article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est Corse. Afficher tous les articles
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dimanche 29 décembre 2019

compte-rendu acte 59 samedi 28 dec 2019, et révélations des affaires macronies

Mon objectif : 
montrer ce que les médias ne montrent pas
et essayer de comprendre
la politique des 3P
 Pourissement
ré-Pression 
Prison
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un dessin d'enfant gilet jaune

Depuis Macrotte ministre puis président, c'est  100 000 000 000 (cent milliards) d’euros du CICE. Que sont-ils devenus ? car même en retenant le chiffre fantaisiste d’un million d’emplois créés, cela fait cher le CDD hyper-fexible.
Depuis cinquante-neuf semaines, les Gilets Jaunes dénoncent tout cela —malgré les insultes et les attaques infondées et répétées, on est toujours là—, rejoints depuis trois semaines par de nombreux autres manifestants, fonctionnaires, salariés, retraités, étudiants, chômeurs, hospitaliers, avocats, dans la contestation de ce système capitaliste inhumain aux mains des banques.
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TOUS sur les champs pour le nouvel AN JAUNE
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Paris


Les gilets jaunes se rassemblent place de la Bourse pour l'acte 59 | AFP Images

Les "gilets jaunes" se rassemblent place de la Bourse à Paris à l'occasion de l'acte 59 du mouvement. Ils se sont place de la République puis rejoindre la manifestation des cheminots en grève contre la réforme des retraites qui part de la gare du Nord.

Un moment les CRSde la compagnie C3 ralentissent la manif déclarée et bloquent puis tapent.
Faouzi Lellouche relate l'altercation 
entre les forces de l'ordre et le Gilet jaune Jérôme Rodrigues. 

Jérôme Rodrigues a été blessé encore à l'oeil par un coup de bouclier.
Altercation entre la police et Jérôme Rodrigues : «Ils savaient que c'était lui»...

une video de la violence CRS contre un GJ notoire



le contexte et une vue d'ensemble des CRS partout
Éborgné par un tir de LBD en janvier dernier, dans les premiers mois de la crise des gilets jaunes, Jérôme Rodrigues s'est joint ce samedi au cortège de manifestants s'opposant à la réforme des retraites. 
Une figure des gilets jaunes notoire à participer à la manifestation parisienne de ce samedi contre la réforme des retraites, Jérôme Rodrigues a été légèrement blessé à l'œil ce samedi.

La scène s'est déroulée boulevard Magenta. Alors qu'il discutait avec des CRS, Jérôme Rodrigues a été touché par le bouclier d'un membre des forces de l'ordre. La rangée de CRS qui précédait les manifestants s'est arrêtée et Jérôme Rodrigues, qui marchait en tête, a reçu un coup de bouclier. L'homme a été atteint à l'arcade droite, soit celle de l'œil qu'il a perdu en janvier dernier, durant les premiers mois de mobilisation des gilets jaunes, puis gazé à la bonbonne à main...

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les esprits se sont échauffés. Des insultes ont été proférées et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Jérôme Rodrigues aurait été "incommodé par le gaz". Il s’est écroulé avant d’être pris en charge pour soins par des "street medics".

"Qu'est-ce que je leur ai fait ? Je prône le pacifisme. Je demande à ce qu'on manifeste (...), la police mutile", a déclaré à la presse après l'incident Jérôme Rodrigues, légèrement blessé au coin de son oeil invalide.

À l'heure actuelle, le manifestant porte un bandage à l'œil, près duquel se trouve désormais une plaie saignante. Jérôme Rodrigues a par ailleurs réintégré le cortège parisien, dirigé par des syndicalistes.

les 2 manif se rejoignent, ~2000GJ qui chantent à fond +5000 syndic




Policiers matraquent 2 jeunes filles gilet jaune très violemment sans raison


Tensions près du centre Pompidou

Près du centre Georges-Pompidou, devant le théâtre du Renard des manifestants, encagoulés, ont ensuite dressé des barricades avec des barrières de chantiers et mis le feu à des poubelles.

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour répliquer à des jets de projectiles et dégager les barricades.

Les forces de l'ordre ont également utilisé des drones pour visualiser les mouvements de foule dans les rues étroites entre le centre Pompidou et l'hôtel de ville.


qq feux,
"on est là"


Pour un joyeux noël, un GJ lance un sapin sur les forces de l'ordre ! 
Manif Gilets Jaunes Acte 59



La situation semblait revenue à la normale vers 16 heures alors que les manifestants arrivaient en nombre place du Châtelet, où ils se sont finalement dispersés. Six personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.


et 4h30 de video complète


Ailleurs en France GJ+syndicats

Ailleurs en France, la mobilisation contre la réforme des retraites a rassemblé quelque 900 manifestants à Nancy (Meurthe-et-Moselle), selon l'Est Républicain. Des manifestants ont été repoussés par les forces de l'ordre place de la République.

Une centaine de manifestants se sont par ailleurs rassemblés à Saint-Etienne et dénombré 500 par préfecture.

A Aulnoye-Aymeries (Nord), environ 500 personnes ont défilé, selon SUD-Rail. « Pour un week-end en période de fêtes, c'est pas si mal que ça », a réagi Marc Lambert, délégué de ce syndicat, qui « attend que tout le monde s'y mette, et pas seulement les cheminots, pour obtenir le retrait de la réforme».

À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), ils étaient 1100 selon la police, 2200 d'après les syndicats. Venu de Dax (Landes), Gilberto, 58 ans et « au chômage depuis 4 mois », s'interroge : « Est-ce que notre société veut s'occuper des vieux, leur donner une fin de vie décente? Notre modèle de société fait qu'il y a des gens qui crèvent de faim et, moi, c'est quelque chose que je ne peux pas supporter ». 

En Bretagne, des mobilisations importantes ont eu également eu lieu à Saint-Brieuc et à Carhaix, selon Ouest-France. 

À Bordeaux, « au moins 200 personnes » étaient présentes au départ de la manifestation, rapporte France Bleu Gironde.

LYON

~70 GJ ont tenté de se rassembler en début d'après midi place Bellecour, dans le centre de Lyon. La police a verbalisé six personnes.
 Aucun gilets jaunes sur les épaules des manifestants, seuls un brassard par-ci ou un casque de moto par là affichaient du jaune.

La police est rapidement intervenue pour empêcher tout regroupement. Elle a également procédé à plusieurs verbalisations en rapport avec l'interdiction de manifester prononcée par le préfet. Les personnes verbalisées se voient citées à comparaître devant le tribunal.

Dispersés en petits groupes de 2 à 4 personnes aux quatre coins de la place, les manifestants ont crié à tout de rôle des slogans hostiles à la police...

MONTPELLIER




TOULOUSE


AMIENS

Syndicats et gilets jaunes en soutien aux cheminots dans la gare d'Amiens

Valence

Nancy


Marseille

(là c'était le 5dec)

Montargis

On se baladait et tout à coup on était bloqué d
ans un magasin par les gilets jaune qui eux étaient déviées par les crs.
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Les Ferracci, Macron et les affaires; et un "nouveau FLNC jaune"

Pierre Ferracci, né en 1952, est un dirigeant français corse (de Suartone Corse-du-Sud), expert en politique sociale et dirige le groupe de conseil Alpha qu'il a fondé (a participé à la « commission Attali » ). Il est président du Paris Football Club depuis 2012...
Il est également le père de Marc Ferracci, brillant économiste anti-social/libérae et ami très proche d’Emmanuel Macron (ils ont été témoins de mariage l’un de l’autre).
Et sa belle-fille Sophie fut chef de cabinet de M. Macron quand il était ministre de l’économie, puis de la ministre de la santé et des solidarités, Agnès Buzyn.
Marc et Sophie Ferracci, le couple stratégique de la campagne d’Emmanuel Macron (https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/26/marc-et-sophie-ferracci-les-epoux-strateges-de-la-campagne-d-emmanuel-macron_5117922_4854003.html)
C'est une des branches visibles de l’oligarchie de la Macronie. Ferracci est « pote avec Jacques Attali, Alain Minc, Christine Lagarde, Benoît Hamon, François Hollande et bien d’autres » (Le Canard enchaîné, 18/12/2019).

Après c'est la "justice" du continent qui va essayer de masquer les fraudes de cette famille proche de Macron et empêcher la destruction de villas+piscine construites de manière illégale

Edifiées en 2013 près de son village natal il a deux villas de plus de 300 mètres carrés chacune, ainsi qu’une piscine, sur un terrain dominant la superbe anse de Rondinara, une des plus belles plages d’Europe.

Le 8 février 2016  pour la construction illégale de magnifiques villas à proximité de la baie de Rondinara, la société civile immobilière de Pierre Ferracci (Tour de Sponsaglia) est condamnée par le tribunal correctionnel en première instance, à 1 000 000 €, la peine maximale pour ce type d'infraction.

Le 6 juillet 2017, la cour d’appel de Bastia confirme le jugement de première instance en ne demandant pas la démolition des constructions ; elle ne se prononce pas sur l’amende, puisque Pierre Ferracci n’a pas fait appel31.

La décision de la cour de cassation du 19 mars 2019 pour les villas Ferracci à Bonifacio délivre un autre message : une amende d'un million d'euros ne dédouane pas d'un permis illégal. Le principe de réparation intégrale des espaces naturels est supérieur. La plus haute juridiction a annulé l’arrêt de la cour d’appel de Bastia lui reprochant notamment de ne pas avoir ordonné la remise en état de la zone où ont été construites les deux villas. Une zone classée remarquable.
Le dossier a été renvoyé devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, l’association U Levante peut donc redemander la démolition des bâtiments. Le jugement est prévu dans >trois ans...

Le 20 décembre 2019, les villas "Ferracci" sont la cible d'un attentat aux bouteilles de gaz. BOUM

Le 23 decembre 2019 attentat revendiqué par le FLNC.
Il s'agit de la première action violente assumée par ce groupe nationaliste corse depuis qu'il a annoncé s'engager dans un « processus de démilitarisation », en mai 2016.
Une forme de justice corse style "gilets ultra-jaunes"; enfin elles sont "démolies"!

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Et les riches de + en + riches: 2 exemples

A quelques jours du passage à 2020, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq affichent des hausses annuelles de 29%, 23% et 36%. Les cours ont été soutenus par la croissance et par la politique accommodante de la banque centrale.
Le Nasdaq a franchi la barre symbolique des 9.000 points jeudi soir, pour la première fois de son histoire.

Comment Arnault est devenu le plus riche du monde, devant Bezos et Gates
Une affaire en or: en rachetant, pour 16,2 milliards de dollars, le joaillier américain Tiffany, l'homme d'affaires français Bernard Arnault serait devenu l'homme le plus riche du monde, selon Challenges.
Il était jusqu'ici, cette année, à la quatrième place du célèbre classement Forbes des plus grandes fortunes du monde, publié en mars dernier. Avec ses 76 milliards de dollars, il se trouvait encore derrière Jeff Bezos (1er avec 131 milliards de dollars), Bill Gates (2e avec 96,5 milliards), et Warren Buffett (3e, avec 82,5 milliards).

Sauf que... D'abord, Jeff Bezos a divorcé, cet été. Une séparation qui lui a coûté... 38 milliards de dollars! Si l'action d'Amazon s'est, depuis, envolée, son emblématique patron a tout de même perdu quelques plumes dans l'affaire. Il dispose désormais d'une fortune de 108,3 milliards de dollars.
pour voir l'évolution des milliardaires; voir ce système
https://public.flourish.studio/visualisation/1003524/

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Une chanson pour la fin


Le fric se ramasse à la pelle
Sitôt qu’on devient président
Et les poings levés vers le ciel, à genoux
Les petits fainéants
Avant de fermer les paupières
Font une dernière prière
Petit Papa Macron
Arrête de prendre mon pognon
Pour le filer aux grands patrons
Je crois bien qu’tu m’prends pour un con
Fais gaffe, ça va partir
On va tout te démolir
Un jour, tu t’en mordras les doigts
Quand on va te virer de là
Il me tarde tant que la France se lève
Et commence enfin à lutter
Qu’elle fasse des manifs et des jours de grève
Ça va finir par péter
Petit Papa Macron
Arrête de prendre mon pognon
Pour le filer aux grands patrons
Je crois bien qu’tu m’prends pour un con

Tes lois scélérates sont passées
Nous étrangler, c’est ton credo
Tu fais voter tes députés
Comme un seul homme, ces godillots
Tu dis « mon peuple », tu t’en grises
Mais on sait que tu nous méprises

Va falloir descendre de ton beau nuage
Viens par là, entendre raison
Tu vas prendre quelques claques au passage
Et on d’mand’ra pas pardon

Petit Emmanuel
Arrête de prendre mon oseil
Pour le filer aux grands patrons
Je crois bien qu’tu m’prends pour un con

mardi 20 août 2019

quelques news en France sur les répressions et les Gilets jaunes notoires GiJN en ce 20 aout 2019

19 aout st-etienne

Gilets jaunes: un nouveau manifestant condamné

Alors qu’il participait à l’acte XIII du rassemblement à Saint-Étienne le 9 février dernier, un jeune homme a été interpellé par la police. Poursuivi pour violences et rébellion, il écope de six mois de prison avec sursis.

Rappel acte XIII du rassemblement à Saint-Étienne le 9 février

SAINT-ETIENNE : HUIT POLICIERS LÉGÈREMENT BLESSÉS, ONZE INTERPELLATIONS

Huit policiers ont été légèrement blessés par des jets de projectiles à Saint-Etienne en marge de la manifestation   lors d’affrontements avec de petits groupes de manifestants, dont onze ont été interpellés.

Une partie des 500 Gilets jaunes qui avaient manifesté sans heurt à partir de 14 heures dans les rues de la ville étaient repartis lorsque vers 17 heures des groupuscules s’en sont pris aux policiers.

Mobilisés pour empêcher les manifestants de rejoindre un centre commercial de Centre-Deux, les policiers ont ainsi fait usage de gaz lacrymogène et de lanceurs de balles de défense. Onze personnes été interpellées lors de cet épisode, selon la préfecture.


https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/08/19/gilets-jaunes-un-nouveau-manifestant-condamne
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17 aout Priscillia Ludosky

Priscillia Ludosky, l’une des figures du mouvement des gilets jaunes a adressé une liste de questions à ceux qui critiquent les manifestants.

« Toi qui critiques les gilets jaunes, j’aurais quelques questions pour toi, stp » écrit-elle sur les réseaux sociaux :

« – dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que des enfants naissent sans jambes ou sans bras ? Si ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard qu’à l’aube chaque élection on te promette monts et merveilles , qu’on construise à tout va des ronds point inutiles alors qu’il manque d’hôpitaux, de crèches etc .. ? Si ?

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que les lanceurs d’alertes qui dénoncent des réalités soient persécutés, emprisonnés, violentés ce qui est clairement signe qu’ils disent vrai ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un simple oubli de la part de De Rugy de ne pas avoir communiqué les justificatifs de dépenses au sujet de la taxe carbone qu’il m’avait promis ?? Si ??

– dis moi que tu ne crois pas que les produits que nous consommons sont bons pour notre santé ?
– dis moi que tu ne crois pas que la voiture électrique soit inoffensive et ne pollue pas ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard si on arrête de rembourser l’homéopathie, qu’on rejette la pratique de l’aromathérapie ? C’est pas DU TOUT pour favoriser l’industrie pharmaceutique …

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard si des enfants disparaissent partout sans qu’on ne les retrouve jamais ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard si les jeunes de banlieue et les gilets jaunes sont jugés à la vitesse de l’éclair lorsque des pédophiles continuent d’agir dans les écoles, les jardins d’enfants, des orphelinats, les DASS, les foyers …
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que ton enfant arrive en 6ème et ne sache toujours pas lire ?? Si ?

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que toi TPE/PME tu paie entre 28 et 33% d’impôt et que GOOGLE, AMAZON, FACEBOOK et les autres ne paient quasiment rien ? Si ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que de plus en plus de gens développe des cancers et autres longues maladies ? Que les pesticides et autres produits chimiques déversés dans les fleuves sont juste « des erreurs de parcours » ? Si ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que tu lâches 5000e aux auto écoles alors 30h suffisent pour savoir conduire !?

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal qu’on traite les intérimaires comme de la merde ? et les salariés de beaucoup d’entreprise d’ailleurs..
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal que tout le monde paie le même taux de TVA alors que tout le monde n’a pas les mêmes revenus ? Si ??
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal que des membres du gouvernement aient des propos déplacés ou propagent des fake news sans qu’ils en soient inquiétés ?

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que ce soit la police qui enquête sur la police ( IGPN/IGGN) ? Si ? vraiment, tu crois ??
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que Facebook censure certaines de nos publications alors qu’elles ne sont ni violentes, ni à propos polémiques ou irrespectueux mais que les femmes à poil ça passe ???

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que les livres scolaires d’histoire ne disent pas tout et ne traite pas tout ??
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit un hasard que pas mal de gilets jaunes aient perdu leur travail, ait subi des pressions de leurs employeurs (surtout dans la fonction publique) ? Si ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal qu’on ne sache pas ce qu’ils font de nos taxes ??
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal que des élus puissent être à leur poste avec un casier judiciaire ??

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal qu’un président refuse que soit comptabilisé le vote blanc alors que ça, comme mesure, ça ne lui coûte rien. ..et ça ne peut qu’exprimer la réalité de l’expression démocratique

– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal que les policiers ayant abusé de leur pouvoir et exercé la force au point de tuer ne soient pas sanctionnés ?
– dis moi que tu ne crois pas que ce soit normal que les hyper/supermarchés qui n’ont pas respecté la loi en matière d’installation de leurs magasins ne règlent les pénalités associées à ces pratiques illégales (418 millards d’euros non perçues pas l’etat)
– dis moi ? t’y crois vraiment ?? »

https://www.gj-magazine.com/gj/priscillia-ludosky-remet-en-place-les-anti-gj/
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mercredi 14 août à Brive


Une Gilet jaune, jugée en juillet à Brive, a écopé d'un travail d’intérêt général pour avoir insulté Emmanuel Macron, le président de la République sur les réseaux sociaux.
Une Corrézienne de 59 ans, militante du mouvement des Gilets jaunes, avait comparu le 5 juillet au tribunal correctionnel de Brive pour avoir proféré des injures envers le président de la République sur un réseau social.

Le jugement a été rendu ce mercredi 14 août à Brive. Elle a été condamnée à une peine de 70 heures de travail d’intéret général, à effectuer dans un délai de 18 mois sous peine de passer deux mois en prison.

Le procureur de la République avait requis une peine de 70 heures d’intérêt général. Le jugement rendu a donc suivi le parquet dans cette affaire.

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde-19100/actualites/des-travaux-d-interet-general-pour-la-gilet-jaune-qui-avait-injurie-emmanuel-macron-sur-les-reseaux-sociaux_13623445/#refresh
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Concarneau. Une ronde autour du rond-point pour « Johnny », un Gilet jaune qui vient de décéder

Plus de 250 Gilets jaunes ont rendu hommage dimanche après-midi à Bernard Lucas, alias « Johnny », l’un des leurs, disparu jeudi à Concarneau.



C’est sur les paroles de Johnny Hallyday Un jour l’amour te trouvera que les amis de « Johnny » le Concarnois, alias Bernard Lucas se sont retrouvés dimanche après-midi au QG de La Boissière, à Concarneau.

Plus de 250 personnes, vêtues de jaune pour la plupart ont rendu un hommage à leur camarade disparu jeudi. Un moment émouvant pour lui dire « Kenavo Johnny et bon vent ».
Avec une très longue minute de recueillement dans le silence aux sons des voitures empruntant la bretelle d’accès nord à Concarneau.


Et une ronde main dans la main autour du rond-point de La Boissière qui aurait bien plus à « Johnny », Gilet jaune de la première heure. À coups de klaxon aussi, les conducteurs ont salué à leur manière l’une des figures locales de Concarneau, qui parcourait les rues de la ville dans sa Ford Ascona verte déversant à plein volume les chansons de Johnny, son idole.
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en Corse

l’irréductible gilet jaune de Balagne
S’il devait rester un seul gilet Jaune, ce serait, sans doute, Martin Grisoni. Depuis ce fameux 17 novembre 2018, à l'exception de ces 15 derniers jours en raison de la perte de son épouse, ce retraité de la Poste originaire de Calenzana et demeurant à Moncale, se déplace chaque samedi, comme c'était encore le cas aujourd'hui au radar situé sur la RT30 à la sortie de Calvi, en direction de Lumio pour revendiquer et défendre les retraités. Martin a pour seule arme sa bandera, des panneaux revendicatifs, hostiles au Président de la République et un porte-voix pour prêcher la bonne parole, sans haine, sans violence, sans insultes. Bravo à lui pour une telle persévérance.
https://www.corsenetinfos.corsica/Les-insolites-de-l-ete-l-irreductible-gilet-jaune-de-Balagne_a43145.html

mardi 23 juillet 2019

Corse: pourquoi le mouvement des gilets jaunes n'a pas embrasé la Corse? sociologue Jean-Louis Fabiani, auteur du livre “Sociologie de la Corse”; André Fazi, politologue et maître de conférences à l’université de Corse

C'est en Corse qu’Emmanuel Macron a bouclé le jeudi 4 avril  2019 son tour de France en 80 jours par un 15e et ultime grand débat, boudé par les nationalistes qui appellent à une demi-journée ”île morte”.

Le président ds'est rendu vers midi dans le village de Cozzano, à une heure de route d’Ajaccio. Les 360 maires de l’île ainsi que les parlementaires et dirigeants de la collectivité ont été invités et environ 130 maires ont répondu présents, selon les associations de maires.

Si cette dernière étape est un hasard du calendrier, selon l’Élysée, elle a été loin d’être la plus facile pour le chef de l’État. Car depuis sa visite tendue l’an dernier, ses relations avec les nationalistes, vainqueurs des élections territoriales, ne se sont pas améliorées.

Si l’accueil s’annonce glacial, Emmanuel Macron ne devrait toutefois pas trouver sur sa route un grand nombre de gilets jaunes, comme ce fut  le cas à Angers ou en Haute-Savoie lors de ses précédents déplacements dans le cadre du grand débat.

De fait, “le mouvement a été moins spectaculaire et a beaucoup moins pris que sur le continent”, explique au HuffPost le sociologue Jean-Louis Fabiani, auteur du livre “Sociologie de la Corse”.

Les raisons de la colère existent pourtant sur l’Île de Beauté: avec un prix de l’essence systématiquement plus cher que sur le continent (10 à 15 centimes de plus pour un litre en moyenne), des produits alimentaires 7 à 8% plus coûteux, un taux de pauvreté qui atteint les 20%, les revendications sociales sont encore plus fortes en Corse.

Mais “l’expression publique corse a toujours pris des formes particulières, répond Jean-Louis Fabiani. Il y a par exemple une vraie différence avec les gilets jaunes sur les ronds-points sur le continent, où les gens viennent aussi chercher de la sociabilité et de la solidarité. En Corse, ce lien est déjà très présent dans les familles et les villages, et s’exprime moins sur la place publique.”

“On ne voit pas trop la pauvreté en Corse, elle reste très cachée, parce qu’il existe ces liens de solidarité entre habitants et de l’orgueil aussi”, décrit-il encore.

Un pas en avant avec la conférence sociale de janvier 2019

Un autre sentiment domine aussi sur l’île de Beauté selon le sociologue: ici, quel que soit le sujet sur la table, “on ne doit pas s’aligner sur le continent. Beaucoup de Corses ne veulent pas être la remorque de celui-ci”.

“En Corse, on est très ethnocentré, abonde le sociologue Thierry Dominici interrogé sur France 3 Corse. (...) En raison (notamment) du rapport centre-périphérie, on part du principe que ça concerne le centre, et puis dans le discours des mentalités nationalistes, on aime souvent rappeler que finalement, c’est, peut-être, une nouvelle affaire franco-française ou simplement française”.

Selon des témoignages d’insulaires compilés par Corse-Matin, “le mouvement (des gilets jaunes) a été miné par la division, l’incapacité à se structurer, l’éternelle pudeur d’une Corse dans ses rapports à la précarité, jusqu’au rejet d’un élan ‘trop français’”, résume le quotidien régional.

La conférence sociale du mois de janvier, décidée par la Collectivité de Corse, peut elle aussi expliquer la mobilisation moindre des gilets jaunes sur l’île. Élus, représentants d’associations et gilets jaunes y ont trouvé un premier terrain d’entente pour améliorer le niveau de vie sur le territoire.

Joint par Le HuffPost, le député autonomiste de Haute-Corse Jean-Félix Acquaviva, allié de Gilles Simeoni, y voit une réponse politique apportée par les nationalistes corses qui a permis d’endiguer la colère des gilets jaunes.

“On a lancé (cette) conférence sociale et territoriale avec deux sujets prioritaires: les prix des carburants et les prix des marchandises. Un accord a été signé sur une baisse des prix de près de 240 produits pour les mettre au niveau minimum national. Sur le prix des carburants, il y a eu une demande de transfert de compétences à la collectivité pour réduire les marges et baisser la TVA. Cette mesure est soutenue par les gilets jaunes corses.”

“Il y a donc un phénomène de convergence entre gilets jaunes, autonomistes, syndicats et entrepreneurs”, synthétise l’élu, en renvoyant la balle dans le camp d’Emmanuel Macron, à qui les nationalistes reprochent de ne pas tenir compte des conclusions de leur conférence. Au risque de faire resurgir les violences qui ont longtemps rythmé la vie des corses.

Le retour de la violence?

La casse, que l’on a pu voir notamment lors de manifestations de gilets jaunes à Paris ou à Bordeaux, s’est d’ailleurs exprimée d’une autre façon en Corse. Elle a pris ces derniers jours la forme d’une série d’explosions ou de tentatives d’attentat qui ont fait monter la tension.

Le week-end avant sa venue en Avril, deux villas ont ainsi été plastiquées, à Sagone et Venzolasca. Lundi, ce sont des charges, qui n’ont pas explosé, qui ont été découvertes devant deux bâtiments des finances publiques à Bastia. “Un coup de semonce contre la fiscalité dictée par le gouvernement”, estime le sociologue Jean-Louis Fabiani.

Déjà, dans la nuit du 9 au 10 mars, alors que la visite présidentielle était d’abord attendue le 19 mars -avant que l’Élysée ne l’annule-, six résidences secondaires avaient été ciblées. L’île n’avait pas connu de telles actions violentes coordonnées depuis décembre 2012.

“Le niveau d’incertitude est maximal en Corse actuellement, selon Jean-Louis Fabiani. On est un peu au point de croisement des chemins et un retour à l’action clandestine reste possible”.
En cause: l’impatience croissante des Corses et des nationalistes face à leurs requêtes d’une plus grande autonomie fiscale et législative.

“Il est prématuré de parler de résurgence de violence politique, même si certains faits vont dans ce sens, nuance côté le député autonomiste Jean-Félix Acquaviva, convaincu d’avoir “un choix irréversible vers la démocratie.”

Pour autant, “le déni du gouvernement d’un dialogue ouvert avec les nationalistes, cette condescendance présidentielle, les rendez-vous manqués, tout cela n’a fait qu’alimenter les tensions”.

Parmi les rendez-vous manqués, la venue d’Emmanuel Macron en février 2018 pour un hommage au préfet Érignac mort 20 ans plus tôt, reste dans toutes les têtes des élus locaux.

Des nationalistes “humiliés” en février 2018

André Fazi, politologue et maître de conférences à l’université de Corse, résume cette visite présidentielle au HuffPost:

“Ce déplacement a été compris par les nationalistes non seulement comme une fin de non-recevoir, mais comme une volonté de les humilier. D’abord à Ajaccio lors du discours d’hommage au préfet; puis à Bastia où les élus locaux ont été fouillés au corps au vu de tous, avant d’écouter un discours écartant toutes les principales demandes de la nouvelle majorité territoriale et annonçant par moments une sorte de reprise en main étatique.”

Le sociologue Jean-Louis Fabiani y a vu lui “un point de bascule” après une visite “ostentatoire” du président. Ce jour-là, “l’arrogance macronienne a touché de plein fouet la susceptibilité corse”, analyse-t-il.

Selon lui, “la venue de Macron permet aux deux fractions nationalistes (Inseme per a Corsica, le parti non violent de Gilles Simeoni; et Corsica libera, qui ne condamne pas la lutte armée, NDLR) de se retrouver, en s’opposant de manière unique au pouvoir central”. Malgré tout, “beaucoup de Corses restent anti-nationalistes, et beaucoup de gens qui ont voté pour les nationalistes sont aujourd’hui déçus par leur politique et s’interrogent sur leurs capacités à exercer au gouvernement régional.”

Le député Jean-Félix Acquaviva estime lui que “la population croit encore au projet politique” des nationalistes, notamment avec cette opération ”île morte” le jeudi 4avril de midi à 18h. Il note surtout la “responsabilité” des nationalistes qui tendent la main à Emmanuel Macron dans l’espoir d’un compromis. Mais il met en garde: “Ce sera un point de départ. Si (cette visite) n’est pas suivie d’effets, nous prolongerons nos actions. Il n’y aura pas de renoncement.”

Les dirigeants nationalistes, qui avaient annoncé boycotter cette dernière étape du grand débat avec Emmanuel Macron en Corse, l’ont “invité” mercredi à venir ”échanger” jeudi matin à l’Assemblée de Corse. Une invitation rapidement refusée par le chef de l’État. L’Élysée a toutefois ajouté que “le président de la République est tout à fait disponible pour un échange avec MM. Simeoni et Talamoni à Cozzano ou à Paris dès qu’ils le souhaiteront”.

Référence

https://www.huffingtonpost.fr/entry/corse-pourquoi-le-mouvement-des-gilets-jaunes-na-pas-embrase-lile_fr_5ca46ef4e4b0798240247a08

mardi 2 avril 2019

4 avril 2019, Macron et la Corse avec la journée du grand débat "des bas" avec les maires à Cozzano--> la même approche que le GJ; ne pas y participer et boycotte, et en plus "isola morta"



Rappel: la collectivité de Corse a négocié avec les gilets jaunes dès novembre 2018


Aiacciu, u 27 di nuvembre di u 2018

CUNSIGLIU ESECUTIVU DI CORSICA Presidenza di u Cunsigliu
CUMUNICATU DI STAMPA

LE CONSEIL EXECUTIF DE CORSE DEMANDE LE GEL DU PRIX DU CARBURANT EN CORSE ET L’INSTITUTION D’UNE CONFERENCE SOCIALE VISANT A COMPRENDRE ET COMPENSER LA CHERTE DU PRIX DU CARBURANT EN CORSE

voici le texte en Français:

Le Conseil exécutif de Corse, réuni ce jour à Aiacciu, a abordé la situation politique, économique, et sociale créée par la décision du Gouvernement d’augmenter la fiscalité appliquée au carburant à partir de janvier 2019, et fait le point sur les échanges intervenus au cours des derniers jours avec des membres des « gilets jaunes » insulaires, ainsi qu’aujourd’hui avec les représentants du Collectif «Agissons contre la cherté du carburant en Corse ». Il réaffirme dans un premier temps son attachement à la transition énergétique et à la construction d’un modèle économique et social fondé sur le développement durable.
Dans cette perspective, la fiscalité écologique peut être un instrument utile et adapté, dès lors que son utilisation s’inscrit dans une cohérence d’ensemble prenant en compte les difficultés rencontrées par les citoyens au quotidien, et particulièrement celles et ceux qui sont frappés par la précarité et la pauvreté.
Le Conseil exécutif de Corse constate à cet égard que la décision d’augmentation brutale du prix du carburant prise par le Gouvernement est, sur la forme et le fond, impossible à accepter et supporter pour une majorité de foyers. Il exprime sa solidarité avec les principes du texte en date du 27 novembre signé par les Présidents de région, visant à impliquer les régions françaises de droit commun dans la construction d’un nouveau modèle économique et social.
Il rappelle que la Corse est frappée beaucoup plus durement que d’autres collectivités et territoires par la cherté du prix du carburant et ce pour plusieurs raisons :

  • le taux de pauvreté, avec plus de 20% de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté;
  • le cloisonnement interne de la Corse, et son caractère d’île-montagne;
  • le caractère proportionnellement moins développé que sur d’autres territoires des moyens de transport en commun;
  • enfin et surtout, le fait que le prix du carburant était déjà, en amont de la hausse du carburant projetée par le Gouvernement, très supérieur au prix moyen avec le continent français : en juillet 2018, + 12,88 centimes d’€ de différence entre le prix moyen par litre pour le SP 95 et +11,55 centimes d’€ de différence pour le gazole (source : Corsica Statistica observation du prix des énergies, juillet 2018).

Cette situation est d’autant plus anormale que la Corse bénéficie d’un taux réduit de carburant de TVA, fixé à 13% contre 20% sur le continent, ce différentiel ne profitant  pas in fine au consommateur. De plus, la fiscalité préférentielle mise en place pour inciter à la consommation des  bio-carburants ne profite pas aux automobilistes de Corse, les dits bio-carburants n’étant pas distribués en Corse. Enfin, la situation de surprix actuel conduit à annihiler les efforts faits par la Collectivité de Corse qui a choisi, bien que durement frappée par la limitation des dotations de l’Etat, de ne pas augmenter sa fiscalité propre, et notamment la part lui revenant sur la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, y compris lorsque de nombreuses régions l’ont fait. Ce choix de ne pas augmenter la fiscalité, maintenu jusqu’à aujourd’hui malgré les difficultés budgétaires et financières héritées des gestions passées, est un choix  politique du Conseil exécutif de Corse et de la majorité territoriale, afin de ne pas aggraver les difficultés rencontrées par les ménages et entreprises insulaires du fait de la situation économique et sociale.
Cette situation d’ensemble vécue par la Corse et les Corses appelle donc des mesures fortes, à la mesure du désarroi, de l’incompréhension, et quelquefois de la colère manifestés légitimement par une grande majorité d’insulaires.
 Le Conseil exécutif de Corse demande donc solennellement au Gouvernement de ne  pas appliquer à la Corse les hausses du prix du carburant prévues à compter du 1er janvier 2018, et ce au double motif d’une part de la solidarité que la Collectivité de Corse exprime avec les régions de droit commun et régions et territoires d’Outre-Mer se reconnaissant dans cette revendication, d’autre part de la singularité de la situation de la Corse, qui est déjà dans une situation d’inégalité par rapport au prix moyen du carburant.

Le mépris de Macron vis-à-vis des élus de l'Assemblée de la Corse

Macron été invité à l'Assemblée. Gilles Siméoni a appris par la presse qu'il déclinait cette invitation.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/gilles-simeoni-jean-guy-talomoni-invitent-emmanuel-macron-assemblee-corse-1649478.html

 Pourquoi les élus autonomistes, par deux fois élus, ne vont pas aller à Cozzano, cette commune du sud de Palneca?



Le président autonomiste du conseil exécutif corse Gilles Simeoni ne «participera pas en l'état» au grand débat jeudi dans l'île entre les maires et le président Emmanuel Macron, mais reste «disponible pour le dialogue», a-t-il indiqué aujourd'hui. Estimant que «la venue du président Emmanuel Macron en Corse s'inscrit dans un climat tendu», Gilles Simeoni craint dans un communiqué que la «situation de crise économique et sociale structurelle et de blocage politique ne p(uisse) conduire qu'à la résurgence de la logique de conflit, et donc à une impasse, aussi bien pour la Corse que pour l'Etat».

«Il est de notre devoir commun, en Corse comme à Paris, de rompre cette spirale funeste, d'ouvrir enfin un réel dialogue, et de construire une perspective politique acceptable pour toutes les parties», ajoute-t-il. Estimant que «dans son format actuel» le dernier épisode du grand débat national organisé jeudi à Cozzano (Corse-du-Sud) entre Emmanuel Macron et les maires insulaires sera «une nouvelle occasion manquée» pour avancer sur les revendications nationalistes (prisonniers, langue, autonomie fiscale...), il indique qu'il ne «participera pas en l'état» à cette rencontre, tout en assurant que «la majorité territoriale reste disponible pour le dialogue».

«Je considère, avec l'ensemble de la majorité territoriale, que tout doit être tenté pour que la venue du chef de l'Etat dans l'île marque l'ouverture d'un nouveau cycle dans les relations entre la Corse et l'Etat», écrit-il. Concernant l'appel de la coalition nationaliste Pè a Corsica, formée de son parti (Femu a Corsica), de celui de Jean-Guy Talamoni (Corsica Libera) et de celui de Jean-Christophe Angelini (PNC) à une demi-journée «Isula Morta» (Ile morte) jeudi entre 12h et 18h, Gilles Simeoni souhaite que cette opération soit «un acte de protestation symbolique» visant à «témoigner massivement de notre refus de la situation actuelle».

Vendredi, le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait déjà indiqué à l'AFP qu'il «n'irait pas à Cozzano», assurant que les nationalistes ne pratiquaient «pas une politique de la chaise vide» mais que «cette visite n'a(vait) strictement aucune chance de déboucher sur un dialogue». Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont précisé être à Paris aujourd'hui pour s'entretenir avec le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. Le syndicat des travailleurs corses (STC) a déposé plusieurs préavis de grève pour jeudi, notamment pour les Chemins de Fer et la Collectivité de Corse.

Cozzano

http://www.cozzano.corsica/

Référence

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/macron-en-corse-gilles-simeoni-ne-participera-pas-au-debat-20190401

L'interview à Corse-matin de Macron

https://www.corsematin.com/article/derniere-minute/emmanuel-macron-accorde-un-entretien-exclusif-a-corse-matin

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10 septembre 2025, BDS « Boycott, Désobéissance et Solidarité ». Macron et ses mercenaires vous etes finis. Gilets jaunes tous à nos Actions!

 Lancée le 19 juillet 2025 sous la forme d'un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total, général et illimité du pay...