article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est mort. Afficher tous les articles
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mardi 3 décembre 2019

dimanche 1er dec 2019-marseille-1an-zineb

Je tenais à aller à Marseille le dimanche 1er dec 2019 pour les 1an de la mort de Zineb tuée par 2 CRS de ST-Etienne lors de l'acte III samedi 1dec 2018.
Voici mon compte-rendu.

Comme expliqué lors de mon dernier post de préparation du sam 30nov acte 55
https://stef-mottin.blogspot.com/2019/11/preparation-acte-55-samedi-30-nov-et.html



voici une photo prise par la famille
lors de l'arrivée de Zineb, 80 ans,
à l'hopital.


il y avait 2 actions sur Marseille

Marseille samedi 30 nov national

un acte 55 dédié à Zineb, aux personnes tuées par les FDO, et à toutes les victimes de violences policières, mutilé.es, blessé.es, etc.

--> plus de 2000GJ

Le lendemain, dimanche 1er Décembre, à 18h55, à l’heure du tir meurtrier contre Zineb, un rassemblement a eu lieu sous ses fenêtres, en bas de rue des Feuillants, dans le quartier de Noailles, à Marseille. 

Ni oubli, ni pardon.

Nous étions ~200 personnes pour entourer les deux filles de Zineb à 18h55.

1h avant le 18h55.

12 rue des feuillants, Marseille.
Au premier plan,
une des 2 filles de zineb
qui nous remerciera 
(voir video ci-dessous)

au 4ième étage

l'entrée de son immeuble, le n°12

 toute la rue est taguée en rouge de prénom de Zineb


j'ai fait des photo le lundi matin en plein jour.
on voit son immeuble 
au dessus du 3e magasin en partant de la droite.

dans Marseille
ce tract a été collé de nombreuses fois.
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mes videos des 3 moments de cette "cérémonie" du dimanche 1er dec 2019  18h55

35s de présentation de cette hommage à Zineb

prise de parole d'une des filles de Zineb



une partie du chant: 
"nous sommes tous des enfants de Zineb"

Je me suis présenté à celles qui ont organisé ce rassemblemnt en mémoire de Zineb.

Elles m'ont conduit à rencontrer les deux filles de Zineb.
J'ai parlé avec la fille de Zineb qui remercie dans la deuxième vidéo ci-dessus.

J'ai présenté mon vieux drapeau "Zineb 80ans tuée par des CRS de ST-Etienne acte III à Marseille" que je traîne depuis des mois et que je cache dans un parapluie dès fois. Contrôlé 3fois avec, après la lecture, aucun policier n'a osé me l'enlever.

J'ai expliqué l'histoire de ce drapeau et de nos actions liées à la compagnie 50 des CRS de ST-Etienne, y compris lors de la visite de la ministre de la justice en nov 2019 où étaient une partie de la compagnie 50.
https://stef-mottin.blogspot.com/2019/11/vendredi-22-nov-2019-les-gj-accueillent.html

Ce fut un moment très émouvant car elle porte un grand médaillon autour de son cou avec le portrait de sa maman.

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On ne veut que la Justice.
Pas d'impunité pour ces 2 CRS et pour le capitaine qui a donné l'ordrelors de l'acte III et qui a accepté al médailel de la honte dite "des gilets jaunes" des mains de gaz-ta-mère.

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Traitement par les media a été important pour ce samedi 30 nov 2019





"Nous souhaitons des poursuites rapides contre les CRS fautifs" : un an après la mort de Zineb Redouane à Marseille, l'enquête repart à zéro
Il y a un an à Marseille, en plein mouvement des "gilets jaunes", Zineb Redouane, 80 ans, mourait après avoir reçu une grenade lacrymogène en plein visage, alors qu’elle fermait la fenêtre de son appartement. L'enquête, dépaysée à Lyon, reprend depuis le début.
Selon les informations de franceinfo, deux juges d’instruction lyonnais ont été désignés mi-nov 2019. Les investigations vont donc reprendre à zéro.

La famille de Zineb Redouane n’a jamais pardonné au procureur de Marseille Xavier Tarabeux ses propos au lendemain de la mort de la vieille dame : il avait affirmé "qu’à ce stade, on ne pouvait pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès". Le magistrat vient d’ailleurs d’être muté à Metz. L’avocat des enfants de Zineb Redouane y voit une mutation-sanction : "Tout ce qui a été fait à Marseille jusqu'à maintenant, c'était simplement d'entraver l'enquête et de faire en sorte que le tireur ne soit pas identifié, affirme Me Yassine Bouzrou. Lorsqu'un procureur dit n'importe quoi dans un dossier ou lorsque des enquêteurs ne sont pas capables de saisir des armes ou d'identifier un tireur alors qu'il y a des caméras partout, on peut en effet se poser des questions."

Un an après la mort de Zineb Redouane, le tireur n’a toujours pas été identifié.
L’avocat de la famille demande le placement en garde à vue des cinq CRS qui avaient des lance-grenade ce jour-là. Lors de leurs auditions ils ont dit ne pas savoir qui avait tiré. Pour la famille de l’octogénaire, "ils savent pourtant forcément". Me Bouzrou demande "tout simplement que le tireur soit interpellé, poursuivi en justice, et que les enquêteurs réalisent une enquête normale, c’est-à-dire que lorsqu'ils décident d'entendre des CRS ou de saisir des armes, qu'ils aillent au bout des investigations, et qu'ils ne se contentent pas d'un refus des CRS. Il faut que l'enquête aille au bout et que les personnes soient poursuivies en justice."

Des "poursuites rapides contre les CRS fautifs"
Et il espère que la procédure va s'accélérer : "La prochaine étape logique est le placement en garde à vue et la mise en examen des CRS qui disposaient de lance-grenades afin de les contraindre à dire la vérité, et à dire quel est le CRS qui a tiré sur madame Redouane. Nous souhaitons des poursuites rapides contre les CRS fautifs."

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/nous-souhaitons-des-poursuites-rapides-contre-les-crs-fautifs-un-an-apres-la-mort-de-zineb-redouane-a-marseille-l-enquete-repart-a-zero_3726281.html

« UN CRIME TOUJOURS IMPUNI »


manif du sam 30 nov 2019 

Zineb Redouane, 80 ans,  avait été touchée le 1er décembre 2018 alors qu'elle fermait les volets de son appartement, au 4e étage d'un immeuble situé sur la Canebière à Marseille.
A sa fenêtre, elle est  touchée au visage par des éclats de grenade lacrymogène. Elle meurt le lendemain sur la table d'opération à l'hôpital.
Un après on peut entendre dans la manifestation-hommage:
"on n'oublie pas, on ne pardonne pas"

une arrestation en milieu d'apres midi ce samedi 30 novembre


Il y a eu 2 arrestations pour jet de projectile et/ou outrage selon la pref.
Des heurts ont éclaté entre policiers qui ont eu recours au gaz lacrymogène et manifestants du côté du Centre Bourse. La Marseillaise rapporte quatre interpellations en fin de journée.


une video par un GJ 
qui montre la violence policière lors de cette manif.
gazage à fond et ca charge et ca jette au sol des personnes agées.



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des videos des medias


interview de la fille de Zineb


https://www.dailymotion.com/video/x7onbt1
ou sur leur FB:
https://www.facebook.com/laprovence/videos/596649041073287/?v=596649041073287



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interview de Sami Redouane, 55ans, fils ainé de Zineb Redouane
qui revient sur les faits et les preuves
et les photos à l'hopital
ou on voit la blessure au visage et poitrine.



C'est une affaire d'état.
écoutez Gaz-ta-mere.
C'est scandaleux


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à voir: une enquête indépendante
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Bruno Felix capitaine CRS de st-é 
qui a donné les ordres 
et qui a  refusé de donner à l'IGPN 
les cougars lanceurs de lacrymo MP7
a accepté et a reçu la médaille de la honte
de gaz-ta-mere

https://stef-mottin.blogspot.com/2019/07/18-juilllet-des-medailles-de-la.html

vendredi 23 août 2019

la grande fatigue des forces de l'ordre: 22 aout 2019, le père de la policière qui s'est suicidée le 22 aout (47ième suicide en 2019) témoigne: "Les Gilets jaunes avaient épuisé Sandra". MACRON et GAZ-TA-MERE m'ont TUEE par épuisement!

Philippe Ferreira, le papa de la jeune policière originaire du Tarn-et-Garonne qui a mis fin ses jours avec son arme de service, indique que sa fille avait été " épuisée " par le mouvement des gilets jaunes.

Agée de 27 ans Sandra Ferreira était passionnée de kick boxing 



Elle multipliait les médailles en kick boxing et boxe française.

Elle s'est donnée la mort dans le parking de sa résidence située à Drancy, en région parisienne. Elle était dans sa voiture.

Cela a été découvert par le compagnon de la jeune femme, lui aussi policier, vers une heure du matin. Il a aussitôt été pris en charge par une cellule psychologique.

La terrible nouvelle a provoqué un vif émoi dans les rangs du commissariat de police de Montauban. Avant de réussir son concours d'entrée dans la police nationale et de rejoindre Paris,...

Avant d'entamer sa carrière dans la police et de rejoindre Paris, la jeune femme avait été adjointe de sécurité au commissariat de Montauban de 2013 à janvier 2016. Elle était une championne en boxe française. Elle est d’ailleurs visible sur la page Facebook de la fédération française de kick-boxing sur des photos datant de 2017.

Avant de réussir son concours d’entrée dans la police nationale et de rejoindre Paris, en septembre 2016, Sandra Ferreira avait été adjointe de sécurité, durant trois ans, au commissariat de la cité d’Ingres (de 2013 à janvier 2016). Durant cette période, la jeune tarn-et-garonnaise a été alors collègue et élève de Laurent Cribier, entraîneur de l’équipe de France de boxe française-savate. Passionnée par toutes les disciplines de combat, elle a décroché ainsi de multiples titres nationaux. « Sandra est une fille que beaucoup d’entraîneurs aimeraient avoir. Elle a beaucoup de physique et beaucoup de gnac même si cela ne se ressent pas quand on la voit. Elle va toujours de l’avant, ne lâche rien. C’est, un peu, un mini-pitbull « disait Laurent Cribier, en juin 2015.

À Paris, Sandra a continué la boxe française au plus haut niveau. Dans la police, elle était affectée à la 21e compagnie d’intervention (CI) de la direction de l’ordre public et de la circulation ( DOPC), dans le XIX arrondissement de Paris. Son compagnon travaillait dans la même unité. L’IGPN a été saisie dans le cadre d’une enquête ouverte pour rechercher les causes de la mort, une procédure habituelle.

Selon les informations de la presse, la jeune policière aurait laissé une lettre avant de se donner la mort.

Philippe Ferreira est un homme  brisé par la mort de sa fille. « Je l’ai élevée tout seul, depuis qu’elle avait quatre mois. C’était mon seul enfant. »
Ce jeudi 22 août, il apprenait le suicide de Sandra.« C’est le commissaire qui m’a téléphoné de Paris pour m’annoncer...

La jeune femme s’était aussi faite remarquer lors de la manifestation du 1er décembre 2018 des Gilets jaunes dans la capitale. Une manifestation qui avait été le théâtre de violents incidents, durant de longues heures et de près de 200 interpellations.
Sur une vidéo de cette journée de l’agence Ruptly, on l’aperçoit en tenue de maintien de l’ordre, recouverte de peinture, concentrée malgré le danger, la fatigue et la difficulté, tenant un lanceur de balles de défense (LBD 40).


Pensons à ZINEB 80 ans tuée ce samedi 1er décembre 2018 acte III par 2 CRS de St-Etienne compagnie 50 et via l'ordre d'un capitaine qui a reçu la désormais célèbre absurde médaille "gilet jaune".


https://www.ladepeche.fr/2019/08/23/temoignage-poignant-du-pere-de-sandra-la-policiere-qui-sest-suicidee,8373451.php

https://actu17.fr/suicide-dune-policiere-a-drancy-sandra-etait-une-championne-de-boxe/

dimanche 7 juillet 2019

En 2018, 566 SDF dont 13 mineurs sont morts dans les rues en France. Du 01/2019 au 8 juillet 2019, 40 policiers se sont suicidés, 75 femmes ont été tués par leur "compagnons"...

566 SDF sont morts dans les rues en France. Ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont six de moins de 5 ans. 

Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans. En 2018, 566 personnes sans domicile sont mortes dans la rue en France, contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les Morts de la rue, qui recense chaque année ces décès.
« Durant les trois derniers mois avant son décès, chacune de ces personnes a vécu majoritairement dans des lieux non faits pour l’habitation ou en centre d’hébergement d’urgence ou temporaire », 
précise le collectif, qui a organisé un hommage public le 2 avril à Paris.
« Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement », 
selon Les Morts de la rue, qui précise sur son site Internet que

« ces listes ne sont pas exhaustives. La réalité nous est inconnue : peut-être dix fois plus de décès que ceux que nous citons ».

Je m'occupe depuis 2mois d'une femme sans papier enceinte de 4 mois. Actuellement elle est sur Lyon. Elle appelle chaque jour le 115. Elle a eu une logement 1 à 2 fois sur 7jours...
no comment.
Etre un gilet jaune c'est aussi agir contre l'injustice et la mauvaise gestion de l'argent public.

Plus de 13 000 morts entre 2012 et 2016

Chaque année, le collectif rappelle que plus d’une personne meurt chaque jour des conséquences de la vie à la rue. Selon l’étude 2008-2010 du centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm), qui croise les données du collectif et celles de la base nationale des causes médicales de décès, le nombre réel de morts de personnes sans domicile entre 2012 et 2016 serait près de six fois supérieur au nombre de morts connus par le collectif, soit plus de 13 000 morts.

Référence

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/13/en-2018-cinq-cent-soixante-six-sdf-sont-morts-dans-les-rues-en-france_5435648_3224.html

jeudi 4 juillet 2019

les "meurtriers" de la "gilet jaune" Zineb 80ans de Marseille vivent à St-Etienne: 3 CRS50 de La Talaudière. Détails des contre-expertises sur sa mort. Manif Gilet jaune à Marseille 1dec 19h: conclusion, elle aurait été tuée par 2 tirs (poitrine et visage) par cette CRS 50.

Zineb à la plage avant les tirs des gilets bleus
lors de la manif du sam 1dec 2018 des gilets jaunes.
PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX.
1juillet 2019, soit 7 mois après, ceux qui ont entraîné 
cet homicide ont l'impunité, pourquoi?

La CRS50 à la Talaudière 
(c'est 160pers; 132 fonctionnaires en tenue),
fêtait son anniversaire des 70ans
le 24 janvier 2015.

APRÈS LES NOUVELLES RÉVÉLATIONS SUR LES CONDITIONS DU DÉCÈS (cette semaine de juillet),  LA FAÇON DONT L’ENQUÊTE A ÉTÉ MENÉE,  LA CONTRE-AUTOPSIE RÉALISÉE À ALGER REND LE TRAUMATISME CONSÉCUTIF AUX BLESSURES CAUSÉES PAR LA POLICE « DIRECTEMENT RESPONSABLE DE [SA] MORT (par œdème pulmonaire aigu et  arrêt cardiaque) ».

CE DOCUMENT (de médecins légistes) BALAIE LA VERSION OFFICIELLE. IL JETTE UNE LUMIÈRE CRUE SUR LE FLOU DE L’AUTOPSIE FRANÇAISE ET CONTREDIT LES DÉCLARATIONS DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR CHRISTOPHE CASTANER ET DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DE MARSEILLE.
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Ce lundi matin 1er juillet 2019, à Paris comme à Marseille, les avocats de la famille Redouane ont reçu une visite. Celle d’un huissier, venu leur notifier la demande de dépaysement de l’enquête sur la mort de Zineb Redouane signée par Robert Gelli, le procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Cet avis doit être désormais soumis à la décision de la cour de cassation. Une routine judiciaire qui fera durer la procédure et perdre un temps précieux. Plus Six mois déjà que Zineb Redouane est partie.

C’est un autre document qui, ce même jour, relance pourtant spectaculairement le dossier, si besoin était, après les éléments déjà rendus publics la semaine dernière.

Après le rapatriement en Algérie du corps de Zineb Redouane, le 25 décembre dernier, le procureur de la République d’Alger près le tribunal de Dar el Beida, peu satisfait des retours de l’enquête en France et sollicité par la famille de Madame Redouane, a en effet ouvert une enquête préliminaire pour rechercher les causes de la mort de l’octogénaire.

Tous les enfants de Zineb – 4 filles et 2 fils – vivent en effet en Algérie et se sont tous constitués parties civiles dans les deux pays. Le Procureur a demandé dans la foulée une nouvelle autopsie, comme l’avocat de la famille le révélait dans un entretien qu’il nous accordait vendredi dernier. Nous nous la sommes procurée et la publions en exclusivité (ci-dessous). Ce document porte l’en-tête du centre hospitalo-universitaire d’Alger. Sur 10 pages, les professeurs Rachid Belhadj et Radia Yala procèdent à un examen minutieux et détaillé de la dépouille mortelle, le jour-même de son retour sur le sol algérien. Et constatent les dégâts.

l’autopsie algérienne réalisée le 25 décembre 2018, jour de Noel

Au-delà des incisions qui témoignent du travail de leurs homologues légistes marseillais de la Timone, ils relèvent en particulier :

  • au niveau de la tête de la victime « une ecchymose sous orbitaire s’étendant à l’angle interne de l’œil gauche associée à une hémorragie sous conjonctivale homolatérale », 
  • « un hématome allant de la région zygomatique droite passant par la région périorbitaire droite, l’hémiface droite et s’étendant à la pyramide nasale et aux lèvres pour se terminer au niveau de la commissure labiale gauche », 
  • « une plaie linéaire, à axe horizontale, suturée, mesurant 4 cm de long, juste au-dessous de la pyramide nasale (…) avec un important hématome du versant muqueux de la lèvre supérieure qui s’étend au versant muqueux de la lèvre inférieure, 
  • associés à une fracture déplacée et comminutive du maxillaire supérieur et un hématome gingival correspondant »…

Les deux légistes complètent sur plusieurs pages leur examen, notamment des cavités et des organes. Leurs conclusions se révèlent déterminantes et accablantes quant à la cause du décès. Bien loin du flou et du caractère « provisoire » de l’autopsie française, ils attribuent de façon certaine la mort de Mme Redouane au traumatisme crânien qu’elle a subi. Donc au tir policier.

La victime, écrivent-ils, « présentait un important traumatisme faciale imputable à l’impact d’un projectile non pénétrant ». « L’importance de ce traumatisme est directement responsable de la mort par aggravation de l’état antérieur de la défunte, malgré les soins prodigués en urgence », affirment les deux légistes dans leur rapport daté du 25 décembre 2018.

LIRE LA CONTRE-EXPERTISE EN INTÉGRALITÉ

https://lemediapresse.fr/wp-content/uploads/2019/07/1635_001.pdf

l’autopsie française, réalisée le 3 décembre 

Ce document sans ambiguïté vient contredire le travail des légistes marseillais, et surtout les déclarations publiques de Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille, et de Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. En effet, l’autopsie française, réalisée le 3 décembre par les docteurs Marc-Antoine Devooght et Jacques Desfeux, du service de médecine légale de la Timone à Marseille, prenait un soin particulier à… ne surtout pas se prononcer. Faisant preuve d’une très grande prudence, les deux médecins constataient bien dans leurs conclusions « un traumatisme facial sévère, avec fractures de l’ensemble de l’hémiface droite, et des fractures costales », ainsi qu’un « œdème pulmonaire aigu, cause du décès après tentative de réanimation ».

Ils soulignaient encore les antécédents médicaux de la victime (« hypertension, obésité, diabète, coronaropathie sévère, valvulopathie cardiaque opérée ») et bottaient en touche, en service minimum, attendant « une communication du dossier médical » qui « pourrait déterminer avec plus de précision les circonstances de survenue du décès ». Un mois plus tard, le 19 janvier 2019, un rapport signé Marie-Dominique Piercecchi-Marti ne se prononçait pas plus sur les causes de la mort. L’auteur souligne encore que « ces données (celles relevées dans ce document, très technique, NDLR) ne sont pleinement interprétables qu’en confrontation avec le dossier médical ».

Ce rapport ne répondait toujours pas à ces questions majeures : Zineb Redouane a-t-elle été victime du (des) tir(s) reçu(s) en plein visage ? Est-elle morte des conséquences (complications) de ses blessures ? Ou a-t-elle été victime de problèmes médicaux, indépendamment des blessures occasionnées par le(s) projectile(s) qui l’ont percutée ?

À la différence de l’autopsie réalisée à Alger, l’autopsie française reste évasive. À notre connaissance, à ce jour, aucune démarche n’a été engagée auprès du médecin marseillais de Zineb Redouane, pour permettre enfin de lever les doutes. Et les conseils de la famille Redouane n’en ont en tout cas pas connaissance. Nous avons tenté de joindre en vain les deux légistes marseillais, mais ils n’étaient pas disponibles pour répondre aux questions ce lundi 1er juillet après-midi.

DES PHOTOS DU CORPS PARTICULIÈREMENT ÉPROUVANTES

Nous avons pu également consulter une série de photos de Zineb Redouane à l’hôpital avant et après son décès. Certaines réalisées à Marseille, d’autres à Alger. Elles sont terribles : on y voit la vieille dame portant les traces évidentes de traumatismes infligés par les projectiles utilisés par les forces de l’ordre le 1er décembre, alors qu’elle se trouvait dans son appartement (voir la vidéo du témoignage de la voisine à la fin de cet article).

Nous avons interrogé plusieurs médecins et leur avons montré les photos. Le nez et la mâchoire supérieure fracturés pourraient ne pas être le résultat d’un tir de grenade de désencerclement ou de grenade lacrymogène.

Ces grenades sont en effet à fragmentation. Elles sont formées de rangées de plots de caoutchouc dur et renvoient de multiples projectiles de façon circulaire et incontrôlée. Certaines, et c’était visiblement le cas à Marseille, envoient aussi du gaz lacrymogène. L’autopsie algérienne et les photos ne révèlent aucun de ces micro-impacts.

Par contre, les photos montrent, en plus de la fracture du nez, une trace d’impact rougeoyante et circulaire sur la poitrine de la victime. Cette marque ressemble étrangement à une marque de lanceur de balle de défense (LBD).

L’hypothèse selon laquelle Zineb Redouane a été visée par un ou des tireurs armés de LBD n’est donc plus à exclure.

le procureur Tarabeux

En dépit des manques de l’autopsie française, pointés en creux par le rapport des légistes algériens, le procureur de la République de Marseille et le ministre de l’Intérieur ne s’étaient pas gênés, juste après la mort de Zineb Redouane pour s’autoriser plusieurs sorties médiatiques dans ce dossier. Le 3 décembre, le procureur Tarabeux affirmait ainsi à l’AFP que la victime était morte « d’un choc opératoire », « un arrêt cardiaque sur la table d’opération ». Exact mais incomplet. Et orienté quand le même ajoutait qu’on ne pouvait « à ce stade, établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès » et, de façon encore plus affirmative, que l’autopsie démontrait que le « choc facial n’était pas la cause du décès »… Le même, s’il concédait que la défunte avait bien « reçu un projectile au visage », estimait encore dans les colonnes du Monde, le 20 juin,  que « la question est de savoir si son décès a pour origine l’intervention chirurgicale, compte tenu de ses antécédents médicaux lourds ».

comment Christophe Gaz-ta-Mère devient Gaz-ta-mort

Le 19 mars dernier, Christophe Gaz-ta-Mère était lui au micro de France Inter : « je ne voudrais pas qu’on laisse penser que les forces de l’ordre ont tué Zineb Redouane. Parce que c’est faux », s’était ainsi indigné le ministre de la police. Avant, tout de même, de nuancer – légèrement : «  Elle est morte d’un choc opératoire après effectivement avoir, semble-t-il (sic), reçu une bombe lacrymogène qui avait été envoyée, qui est arrivée sur son balcon ».

le vice-procureur de la République de Marseille André Ribes

Le patron de la police française et celui du parquet de Marseille, qui, comme nous l’avons annoncé la semaine dernière, avait envoyé le jour de la manifestation en observateur le vice-procureur de la République de Marseille André Ribes, n’ont jamais communiqué sur la présence du magistrat sur place. Ce dernier ne s’est pas manifesté publiquement et encore moins auprès de Mathilde Bloch, la magistrate chargée de l’instruction du dossier. Ils n’ont eu de cesse de peser sur l’environnement de ce dossier. Pour signifier à chacun de quel côté il fallait regarder, ou plus exactement où il ne fallait surtout pas regarder. Alors qu’une instruction est – en principe – en cours pour déterminer les causes de la mort de Madame Redouane, des éléments importants ont été dissimulés le jour de sa mort et au cours de l’enquête.

Au regard de la faiblesse de l’autopsie officielle (à écouter en complément de nos révélations, un document sonore de l’avocat de la famille, Maître Grazzini, accessible ci-dessous) – et des conclusions de celle réalisées à Alger, on ne peut qu’éprouver un profond malaise. Malgré nos relances, ni les légistes qui ont œuvré à Marseille, du service médical légal de la Timone, ni le procureur Tarabeux n’ont jugé nécessaire de répondre aux sollicitations des médias.

citations

  1. Zineb Redouane: L’autopsie réalisée à Alger contredit la version officielle - […]
    https://webinfo-france.com/zineb-redouane-lautopsie-realisee-a-alger-contredit-la-version-officielle
    document, révélé par LE MEDIA porte l’en-tête du centre hospitalo-universitaire d’Alger. Les professeurs Rachid Belhadj et […]
  2. Octogénaire morte après un tir de lacrymogène à Marseille : l'enquête piétine - Liberté News - […]
    https://libertenews.com/2019/07/02/octogenaire-morte-apres-un-tir-de-lacrymogene-a-marseille-lenquete-pietine/
    la justice algérienne, le pays d’origine de Zineb Redouane. Ses conclusions, dévoilées par Le Média, établissent que le « traumatisme…
  3. Les infos immanquables du jour: Météo trompeuse, affaire Zineb Redouane, Vincent Lambert et brevet des collèges – AMB Conseils - […] l
    http://vps377602.ovh.net/ambconseils/index.php/2019/07/02/les-infos-immanquables-du-jour-meteo-trompeuse-affaire-zineb-redouane-vincent-lambert-et-brevet-des-colleges/
    a défunte, le 25 décembre, a été rendue publique par le site Le Média. En voici les […]
  4. Marseille : mort de Zineb Redouane, les zones d’ombre de l’enquête – p-r-o-v-e-n-c-e.news - […]
    http://p-r-o-v-e-n-c-e.news/economie/marseille-mort-de-zineb-redouane-les-zones-dombre-de-lenquete/
    la justice algérienne, le pays d’origine de Mme Redouane. Ses conclusions, dévoilées par Le Média, établissent que le « traumatisme (facial) est directement responsable…

Référence

https://lemediapresse.fr/politique/exclusif-mort-de-zineb-redouane-lautopsie-algerienne-qui-contredit-les-autorites-francaises/

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La provence, édition Marseille

MERCREDI 03/07/2019 à 11H17 

le 25 janvier dernier, alors même que les cinq CRS du pool de "lanceurs cougars" étaient entendus par les enquêteurs de l'IGPN (la police des polices), un expert balistique de l'INPS (institut national de police scientifique) à Ecully était lui-même auditionné. 
Il est 19h04, ce samedi 1er décembre. Après avoir sécurisé la préfecture, mais surtout l'hôtel de ville, les 70 policiers de la CRS 50 de Saint-Étienne - détournée le matin même de sa mission de "lutte contre l'immigration clandestine" prévue à Nice - se retrouvent dans le secteur de Noailles (1er). "L'ambiance était insurrectionnelle en plein centre-ville", confie, sur procès-verbal, le chef du "pool des lanceurs cougars" aux enquêteurs de la police des polices, le 24 janvier. Selon nos informations, confirmant celles de Médiapart, sur les images de la vidéoprotection de la Ville, on aperçoit 3 CRS : deux derrière un bouclier et le dernier avec un lanceur de grenade à l'épaule, qu'il semble être en train d'armer. Ils évoluent en colonne vers la rue des Feuillants (1er) où des centaines "d'émeutiers" - en marge de la manifestation des gilets jaunes et de celle contre le logement indigne - sont présents.
La CRS 50 y a utilisé :  
—200 grenades lacrymogènes MP7 - tirées par ces "cougars" (qu'il faut, aux dires de tous, absolument orienter à 45 degrés grâce à un repère sur l'arme) 
—50 grenades à main, 
—28 de désencerclement 
—et effectué 38 tirs de LBD. 
Zineb s'est écroulée au sol de son logement du 4e étage de la rue des Feuillants. Elle était en pleine conversation avec sa fille Milfet, alors de l'autre côté de la Méditerranée et aussi sa voisine (voir ci-dessous la video). "Elle m'a dit qu'elle allait fermer les volets pour se protéger des gaz de la rue".
Habilité par le ministère de l'Intérieur, le professionnel avait été missionné par la juge d'instruction du dossier, Mme Kapp (le dossier est depuis dans les mains de Mme Bloch) pour effectuer des constatations sur les lieux des faits mais aussi pour expertiser les scellés, notamment les grenades et évidemment l'arme qui a servi à projeter celle qui a impactée le visage de Zineb Redouane, ce 1er décembre alors qu'elle se trouvait à sa fenêtre rue des Feuillants à Marseille (1er). Cette dame de 80 ans était décédée le lendemain à l'hôpital.

Si l'un des CRS concluait son audition en confiant que "cela est bien triste pour la dame, mais aucun de nous n'a jamais voulu faire de mal à qui que ce soit", un proche de ce dossier ultrasensible pilonnait hier : "Bien sûr qu'ils savent qui a tiré et qu'ils se couvrent, c'est normal entre collègues, mais c'est notre boulot de trouver la faille".

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5577307/info-la-provence-mort-de-zineb-redouane-a-marseille-laudition-dun-expert-balistique-qui-met-a-mal-la-vers

une autre affaire dans l'affaire, style Benalla marseillais?

Plusieurs des cinq CRS50 de la Talaudière ont évoqué au cours de leurs auditions à l'IGPN la présence à leurs côtés, au coeur de "cette guérilla urbaine", du procureur adjoint de Marseille, André Ribes. 

Une présence qui, puisqu'elle n'avait jamais été rendue publique par le procureur de la République Xavier Tarabeux - même pas communiquée à son supérieur le procureur général de la cour d'appel d'Aix, Robert Gelli - a fini par jeter comme un zeste de suspicion sur le rôle de ce magistrat, souvent qualifié de "proc' de terrain" et en poste à Marseille depuis 5 ans.

"Pourtant, j'ai été présent sur ces manifestations quatre week-ends d'affilée car j'étais de permanence dans le cadre d'un renfort de magistrats", nous a-t-il confié hier, alors qu'il avait jusque-là observé un mutisme médiatique. "Je portais le brassard du parquet, vert et très visible, et non celui de la police !", ajoutait-il, sans doute en réaction aux mots prononcés à son encontre sur Le Média où il est décrit comme "un observateur non officiel, un peu comme Alexandre Benalla".

Si le procureur général - qui s'est récemment dit favorable à un dépaysement du dossier que la cour de cassation va trancher - a indiqué que la présence du procureur adjoint, qui a piloté le tout début de l'enquête sur la mort de Zineb, est "susceptible de perturber la sérénité du déroulement" des investigations, une motion de soutien a, selon nos sources, été votée par une grande majorité de ses collègues du parquet, lundi 1er juillet. "C'est un texte court. On n'y évoque évidemment pas le fond du dossier mais on apporte notre soutien à André Ribes qui fait l'objet d'une campagne de dénigrement dans la presse alors qu'il est doté de grandes qualités humaines et professionnelles", assurait hier un magistrat.

Au-delà de sa simple présence aux côtés des forces de l'ordre, le fait qu'il ne se soit pas signalé auprès de la juge d'instruction jette un trouble. N'a-t-il tout simplement rien vu de ce tir ? "Son silence est anormal, on ne peut pas être témoin de faits et, même de façon éphémère, directeur d'une enquête", pestait hier Me Bouzrou. "Ça n'est pas sa présence qui me gêne mais le fait que le procureur Tarabeux ne l'ait indiquée à personne !", enchaînait l'autre avocat en partie civile, Me Grazzini. "D'autant que le procureur Ribes n'est pas du genre à couvrir obstinément les flics. Je ne peux pas encore me prononcer quant à l'affaire Zineb Redouane, mais une chose est sûre, dans le cadre de l'autre affaire de violences policières à Marseille que je défends, celle de la jeune Maria, ce procureur n'a pas réfléchi : il a tout de suite saisi l'IGPN et si l'enquête avance, c'est grâce à lui."

un témoignage des violences des gilets bleus ce 1dec à Marseille et des derniers moments de Zineb par sa voisine qui a porté secours.

NADIA VOISINE de ZINEB REDOUANE
qui témoigne.
L'aprés-midi en se promenant sur vieux port,
son petit fils un bébé de 2mois et sa petite fille de 4ans
et la famille 
ont été gazés et sont allés à l'hopital...
Puis en rentrant elle secourt à 19h10 sa voisine en sang!
Les pompiers sont venus à 20h, une heure après...
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NON A L IMPUNITE

10 septembre 2025, BDS « Boycott, Désobéissance et Solidarité ». Macron et ses mercenaires vous etes finis. Gilets jaunes tous à nos Actions!

 Lancée le 19 juillet 2025 sous la forme d'un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total, général et illimité du pay...