article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est ministre. Afficher tous les articles
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samedi 23 novembre 2019

vendredi 22 nov 2019 les GJ accueillent la ministre de la justice Belloubet à ST-ETienne. un compte-rendu...


La bad princesse de la Macronie

Nicole Belloubet, née le 15 juin 1955 à Paris, est une juriste, haute fonctionnaire et femme "politique".
Nicole Belloubet adhère au PS en 1983.
Docteur en droit en 1990 à l'université Panthéon-Sorbonne, avec une thèse intitulée : « Pouvoirs et relations hiérarchiques dans l'administration française »
Professeur des universités, elle enseigne le droit.
En tant que femme politique, elle est adjointe au maire de Toulouse, Pierre Cohen, puis vice-présidente du conseil régional de Midi-Pyrénées.
Elle est membre du Conseil constitutionnel de 2013 à 2017, année où elle est nommée garde des Sceaux, ministre de la Justice dans le deuxième gouvernement "Philoppe".
Le 30 mai 2017, elle participe à la délibération d'une décision sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ayant pour effet d'augmenter significativement le temps de parole alloué dans les médias aux candidats à la députation du parti LREM.
Elle est au cœur d'une polémique en octobre 2019, après la publication par Le Canard enchaîné d'une note confidentielle dans laquelle son ministère envisage de maintenir ou supprimer des postes de juges d’instruction en fonction des résultats allant être obtenus par La République en marche aux élections municipales de 2020. Cette révélation intervient dans un contexte de doutes sur l’indépendance de la justice, avec la nomination contestée du nouveau procureur de Paris, la suspension du volet sur l’indépendance du parquet de la révision constitutionnelle et les perquisitions médiatisées au siège de La France insoumise
Lors de son entrée au gouvernement en juin 2017, Nicole Belloubet "omet" de déclarer une partie de ses parts liées à son patrimoine immobilier (maison de 184 m² dans l'Aveyron estimée à 800 € le m², et deux appartements à Paris, estimés entre 3 000 et 4 000 € le m²). En décembre 2017, elle rectifie sa déclaration auprés de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et déclare détenir des parts pour ces trois biens pour une valeur totale de 336 000 euros!!!
 Mise en cause par Jean-Luc Mélenchon, Nicole Belloubet justifie ses oublis en déclarant que « ces biens-là n'étaient pas sous le même régime que les autres » ce qui est absurde pour une femme dont la perfidie égale son intelligente.
Nicole BELLOUBET, garde des Sceaux, 
et Pierre-Marie ADAM, Grand Maître de la GLDF, 
le 26 janvier 2019. 
Après le homard rôti aux épices d’Olivier Roellinger, crémeux de fèves et pois chiche et raisins, Nicole Belloubet planche sur la Justice en exposant ses quatre convictions.
https://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2019/01/27/diner-gldf-quand-belloubet-planche-sur-ses-4-convictions/

Nicole Belloubet est arrivée au palais de justice de Saint-Étienne sous les slogans des Gilets Jaunes



Nicole Belloubet est arrivée au palais de justice de Saint-Étienne 
sous les slogans des Gilets Jaunes et la corne de "Pirate"
(video via leprogrès)

Timing 

Talaudière

Elle est arrivée peu après 10h à la prison de la Talaudière
Vers 10h50 il y avait 6 camions de police (3 sont partis vers 11h)  et 2 motards police qui bloquaient la seule route qui conduit à la Talau.
On a rien pu faire!

Visiter  la prison de  La Talaudière et confirmer le lancement des travaux de rénovation de l'établissement ...   'Bâti vétuste , sanitaires hors d'âge, canicule estivale et froid hivernal, et parloirs en manque d'hygiène, tout le monde est d'accord, il faut absolument améliorer les conditions de vie.  Les familles des détenus qui attendent devant l'établissement sont très claires sur le sujet.

une cellule à la Talau.
On pense à nos GJ en Prison!

On n'a pas fait visiter le + crasseux à la Ministre.
voilà une video de FR3 sur l'état de la prison
https://www.facebook.com/france3rhonealpes/videos/425131268183048/
youtube me l'a refusée...

Du coté de la mairie de la Talaudière , on continue de regretter que ce soit l'option rénovation qui ait été choisie.
Surtout pour un budget de près de 12 millions d'euros, très loin sans doute des besoins réels de cette rénovation. C'est en tout cas l'avis que défend, Ramona Gonzalès-Grail, madame le maire de La Talaudière. "Moi je trouve que c'est une excellente chose qu'elle vienne Madame la Ministre pour qu'elle se rende compte de l'état dans lequel se trouve cette prison un état de délabrement avec des conditions de travail  qui sont épouvantable pour les surveillants pour les détenus n'en parlons pas" .
Cette visite ce sera sans doute le point final d'une histoire qui a beaucoup agité la sphère politique ligérienne durant 3 ans
Nouvelle prison dans un premier temps à Saint Bonnet les Oules et finalement rénovation de l'ancienne qui n'a encore convaincu personne. C'est  une véritable  saga qui entoure ce dossier de la nouvelle prison du sud Loire
On commence à en parler le 1er Novembre 2016.  Le préfet de la Loire confirme au maire de Saint Bonnet les Oules que la nouvelle prison sera bien construite sur son territoire pour 2023 avec 550 places et pour un budget de 60 à 70 millions d’euros.
La ministre de la Justice a donné quelques précisions sur l’enveloppe allouée à cette rénovation. Au total, 12 millions d’euros seront débloqués dès 2020 pour la seule rénovation des cellules qui seront dotées de douches.
Une autre enveloppe, dont le montant sera connu dans les prochaines semaines, sera destinée pour la sécurité périmétrique. Il s’agira d’améliorer la sécurité des abords afin d’éviter les nuisances sonores et visuelles subies par les voisins immédiats de la prison.
L’ensemble de ces travaux s’étaleront jusqu’en 2 022. Une seconde phase de travaux non budgétisée pour l’instant est prévue après 2 022. Elle concernera la réorganisation des services de la prison.
Au passage le budget passe de 70 millions à … 12 millions 
Aujourd’hui tout le monde est persuadé  que cette somme ne suffira pas à faire de la Talaudière une prison avec des conditions de vie dignes pour les prisonniers.
À ses côtés, se trouvent plusieurs élus locaux, notamment les députés Valéria Faure-Muntian, Jean-Michel Mis (LREM), Régis Juanico (Génération.s) et Dino Cinieri (LR), la maire de la Talaudière Ramona Gonzalez-Grail, le préfet de la Loire Evence Richard et le président du conseil départemental de la Loire Georges Ziegler.
La ministre Nicole Belloubet devra s’employer à convaincre les sceptiques et parmi eux le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, qui a prévu de boycotter la visite ministérielle . il regrette l abandon du projet de Saint Bonnet les Oules et estime que les 12 millions d euros prévus sur la rénovation de la Talaudiere sont insuffisants. 

La surpopulation carcérale. A la Talaudière, 424 personnes sont détenues pour seulement 327 places. Chez les hommes, le taux d'occupation grimpe même à 143%, selon la direction. Pour y répondre, la ministre de la Justice défend sa réforme de la politique pénale. Celle-ci prévoit notamment d'encourager la diversification des peines c'est-à-dire d'avoir recours à des alternatives à la prison. ".... euh pas pour les GJ!

visite Tribunal

dès 12h30, 3 policiers et des barrières devant les marches
à 13h10 8 policiers nous bloquent et on reste dans l'angle.
à 13h 20 je suis fouillé mais ils n'ont rien trouvé et ils n'ont rien pris (j'ai déjà été fouillé plein de fois depuis 1 an ;-).

on me fouille

Elle arrive vers 13h40.

Dans le progrès
"En début d'après-midi, Nicole Belloubet s'est rendu au palais de justice de Saint-Etienne. Des gilets jaunes étaient là pour l'accueillir."
https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2019/11/22/la-ministre-de-la-justice-annonce-une-rallonge-pour-la-prison-de-la-talaudiere

A la sortie de la Ministre, on a été poussé loin jusqu'à la rue Mi-carême.
Un des policiers, dégouté, nous dit "même nous on ne doit pas nous voir sur les medias!"
Je suis passé sur la gauche. j'ai été refoulé.
Je suis revenu vers le milieu. j'ai attendu. Le député Juanico est passé. je l'ai salué de loin. 
Puis quand elle est sortie je suis sortie de cette rue en retrait avec mon drapeau jaune et sonnez à fond.  3 policiers ont fonçé sur moi. j'ai couru. J'étais seul avec Rani et il a filmé et il a bien rigolé.
Puis j'ai filé sur la préfecture rejoindre les autres

la préfecture

A la préfecture de la Loire pour la remise des insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite à Baptiste Bonnet, doyen de la faculté de droit de l'université de Saint-Étienne.

Un "représentant" du préfet en civil nous intime d'arrêter cette manifestation non autorisée et menace de prendre notre megaphone.





On est resté tard: après 17h.

6 camions de CRS de la compagnie 50 de la talau et ~30 CRS  avec bouclier pour protéger la pref en face de seulement ~30 GJ.

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vendredi 27 septembre 2019

ven 27 sept, le mans: jugement de « Marlène Schiappa et les 6 Gilets jaunes », 500 à 1 500 € d’amendes et interdiction de manifester en Sarthe

Dans l’affaire « Marlène Schiappa et les Gilets jaunes », le délibéré est tombé ce vendredi 27 septembre 2019 au tribunal du Mans. Des peines symboliques allant de 500 à 1 500 € d’amendes ont été prononcées.
Le tribunal correctionnel du Mans a rendu son délibéré ce vendredi 27 septembre dans l’affaire « Marlène Schiappa et les Gilets jaunes ».

Six personnes étaient poursuivies. Toutes ont été condamnées à des peines allant de 500 à 1 500 € d’amendes par le tribunal du Mans. Le tribunal n’a pas retenu l’injure publique en raison du sexe. Un des mis en cause, Gilet jaune de la première heure, a l’interdiction de manifester en Sarthe. Tous devront verser un euro de dommages et intérêts aux victimes.

une "corse" (razza) esclave de Macron
porte plaine

« Une ligne rouge » pour des jaunes ??

Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, n’avait pas apprécié la visite des Gilets jaunes devant son domicile, au Mans, dans la nuit du 24 au 25 mai 2019.

Un peu avant une heure du matin, « une quarantaine de gilets jaunes furieux ont déboulé devant chez nous, sous nos fenêtres, en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec outils, sifflets… », écrivait sur Facebook l’élue mancelle. Elle décidait alors de porter plainte, expliquant : « Je peux subir un certain nombre de choses avec résistance et résilience. J’ai une ligne rouge. On ne touche pas aux enfants. »

« Les enfants ont été perturbés plusieurs jours », confirmait le mari de Marlène Schiappa, Cédric Bruguière, le jour du procès.

Le 24 juillet 2019, six gilets jaunes, cinq hommes et une femme âgés de 25 à 51 ans, comparaissaient devant le tribunal de grande instance du Mans. La défense évoquait alors des « convocations excessives » pour une manifestation de 3 min 30 devant le domicile de la secrétaire d’État.

Relaxe plaidée

« Dans ce dossier, il y a beaucoup de bruit pour pas grand-chose », lâchait Me Leslie Perez. On reprochait à son client d’avoir joué de la pibole au cours de cette manifestation trop sonore.

Deux gilets jaunes étaient poursuivis pour trouble à la tranquillité d’autrui par agressions sonores ; deux autres pour organisation d’une manifestation sans organisation ; et les deux derniers pour injure publique en raison du sexe et pour outrage. Les avocats avaient plaidé la relaxe.

mercredi 21 août 2019

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron,le 26 aout 2014, devient ministre de l'économie. Nous vivons depuis 5 ans la Macron-nie.


En revisionnant cet épisode burlesque, après les 9 mois du mouvement des gilets jaunes, des centaines  jeunes qui ont été mis à genoux, des gilets verts décrocheurs de portrait, des gilets noirs au Panthéon..., Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron, lauréat du concours général de français en 1994, élève du  lycée Henri-IV, m'inspire non plus du dégoût mais de la pitié. Cet homme me semble avoir été marqué par son stage de l’ENA de six mois en ambassade à Abuja au Nigeria, se comportant encore plus mal que Buhari. Lié au "club d'influence" le plus puissant de France, Le Siècle, il aime jouer du théâtre et confondre théâtre et vie réelle, ce qui fut un point à l'origine du conflit entre Rousseau et Voltaire.

Il est intéressant de remonter le temps et de voir la réaction médiatique lorsqu'il a été "promu" ministre de l'économie lors du VallsII il y a 5ans.

août 2014

ENQUETE: La bombe Macron


Le vendredi 29 août 2014, Emmanuel Macron, ministre de l'Economie depuis trois jours, accueille, dans le huis clos de Bercy, la conférence des dirigeants français d'entreprises étrangères. Il honore les engagements de son prédécesseur, Arnaud Montebourg, mais bénéficie d'un éloge personnalisé. Devant son hôte, le vice-président de Xerox Jacques Guers exhibe un exemplaire de... L'Equipe. Ce jour-là, le quotidien du sport titre "Casting idéal". Il parle, bien sûr, du tirage au sort de la future Ligue des champions de football !

Casting idéal, Macron à Bercy ? Casting symbolique, à coup sûr, parce que le parcours de l'ancien secrétaire général adjoint à l'Elysée (de mai 2012 à juillet 2014) se prête à la caricature. Jeune (36 ans), brillant (scolarité exemplaire couronnée par l'Inspection des finances), banquier d'affaires (quatre années chez Rothschild), libéral option gauche (une incongruité pour beaucoup), avec cette touche intello qui brouille les pistes.

Pour les communistes, les écologistes, et la gauche du PS, il est et reste un ami de la finance. Et pour Guillaume Balas, eurodéputé, membre du mouvement Un monde d'avance, un ennemi de la démocratie : "Macron incarne ce courant au sein des élites bancaires et technocratiques, où l'on estime être quelques-uns à savoir et à sauver le pays, malgré lui." Henri Emmanuelli, lui-même ancien de Rothschild (comme "directeur adjoint, salarié", précise-t-il au Parisien du 31 août), apprécie "Emmanuel" sur le plan personnel, mais fustige "Macron" sur le plan politique : "Il est social-libéral [...], cette position qui se targue de modernité pour justifier la régression sociale." 

Un bleu qui ne s'est jamais présenté aux élections
De quoi Macron est-il le nom ? De deux décisions politiques de François Hollande et Manuel Valls. D'abord, la clarification : oui, ce gouvernement aime les entreprises, il le leur dit (discours de Manuel Valls au Medef, le 27 août) et il le prouve : "Les patrons sont assurés qu'a minima ils ne subiront plus de mesures hostiles", affirme l'un d'entre eux. Pour que le symbole soit plus éclatant, Macron hérite d'un ministère de plein exercice.

Comme souvent, l'Histoire s'écrit dans l'improvisation. A la fin de mars, Emmanuel Macron rêve de devenir secrétaire d'Etat au Budget. François Hollande ne veut pas : on n'envoie pas un bleu de 36 ans, qui ne s'est jamais frotté aux électeurs et au Parlement, à un poste où il faut, chaque année, porter la loi la plus emblématique de la République, le budget de l'Etat. L'inconscient parle aussi : faire un tel cadeau à un pur techno, si jeune, alors que lui, François Hollande, n'a jamais été ministre !

Au PS, Macron est devenu un gros mot
Macron en veut au président, mais se prépare une nouvelle vie. Il va donner des cours, une fois par semaine, à Berlin et à Londres, créer une start-up d'enseignement sur Internet. Le mardi 26 août, tout est prêt. A 15h26, le site Wansquare annonce même son arrivée à la London School of Economics. Peu après 18h30, sur le perron de l'Elysée, le secrétaire général, Jean-Pierre Jouyet, prononce son nom comme ministre de l'Economie. Il esquisse un sourire de plaisir. Son poulain - il est, avec Jacques Attali, le découvreur de Macron - est propulsé à Bercy... "C'est le meilleur d'entre nous !" confie Jouyet à L'Express.

La veille, alors que le gouvernement Valls, démissionnaire, se recompose, Jouyet sonde Macron. Le lendemain matin, il en parle au président et, vers 15 heures, François Hollande contacte son ancien collaborateur. Qui demande un temps de réflexion, pour consulter sa famille. Ce moment sera bref. Quand sa nomination est annoncée, l'intéressé se trouve au Touquet, dans le Pas-de-Calais, où il possède une maison. Et ne sait comment rentrer, le dernier train pour Paris étant parti... 

"Macron est le grand gagnant de la séquence, il passe de l'anonymat à de grosses responsabilités", note un collaborateur du président. Un sondage de l'institut Odoxa (pour iTélé et Le Parisien) vient épauler le ministre : 57% des Français approuvent ce choix, une opinion partagée par les sympathisants de droite (57%) et de gauche (59%).

Mais, au sein du Parti socialiste, le personnage est clivant et sa nouvelle fonction expose l'ancien conseiller à une forte pression. Celle des médias, à l'affût du moindre (faux ?) pas du débutant. Celle des réseaux sociaux, qui saluent son arrivée par une explosion de comptes Twitter factices à son nom. Du coup, Emmanuel Macron crée le sien, le vrai, avec un premier message indiquant... qu'il est au travail et parlera plus tard.

Celle des socialistes, enfin et surtout. A l'université d'été de La Rochelle, Macron est devenu un gros mot. Manuel Valls remercie Arnaud Montebourg pour son projet de loi sur la croissance, mais ne cite pas une fois son successeur - alors qu'il saluera la plupart des membres de son gouvernement. Tout juste fait-il allusion à lui, provoquant aussitôt quelques huées, qui se prolongent avant que les militants du PS ne comprennent que le Premier ministre a changé de personne. 

(de nombreux PS "détestent" Macro y compris le balaninu-de-coeur, de Cateri au-dessus de Lumiu et de Algajola, Henri, décédé le 21 mars 2017,  et qui regrettait de ne pas avoir baigné dans la double culture 'J'ai senti l'odeur de la Corse, et je n'ai plus rompu les amarres' ; voir ci-dessus pour le ressenti des vieux du PS).

Pour retourner la salle, il s'attarde en effet sur Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle ministre de l'Education, et s'assure ainsi un succès de tribune. Quelques minutes plus tôt, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, use exactement du même stratagème. Comme le chef du gouvernement, il a la citation généreuse. Comme lui, il ne pousse pas l'audace jusqu'à nommer Macron.

La discordance touche aussi certains membres du gouvernement. Si Marylise Lebranchu promet que "Macron va étonner, qu'il n'est pas du tout ultralibéral", l'un de ses collègues grince : "C'est un techno qui ne connaît rien à l'industrie. Nous avons déjà une financière, Laurence Boone, comme conseillère à l'Elysée. Et puis Macron a un tel ego qu'il va l'ouvrir au lieu de la jouer calmement."
(quelle vérité !!!)

Sur un point, ce ministre dit vrai : Macron n'a pas une piètre idée de lui-même. Charmeur et séducteur, il est aussi très sûr de sa valeur. Mais, le nouvel hôte de Bercy aborde son job avec prudence et une langue de bois encore mal dégrossie. "Je vais aller au contact et à l'écoute des salariés, explique-t-il à L'Express, le 29 août, je veux être le ministre de la vie économique des Français, de leur vie quotidienne, celui des entreprises, grandes et petites, des territoires."

Comment vit-il les réactions à sa nomination ? "Elles disent quelque chose du mal français, à la fois politique et civilisationnel. La situation française est difficile, et la France a l'habitude de gérer ces moments-là dans la douleur et la conflictualité. Or je pense que l'une des conditions pour s'en sortir, c'est la confiance."

La gauche, Emmanuel Macron dit l'avoir épousée dès son adolescence. Il a commencé là où l'on ne l'attend pas, chez Jean-Pierre Chevènement - qu'il revoit aujourd'hui - au Mouvement des citoyens (MDC). En 1998, il effectue son stage de Sciences po à la mairie de Paris, auprès de Georges Sarre, assiste aux journées d'été du MDC à Perpignan. Pourtant, la fréquentation de Paul Ricoeur le rapproche intellectuellement de la gauche incarnée par Michel Rocard (lui aussi ami de la Corse où il y est enterré), devenu un ami.

Ref

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-bombe-macron_1572205.html

mercredi 24 juillet 2019

mercredi 24 juillet 2019 après-midi par le tribunal correctionnel du Mans : 2mois avec sursis pour avoir manifester devant le domicile de Marlène Schiappa dans la nuit du 24 au 25 mai 2019


Six personnes sont jugées ce mercredi 24 juillet 2019 après-midi par le tribunal correctionnel du Mans pour des faits d’injure publique, de trouble à la tranquillité d’autrui et d’organisation de manifestation sans déclaration : ils avaient participé à la manifestation nocturne devant le domicile manceau de Marlène Schiappa en mai dernier. Un rassemblement de soutien a lieu pendant l'audience.

A 13h30 ce mercredi 24 juillet, une quarantaine de manifestants sont regroupés devant le palais de justice du Mans, dont l'entrée est filtrée par la police. Ils étaient une cinquantaine peu avant 14 heures.

Ceux qui veulent accéder à l'intérieur du tribunal doivent enlever leur gilet jaune, voire pour certains leur t-shirt "Où est Steve ?", en référence au jeune disparu le soir de la fête de la musique à Nantes.

L'intérieur de la salle d'audience est bondée. Les policiers demandent au public de se serrer sur les bancs.

Une banderole et des gilets jaunes ont été accrochés au mur d'enceinte du jardin de la cathédrale, face au palais de justice.

Beaucoup sont venus vêtus en jaune. « Nous sommes venus soutenir nos collègues, un soutien total », explique un groupe de quatre sexagénaires. Ils déplorent le dispositif policier mis en place pour ce procès « qui ne nous donne même pas le droit d’entrer avec un tee-shirt blanc (demandant "Où est Steve ?" ndlr) ».

« Ces convocations au tribunal sont excessives », estiment-ils. « On a vu la vidéo, il n’y a pas eu de violence. Mme Schiappa veut juste faire le buzz » déclarent-ils, étonnés que la secrétaire d’état à l’Egalité entre les femmes et les hommes ait été dès le lendemain matin sur les plateaux télévisés « malgré le traumatisme de ses enfants », ironisent-ils.

Vers 14h30, les manifestants ont entonné une chanson...

Le dossier a commencé à être examiné vers 14h40. Selon son avocat Me Reynaud du barreau de Paris, Marlène Schiappa, qui n'est pas présente, demande un euro symbolique.

Les avocats des mis en cause vont demander la relaxe.

A la barre, les mis en cause ont évoqué de l'"humour" en reconnaissant que ce n'était "pas drôle" et que leur action pouvait blesser les personnes présentes dans la maison.

L'avocat général a requis des peines d'amende sauf pour ceux qui ont tenu les propos les plus injurieux, à l'encontre desquelles deux mois de prison avec sursis sont requis. La décision sera rendue en septembre.

Jugés pour injure publique, trouble à la tranquillité d’autrui et d’organisation de manifestation sans déclaration

C’est ce mercredi que six personnes ayant participé à une manifestation de Gilets jaunes dans la nuit du 24 au 25 mai 2019 devant le domicile manceau de la secrétaire d’État en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes sont jugées.

Elles sont poursuivies pour injure publique, trouble à la tranquillité d’autrui et d’organisation de manifestation sans déclaration.

Marlène Schiappa avait à l’époque notamment dénoncé le traumatisme subi par ses enfants présents dans la maison et réveillés par la manifestation bruyante à cause notamment de jet de pétards et de l’utilisation de sifflets.

Lors d’un point presse lundi dernier, les Gilets jaunes ont évoqué un passage « symbolique » d’une durée de « 2 minutes 40 sur une manifestation qui a duré au total trois heures » devant ce domicile qu’ils pensaient inoccupé puisque la secrétaire d’État « déclare vivre à Paris ».

Référence

https://www.lemainelibre.fr/actualite/proces-marlene-schiappa-gilets-jaunes-une-manifestation-devant-le-tribunal-24-07-2019-252396

vendredi 19 juillet 2019

18 juillet 2019, le domicile de François de Rugy tagué à Orvault près de Nantes

"Escroc on te fera payer" : le domicile de François de Rugy tagué à Orvault
Le Parti communiste maoïste a revendiqué cet acte, selon Presse Océan.



"De Rugy escroc on te fera payer" : un message en lettres capitales rouges a été tagué ce jeudi sur la façade du domicile de l'ancien ministre de la Transition écologique. Le tag est accompagné d'une faucille et d’un marteau, ainsi que des initiales "PCM".

Ce message a été tagué sur "la façade arrière de l’immeuble abritant l’appartement loué par François de Rugy, quartier du Petit-Chantilly à Orvault" près de Nantes, rapporte Presse Océan.

Le média local a indiqué que le Parti communiste maoïste a revendiqué cet acte dans un mail envoyé à la rédaction : "Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l’argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus !", est-il écrit.

François de Rugy a démission mardi à la suite des révélations sur des dépenses excessives, notamment l'organisation de dîners fastueux lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale.

vendredi 12 juillet 2019

Le ministre de Rugy, les "attaques", homards rugissants, et "scandales", et ... mediapart et gilet jaune. Le ministre de Rugy traite Médiapart et donc les journalistes de justificateur des "violences des gilets jaunes". Les GJ ont gagné, cet anti-GJ 2ième du gouvernement marotte est tombé. Quel sera le prochain?

En premier, il est le seul ministre d'état, c-a-d il assiste aux arbitrages entre 1er ministre et Bercy (et Macrotte) quand les autres ministres partent...

Il est considéré comme le n°2 de l'équipe Macron.
Ce poste est ciblé par des courants de lobby anti-vert.Ainsi Hulot aussi avec été victime d'attaque... Mais ils s'étaient bien défendu et sa femme n'avait pas parlé "diner d'amis".
Une affaire à la Fillon avec une co-cible, sa femme?

le poids des images symboles,
puis les mauvaises défenses
et le rôle de sa femme...

sur certaines photos, une bouteille "monton-rothchild 2004", coût de ~500€ la bouteille de 75cl, idem pour la bouteille "château-cheval-blanc 2001", soit ~1000euros les deux bouteilles, un mois de salaire d'un smicard à moins de 35h, 30h/semaine, à 8,58€/h soit 30*4=120h soit ~1000€net.

les gilets jaunes disent "ou va l'argent des taxes?" On en sait maintenant un peu...
Il avait un poste où il aurait pu agir pour arrêter ces "traditions"!

Mediapart

mercredi 10 juillet, le départ est une dizaine de diners "fastueux" à l'hotel Lassay en 2018 organisés par sa femme Séverine Servat de Rygy et ce président d'assemblée en 2018, 4ième personnage de cette monarchie Jupiter.

Dans la foulée des révélations de Mediapart sur le logement social qu’elle occupe depuis 2001 à Paris, le ministre de la transition écologique a limogé la préfète Nicole Klein, qui dirigeait son cabinet depuis octobre 2018.


la cible: Séverine Servat

Quelques jours avant Noël 2017, François de Rugy, devenu ministre de la Transition écologique après avoir été président de l'Assemblée nationale, a épousé Séverine Servat, chef de rubrique chez nos confrères du magazine Gala.
Exemple des liens entre les politiques et les médias...

11 juillet 2019 exemple de traitement médiatique par leprogrès st-étienne


Une manif Gilet jaune lors de son déplacement dans les deux-sèvres

opération Gilet Jaune réussie: le ministre  a du écourter sa visite dans les deux-sèvres

manif Gilet jaune avec un homard géant dans les deux-sèvres

dans l'interview BFM-TV le 12  juillet 2019 vers 8h50 (à 23minutes de l'interview), de Rugy a dit "c'est 50 personnes de la france insoumise " d'un air condescendant...

Le ministre de Rugy traite Médiapart et donc les journalistes de justificateur des "violences des gilets jaunes", typique de la pensée des hommes de cro-macron.

Avant de cibler le site fondé par Edwy Plenel. “On va parler de Mediapart. Le but c’est d’informer le public ou c’est de mener en permanence des campagnes contre ceux qui gouvernent? C’est le fantasme des coupeurs de tête. Les violences des gilets jaunes, ils les justifiaient”,

interview BFM-TV le 12  juillet 2019 8h30

sont sorties d'autres affaires comme le "logement social".
La stratégie de défense a été étudiée et planifiée et répétée. C'est le métier d'un homme publique et politique.

les 26minutes


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MARDI 16 JUILLET François de Rugy démissionne 

Les GJ ont gagné, cet anti-GJ 2ième du gouvernement marotte est tombé. Quel sera le prochain?

Au centre d’une polémique sur des dépenses excessives et la location d’un appartement à vocation sociale, François de Rugy a annoncé avoir présenté sa démission mardi 16 juillet de son poste de ministre de la transition écologique. Une « décision personnelle » que le président Emmanuel Macron « respecte, pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement », a indiqué l’Elysée à l’Agence France-Presse (AFP).
S’estimant victime d’un « lynchage médiatique », le ministre a également déclaré avoir déposé une plainte en diffamation contre le site d’informations Mediapart. Dans un communiqué, il explique les raisons qui le conduisent à démissionner :
« Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l’objet me conduisent aujourd’hui à prendre le recul nécessaire – ce que chacun comprendra. La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le premier ministre. »
Le numéro deux du gouvernement, qui devait présenter mardi au Sénat le projet de loi énergie et climat, s’est entretenu dans la matinée avec Edouard Philippe. Son passage devant les députés lors des questions au gouvernement à 15 heures s’annonçait difficile.

Cette démission intervient alors que Mediapart s’apprêtait à publier une nouvelle enquête sur l’utilisation, par François de Rugy, de ses frais professionnels en tant que député. Selon le site d’information, l’ex-numéro 2 du gouvernement a utilisé son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer une partie de ses cotisations à Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en 2013 et 2014. Or l’IRFM n’a pas vocation à être utilisée pour financer un parti politique. De plus, « cette indemnité étant défiscalisée, François de Rugy a déduit ces versements du calcul de son impôt sur le revenu 2015, ce qui interroge sur le plan fiscal, l’IRFM étant défiscalisée », souligne Mediapart.
Les révélations par le journal en ligne de dîners fastueux organisés quand il présidait l’Assemblée nationale, de travaux dans son logement de fonction au ministère ou de son appartement près de Nantes avaient sérieusement fragilisé le ministre, qui s’était défendu tout le week-end sur ces informations en cascade. M. de Rugy estime que « depuis le début de la semaine dernière, Mediapart (l’)attaque sur la base de photos volées, de ragots, d’approximations, d’éléments extérieurs à ma fonction ».
« La volonté de nuire, de salir, de démolir, ne fait pas de doute. Je suis soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques. »
Homards et grands crus
Mercredi 10 juillet, Mediapart avait recensé une dizaine de repas, avec homards et grands crus, qui ont eu lieu entre octobre 2017 et juin 2018 et où étaient reçus à chaque fois entre dix et trente invités appartenant au cercle amical et relationnel de Séverine de Rugy, l’épouse de l’ex-écologiste. Parmi les convives identifiés par le site figuraient aussi des membres de la famille de l’ancien président de l’Assemblée et des amis de son épouse. Les photos montrant Mme de Rugy poser devant une bouteille de Mouton Rothschild 2004 ou M. de Rugy devant une table de Saint-Valentin ornée de pétales de rose ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux et ont fait aussitôt scandale.
Le ministre de la transition écologique avait d’abord dénoncé « des propos mensongers » et un « parti pris militant qui est l’habitude de ce site Internet ». S’il avait dit « comprendre » que de telles révélations « suscitent des réactions, et même des incompréhensions, des interrogations » chez les Français, il avait assuré qu’il « n’y a pas eu de dîners entre amis (…) qui auraient été financés par l’Assemblée nationale », préférant parler de « dîners de travail informels » avec « un paléontologue », « un directeur d’études à Sciences Po » ou encore « des chefs d’entreprise ».
Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Le gouvernement embarrassé par les dîners fastueux de François de Rugy à l’Assemblée nationale
Ces révélations sont mal passées, neuf mois après le début du mouvement des « gilets jaunes », et alors que le gouvernement veut resserrer le budget. La polémique a fait des vagues au sein même du parti présidentiel. Sous couvert d’anonymat, un cadre de La République en marche (LRM) déplorait « l’effet dévastateur » dans l’opinion publique. « C’est scandaleux, cette histoire. C’est précisément ce que nous ont reproché les “gilets jaunes” ! Cela risque d’accréditer l’idée que les ministres sont pleins aux as et se gavent en profitant de l’argent public. Symboliquement, c’est très lourd », jugeait ce responsable national de la formation macroniste, en ne cachant pas sa colère contre « une vraie connerie ». De son côté, la députée et ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho estimait que « sa démission s’impose ».
Logement social
La polémique a enflé encore davantage le lendemain après de nouvelles révélations. Selon Mediapart jeudi 11 juillet, le ministre a fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère de l’écologie. Parmi ces travaux figurait l’installation d’un dressing à près de 17 000 euros.
Le ministre s’était défendu sur Facebook : « Les services en charge de la gestion des bâtiments du ministère ont fait le constat partagé de la nécessité d’effectuer des travaux de rénovation dans l’appartement de fonction du ministère, qualifié, je cite, de “vétuste” ». Le montant des travaux serait lié selon lui « au caractère très particulier des lieux », puisque « l’hôtel de Roquelaure, comme d’autres ministères, est un élément du patrimoine français, construit au début du XVIIIe siècle ».
Lire aussi  63 000 euros de travaux, dont 17 000 pour un dressing… La coûteuse rénovation des appartements de Rugy
Ce même 11 juillet, Mediapart poursuivait ses révélations en accusant François de Rugy de bénéficier lui-même un logement social, tout comme sa directrice de cabinet (limogée le 10 juillet). Selon le journal en ligne, le ministre d’Etat loue depuis juillet 2016 un appartement dans la commune d’Orvault, en Loire-Atlantique, pour 531 euros par mois, alors que ses revenus seraient bien au-dessus du plafond défini pour ce type de logement. De plus, il ne s’agit pas de sa résidence principale ce qui contrevient aux règles des logements à vocation sociale.
Depuis ces révélations, le ministre avait assuré ne pas vouloir démissionner tout en s’engageant à soumettre ses frais de réception aux autorités de contrôle de l’Assemblée nationale et à rembourser si nécessaire « chaque euro contesté ». Concernant les travaux au ministère, le premier ministre avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter « une inspection » afin de vérifier que les travaux entrepris se conformaient au « respect des règles » et « au principe d’exemplarité » voulu par le gouvernement. Lundi, M. de Rugy avait nommé son nouveau directeur de cabinet, Jack Azoulay, malgré la polémique.
François de Rugy avait été nommé en septembre au gouvernement après la démission surprise de Nicolas Hulot, imposant un style autrement plus politique, pragmatique et policé, avec l’ambition de durer au « ministère de l’impossible ». « Je suis ici pour agir pour l’écologie avec méthode, détermination et persévérance dans le temps », avait-il lancé lors de sa prise de fonction au ministère.

référence

10 septembre 2025, BDS « Boycott, Désobéissance et Solidarité ». Macron et ses mercenaires vous etes finis. Gilets jaunes tous à nos Actions!

 Lancée le 19 juillet 2025 sous la forme d'un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total, général et illimité du pay...