeu ? Toucher le mouvement par le discrédit d’un de ceux qui sont devenus symboliquement une forme d’icône de ces mobilisations ? Non seulement en cherchant à rabaisser cette figure, mais aussi par un coup tiré contre son avocat, le désignant au détour d’une phrase comme étant «d’extrême gauche», autre façon de déposséder cette figure des gilets jaunes d’une parole populaire autonome (qui serait forcément manipulée par les extrêmes) ? L’enjeu n’est-il pas aussi de détourner les regards du public au moment où des voix s’élèvent contre la violence inouïe exercée par les forces de l’ordre, sur commande de l’Etat, à l’encontre du mouvement ?

Si, d’un côté, Christophe Dettinger reconnaît son tort dans le fait d’avoir boxé hors du ring pour aider une femme à s’extirper de la violence policière, de l’autre, le président Macron poursuit sa stratégie des «petites phrases» dont il pense pouvoir tirer profit par une mise en scène populiste, faisant fi des condamnations récentes d’élus locaux ayant outrepassé les règles de la liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions politiques.

Il est évident que notre président ne parle plus de Christophe Dettinger mais active clairement un racisme exprimé au plus haut sommet de l’Etat et c’est ce qu’il nous semble important de dénoncer. Alors, si tel est le but, pourquoi Emmanuel Macron cible-t-il tout particulièrement la manière de «parler» des «gitans» ? Les langues, les accents régionaux ou argots ont toujours été des cibles privilégiées par les classes dominantes pour porter le discrédit sur des formes d’expression populaires, particulièrement lorsqu’elles sont subversives. Or, les mots des langues romanes qu’emploient entre eux les gens du voyage sont aussi des mots qui circulent en dehors de la communauté. Ils participent de l’inventivité de l’argot qui n’est autre qu’un outil de résistance dans des contextes d’oppression et de domination diffuses.

C’est à cette langue-là que M. Macron s’attaque, pensant peut-être pouvoir subtiliser quelques ingrédients de la révolte populaire tout en réactivant un antitsiganisme inscrit dans l’histoire institutionnelle française (et dont les voyageurs parviennent progressivement à s’affranchir (1)). Mais la manœuvre semble vouée à l’échec car des gilets jaunes avaient, dès le 16 janvier, appelé publiquement, lors d’un rassemblement à Clermont-Ferrand, à manifester leur soutien aux communautés manouche et gitane de France. La vidéo qui comptabilise aujourd’hui plus de 125 000 vues sur la page Facebook «Les infos des gens du voyage», n’a cessé depuis de circuler sur les réseaux sociaux.

Cet événement pour les gens du voyage, qui n’ont que trop souffert des propos calomnieux et actes de dénégation de leur citoyenneté française, vient conforter leur présence massive dans le mouvement des gilets jaunes dès ses prémisses. Cette mobilisation visible des voyageurs au sein d’un mouvement social d’ampleur nationale est un signe fort du potentiel d’union citoyenne et, plus largement, des capacités de contestation populaires. Car les gens du voyage sont aussi, de par leur mode de vie qui les expose à diverses formes de répression, des sentinelles de la démocratie.

Plainte pour injure raciale
En effet, contrairement à ce que sous-entend la «petite phrase» du Président, des militants associatifs du monde du voyage sont très investis contre les discriminations et pour la défense de leurs modes de vie. Nous rendons d’ailleurs hommage à Nicolas Lorier, décédé le 4 février, qui s’est battu toute sa vie pour défendre la cause des manouches et, plus largement, des gens du voyage, et contribuer à des justes combats, depuis ses débuts dans la résistance, lui dont le père avait été déporté et assassiné à Dachau en tant que Zigeuner.

Christophe Dettinger va porter plainte pour «injure raciale», a déclaré son avocat. Espérons que lui soit rendu justice sur ce point, en dépit de l’immunité dont dispose à ce jour Emmanuel Macron. Nous estimons qu’il n’est pas vain de considérer à leur juste valeur ces paroles prononcées par le chef de l’Etat, chargé en tant que tel de veiller au respect de la Constitution. Les nombreuses réactions qu’elles ont suscitées appellent une réponse, au risque sinon de pouvoir évoquer un «racisme d’Etat». En attendant, le mouvement des gilets jaunes perdure et la violence d’Etat est de plus en plus dénoncée par les instances internationales.

(1) Cf. la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, qui abroge les éléments discriminants du statut des gens du voyage initialement prévus par la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe.

Ref: https://www.liberation.fr/debats/2019/02/13/gilets-jaunes-la-parole-declassee-de-christophe-dettinger_1708945

condamnation

Il avait obtenu le 9 janvier un délai pour préparer sa défense mais avait été placé en détention provisoire. Il est défendu par trois avocats, dont le très expérimenté ténor du barreau Henri Leclerc, que de vifs accrochages ont opposé à la présidente du tribunal, au procureur et aux avocats des parties civiles (outre les deux gendarmes, l’Etat et des associations de policiers et de gendarmes).

Les images de Christophe Dettinger rouant de coups de pied et de poing un gendarme à terre et boxant un de ses collègues sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, non loin de l’Assemblée nationale, ont été visionnés plusieurs fois pendant l’audience.

Cet homme, qui avait participé à tous les samedis de manifestation des « gilets jaunes » depuis le début du mouvement, a notamment dit avoir voulu venir au secours d’une femme tombée au sol et frappée par un gendarme. Cette femme de 37 ans a confirmé à la barre que le boxeur avait écarté d’elle ce gendarme.

Paradoxe, Christophe Dettinger, fonctionnaire municipal, marié et père de trois enfants, dont l’employeur, la commune d’Arpajon (Essonne), a suspendu le traitement, avait fait une demande pour entrer dans la réserve de la gendarmerie.

Le 13 février 2019, Christophe Dettinger est condamné à 3 ans de prison dont un avec sursis pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique", un délit passible de sept ans d'emprisonnement. Le procureur a également requis une mise à l'épreuve et obligation d'indemniser les victimes.
Il a été condamné à trente mois de prison dont 18 avec sursis, aménageables en semi-liberté. La présidente du tribunal a précisé qu'il "pourra continuer à travailler mais dormira le soir en prison".


vendredi 11 janvier 2019

le rond-point Méons, rue Necker des Gilets jaunes visé par un incendie criminel le dimanche 6 janvier 2019 et avec tentative d'assassinat

Des anti-GL infiltrés et délinquants

revue de press

https://c.leprogres.fr/loire-42/2019/01/06/saint-etienne-le-rond-point-necker-tenu-par-les-gilets-jaunes-incendie

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/saint-etienne-les-flammes-ravagent-le-campement-des-gilets-jaunes-sur-le-rond-point-necker-1546774811

https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/gilets-jaunes-une-cabane-incendiee-saint-etienne-les-occupants-asperges-de-carburant-6160455

Des photos ©stef42530 ©S.MOTTIN

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Avant l'incendie du dimanche 6 janvier 2019 (photos du matin du 29 décembre 2018)









à 4h45 arrivée de 2 GL de Méons, un homme et une femme la cinquantaine avec le petit chien "poupette" de 18mois qui gardent le camps du rond-point pour leur tour de garde 5hAM-9hAM.

à 5h45 arrivée des 4 anti-GL infiltrés armés de bidons d'essence

J'ai essayé de discuter de parlementer en restant calme et déterminé. La dame GL qui était avec moi s'est entourée autour d'un poteau près du poele à bois avec la laisse du chien.
Ils nous ont menacé plusieurs fois. La plus grave menace ce fut en nous jetant de l'essence sur mes pieds à mi-tibia de l'ordre de 1/2 -1litre puis en tendant un briquet de couleur noir style "bic". 

Si elle allumait le briquet avec la concentration de la vapeur et tous les litres d'essence  déjà déversés, je ne pouvais sauver la dame handicapée  attachée avec son chien. Mon but, comme GJ sécurité, était zero blessés et aussi de gagner du temps pour faire redescendre leur animosité. 

J'ai du montrer à ma ceinture mon "petit couteau pour manger" avec 3 sommations.
Elle n'a pas appuyé sur le briquet. ouf!

Un des 2 hommes a exigé que cette vociférante fille parte dehors. Puis qq minutes après avec l'autre fille voyant que la dame GL s'était attachée,  elles ont devenues encore plus véhémentes. Elles ont bousculés cette femme en sachant qu'elle était gravement  handicapée. Puis elles ont versé de l'essence sur le derriere du chien, un petit Yorkshire Terrier femelle de 18mois qui était terrorisé et tremblant de tout son corps, et sur une manche de la dame GJ.

J'avais exigé fermement et calmement, avant de partir en dehors de la maison, d'enlever mes affaires. J'ai enlevé ma bouteille butane qui servait à faire cuire les pates/riz, puis un sac. Hélas je n'ai pas pu évacuer le reste, un des lits que j'avais prêté, deux fauteuilles tournant et où on pouvait régler la hauteur, et un sac avec des papiers et mon appareil pour mesurer ma glycémie pour mon diabète. 
J'ai essayé de sauver la moto yamaha 500 d'un GL de Méons qui était à côté de la maison mais trop lourde et dans la gadou.
Je n'ai pu que la déplacer de 2mètre. Elle brûlera hélas.
Celui qui allumera le feu a dit "pour la moto d'Alex, l'assurance paiera". J'ai répondu "jamais elle paiera". 
L'autre homme qui semblait donner des ordres a dit "c'est fini".
Ils répétaient en étant de plus en plus véhéments: "on vous brûle avec la maison".
Et nous avons dû partir.
Le feu a démarré vers ~18h lors que nous n'étions qu'à 1mètre de la maison.

Puis ils sont partis et se sont garés pour voir la maison brûler pendant de nombreuses minutes en rigolant et se moquant de nous dans leur voiture.

Et quand les policiers étaient là, le pneu arrière de la moto éclatera comme une mini bombe, faisant peur à un policier qui était là (voir photo ci-dessous).

Les photos montrent l'incendie après 10minutes. Au max les flammes sont montées bien plus haut que l'arbre.
En 3minutes les flammes  atteignaient deux fois la hauteur de l'arbre dit des WC. L'incendie a duré plus de 20minutes. Les pompiers sont arrivés très tard car auparavant ils avient reçu beaucoup d'appels du voisinage du fait que certains du camps brûlaient des pneux

Dès le dimanche et en accord avec les porte-paroles du rond-point,  vers 11h30, j'ai porté plainte car ces 4 personnes étaient des infiltrés et donc nous connaissions leur visage et avons pu retrouver leur identité.
Les GL de Méons ont retrouvé leur cachette du soir du dimanche (un hotel sur St-é). Et après des vérifications discrètes sur place, nous avons décidé de téléphoner à la police et de ne pas faire justice nous même.

Ils ont été arrêté dans la soirée du dimanche. Puis ils ont avoué.

Je ferai un autre post sur ce blog car en retounant au commissariat de Fauriel pour demander un document le mardi 8 janvier 2019,  j'ai été mis en garde-à-vue de 11h30 à 19h30!!!
C'est la première fois que l'on prend 1/mes empreintes des mains et 2/génétiques et 3/ des photos par la police scientifique.

Que c'est sale les cages des garde-à-vue et sans eau et sans nourriture, sans WC, sans mes médicaments malgré mes demandes, et pied nu sur le sol froid pendant tout ce temps, moi qui suit diabétique avec insuline! SOS medecin a du venir: la docteur a mesuré une tension à 18 et en post-hypoglycémie. Juste avant ils m'avaient donné 2 brique de jus de fruit en maugréant. L'hygiène et sécurité y est indigne. Cela mérite de porter plainte. Le cadre de travail des forces de l'ordre est pire qu'indigne pour notre pays 5ième puissance mondiale. 
Une de mes nouvelles revendications GJ est que toutes les "cages" des garde-à-vue soient PROPRES et aérée, avec des WC et avec une fontaine d'eau minutée.

En final du fait d'avoir porter plainte pas contre X mais contre  4personnes, je suis convoqué le 19 mars au tribunal pour deux "délits" retenus par la vice procureur. Certains au commissariat et des personnes habituées au tribunal de St-Etienne ont trouvé "étranges" ces décisions vis-à-vis de moi... (les 2 délits: "menace avec arme", et pour moi "volontairement détruit une moto par un incendie (...) en poussant la moto dans les flammes").
En outre elle a qualifié cette action des 4 anti-GJ  en "incendie  d'un tas de bois" (dixit une source sérieuse du tribunal).
In fine les 4 anti-GJ ont été relachés et sont convoqués le 19mars (sans contrôle judiciaire)  au même titre que moi!
Depuis j'ai été obligé de me cacher car il y a des menaces de mort et vengeance à mon encontre. J'ai demandé une protection des forces de l'ordre. On m'a répondu "trop cher, voyez avec votre avocat!"
Je suis très mécontent de cette justice républicaine à toutes les étapes vécues, justice en qui je croyais.

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6h20 je téléphone à la Police via le "17"

Ici je publie les photos à 6h19, déjà avec des flammes moindres.
Avant de téléphoner au 17, j''ai essayé de sauver la moto plusieurs fois malgré les flammes très hautes et d'autres choses sur le camps.
Sur des photos, on voit un policier proche de la moto pour la regarder de près.












Après les pompiers, le désastre




Au jour levé, j'ai recommencé à construire avec deux palettes et une table reconstituée; et j'ai eu du mal à allumer un brasero car les pompiers avaient tout mouillé. Il fallait allumer un feu car la dame avec un handicap et le chien étaient gelés. Et nous sommes partis quand le porte-parole Nico est arrivé vers ~10h.

photos du Progrès de l'après incendie

https://c.leprogres.fr/loire-42/2019/01/06/saint-etienne-le-rond-point-necker-tenu-par-les-gilets-jaunes-incendie


Retour à la maison pour boire et se laver




Remarque

Les photos ont des metadonnées EXIF avec les heures et données optiques et électroniques, mais le process blogspot nettoie celles-ci.
Si vous étes journalistes ou autres, demandez moi les photos en haute qualité avec exif.

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autre action anti-GLdimanche 20 janvier 2019 (en Haute-Loire)

Des coups de feu sur le campement de Gilets jaunes de Lachamp
Les faits se seraient produits dimanche soir, à Saint-Pierre-Eynac. Personne n'aurait été blessé.

« Il était 21h15 quand ça s’est passé. On était dans la cabane en train de discuter quand nous avons entendu deux détonations coup sur coup ! Je pense que c’était un fusil double canon car il s’est écoulé moins d’une seconde entre les deux tirs. Nous avons aussitôt entendu les plombs percuter le toit. » René, Gilet jaune de la première heure sur le secteur de « Lachamp », à Saint-Pierre-Eynac, est encore sous le choc, lundi.

« Tôt ou tard, on saura qui sont les auteurs »

Il était avec sept camarades dans le baraquement lorsque l'attaque se serait produite, dimanche soir. Aucun n'aurait été blessé. Immédiatement, ils ont prévenu les gendarmes, qui ont effectué une ronde pour retrouver les agresseurs, sans succès.

Malgré cela, les Gilets jaunes de Saint-Pierre-Eynac restent déterminés : « Nous sommes en Haute-Loire. C’est un petit département où tout le monde se connaît. Tôt ou tard, on saura qui sont les auteurs », assure l'un d'eux.

Les Gilets jaunes présents affirment avoir vu deux personnes qui rodaient à une soixantaine de mètres du campement lors des tirs. Elles ont pris la fuite et seraient parties à bord d'une Peugeot "307" grise.




10 septembre 2025, BDS « Boycott, Désobéissance et Solidarité ». Macron et ses mercenaires vous etes finis. Gilets jaunes tous à nos Actions!

 Lancée le 19 juillet 2025 sous la forme d'un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total, général et illimité du pay...