article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est barbouze. Afficher tous les articles
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mercredi 10 avril 2019

Nathan Arthaud, originaire de Saint-Romain-la-Mott, un roannais GJ tabassé et roué de coup par des CRS dans le Burger King est à inscrire comme GIJN. 8 Avril 2019: Un haut gradé reconnaît des violences

Gilet jaune roannais tabassé dans un fast food à Paris : un haut gradé reconnaît des violences

Cette vidéo a été tournée 
samedi 1er décembre, 
vers 19 heures 
avenue Wagram, dans le 17ème arrondissement parisien, 
en marge de la manifestation des Gilets jaunes, 
qui protestent contre l’augmentation de la taxe sur le carburant.

Une enquête de BFMTV, diffusée ce lundi 8avril 2019, revient sur les événements parisiens du 1er décembre, pendant l’Acte III des Gilets jaunes, particulièrement violent. Devant des images de manifestants, en premier lieu un Roannais de 26 ans, roués de coups par des CRS dans un fast food Burger King, un haut gradé de gendarmerie reconnait des violences policières. Une rareté depuis 5 mois.

Nathan Arthaud, originaire de Saint-Romain-la-Motte, matraqué par un CRS une vingtaine de fois dans un burger king.

« Triquez-les ! ». « Vous me les sortez, vous leur cassez la gueule ! ». L’enquête de la rédaction Grand Angle de BFMTV, Police : au cœur du chaos, diffusée ce lundi soir, risque de faire réagir. Elle revient sur les violences autour du mouvement des Gilets jaunes depuis 5 mois, notamment du côté policier, avec comme point de départ l’Acte III, le 1er décembre.

Parmi les séquences fortes, ce tabassage en règle de Gilets jaunes dans un Burger King par plusieurs CRS. Une vidéo tournée par les équipes de la chaîne Hors Zone Press, spécialisée dans les images au cœur des manifestations, montrait au premier plan un Gilet jaune au sol, matraqué aux jambes et aux bras, une vingtaine de fois. Un Roannais, Nathan Artaud, 26 ans, originaire de Saint-Romain-la-Motte, qui était venu manifester à Paris avec un ami originaire de Jas, près de Feurs.

Face à ces images, le colonel de gendarmerie Michaël Di Méo, commandant des gendarmes mobiles ce 1er décembre dans la capitale, délivre des paroles fortes devant les caméras de BFMTV : «  Quand les manifestants parlent de violences policières et quand je vois ces images, je ne peux aller que dans ce sens. Oui, ce sont des violences policières. »

Une forme de mea culpa inédit, sachant que le gouvernement ne veut pas entendre parler de violences policières. « Quand j’entends parler de brutalité inouïe et illégitime [de la police], je suis sidéré, et c’est le mot le plus poli que je trouve. », lâchait le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, lors d’un discours dans un centre de secours en Meurthe-et-Moselle, en janvier.

Nathan, lui aussi, est sidéré. Et reste poli. « C’est une petite satisfaction d’entendre un haut gradé reconnaitre ces violences. Cela consolide mon ressenti. Mais est-ce que ce n’est pas encore un coup médiatique devant un fait accompli ? Les responsables se renvoient la balle sans arrêt. Et le gouvernement lui-même ne reconnaitra jamais rien. »

Selon la DGPN (Direction générale de la police nationale), citée par Libération, 174 enquêtes judiciaires, en rapport avec le mouvement Gilets jaunes ont été confiées à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) depuis le 17 novembre. Une vingtaine aurait été transmise au parquet de Paris. «  Quand on voit toutes ces images, combien de flics sont tombés depuis 5 mois ?, s’interroge Nathan. Le pourcentage est très faible. Je ne suis pas vraiment confiant pour la suite de ces enquêtes. Je suis pessimiste par la raison, optimiste par la volonté », glisse-t-il, empruntant une citation du communiste italien Antonio Gramsci.

Car Nathan se dit non violent. Tourné vers l’écologie, il avait participé à la marche pour le climat à Lyon. « Je suis retourné à Lyon le week-end dernier pour la première fois en tant que Gilet jaune. Mais je reste bien derrière… » S’il n’a pas eu de séquelles physiques à son passage à tabac, il souffre encore psychologiquement. « J’ai passé quelques nuits difficiles et fait des rêves étranges. En manif’, j’ai rapidement un sentiment de peur qui m’envahit.  Dès que je suis près des "Robocops ", je me mets en retrait. »

Une plainte contre X…sans suite
Revenu à Moulin, où il effectue une formation, il avait porté plainte contre X à la préfecture de Paris. « Je n’ai eu aucune nouvelle depuis. Silence radio. Je vais peut-être me diriger vers une autre instance. Je n’ai pas encore contacté d’avocat… » Car Nathan hésite. « Bien sûr, je suis la victime dans tout cela, mais je ne suis pas de nature procédurière. Je suis un peu inquiet des répercussions. Si je poursuis, ce n’est pas pour l’argent, mais juste pour que les policiers violents reconnaissent leur torts et soient punis. »

Le père de Nathan, Didier, habitant toujours Saint-Romain-la-Motte, a écrit au président de la République. « Je voulais des excuses privés présentées à mon fils de la part du ministère de l’Intérieur. » Il lui a répondu le 31 janvier en l’informant que le préfet, directeur général de la police nationale et le préfet de la Loire, avaient été saisis. Le 13 mars dernier, la préfecture de police de Paris l’a informé qu’une enquête IGPN avait été diligentée afin de « mettre la lumière sur les faits ». Sans réelles excuses. « J’encourage mon fils à poursuivre ses démarches pour que les policiers soient reconnus coupables de cette violence inouïe », a conclu Didier.

Référence

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/08/gilet-jaune-roannais-tabasse-dans-un-burger-king-a-paris-un-haut-grade-reconnait-des-violences?

lundi 8 avril 2019

début avril 2019, enfin une enquête IGPN ouverte sur : 12janvier 2019 St-Etienne acte IX, un jeune de 14ans qui passait perd un œil à la suite d’un tir de LBD au moment de la dispersion du cortège par les forces de l’ordre entre les avenues Denfert-Rochereau et Libération, vers 17 h 30.


« Le samedi 12 janvier, il était avenue de la Libération à Saint-Etienne, mais ne manifestait pas avec les Gilets jaunes », indique Me Solange Viallard-Valézy, l’avocate de l’adolescent de 14 ans qui a perdu l’œil droit blessé par le projectile en caoutchouc d’un lanceur de balles de défense. Que s’est-il passé cette fin d’après-midi ?

« Une enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale, par le procureur de la République David Charmatz, est toujours en cours », indique Me Viallard-Valézy.

Le garçon blessé est un réfugié syrien. « Avec sa famille, il venait d’arriver en France depuis six à huit mois » précise son conseil. Ce jour-là, une autre personne aurait été blessée au moment de la dispersion du cortège par les forces de l’ordre entre les avenues Denfert-Rochereau et Libération, vers 17 h 30.

Un trentenaire aurait été atteint à l’oreille par un projectile des forces de l’ordre.

Lors de cet acte IX, vingt-neuf personnes avaient été interpellées parmi les quelque 1 200 manifestants.

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/05/manifestation-de-gilets-jaunes-a-saint-etienne-un-adolescent-de-14-ans-perd-un-oeil-a-la-suite-d-un-tir-de-lbd-une-enquete-ouverte

dimanche 7 avril 2019

30 mars 2019, Besançon: matraquage d'un Gilet Jaune de dos sans raison comme cela en passant (video à 3:23): bcp de sang...

juste 1/2s après le matraquage de dos de ce policier BAC 
(bandes bleues).
Il est en mode réflexe comme contre les voyous des cités
et donc commet une erreur.
C'est un manque de professionalisme
car ne sait pas évaluer la situation.
Les BACeux ne sont pas formés pour faire du maintien de l'ordre.


la video: matraquage à 3:23

vendredi 5 avril 2019

suite-acte XX de ST-Etienne, le gazage à MTH à 18h et les insultes des BAC, et qq photos et videos de la journée


Samedi 30 mars, il est un peu plus de 18h. La manifestation régionale des gilets jaunes est terminée. 
Compte tenu du nombre impressionnant de manifestants (plus de 3500), en dehors de petits incidents (quelques feux de poubelles, des guichets et des abribus détruits parfois par des lanceurs de balles de défense des forces de l’ordre) et certaines frictions entre les CRS et les manifestants du côté de la gare de Châteaucreux et de Carnot où les policiers ont déjà lancé des grenades lacrymogènes et utilisé des LBD, la journée a été relativement calme. La manifestation s’est déroulée dans un esprit bon enfant. Les gilets jaunes de la région stéphanoise avaient tout fait pour qu’elle se passe de manière festive même si le préfet et les différentes autorités de la ville craignaient de nombreux débordements. Il n’y en a pas eus.

Il est donc un peu plus de 18h, ce jour-là, quand une centaine de manifestants se retrouvent du côté de Monthieu. Certains ont préparé un buffet. Après, les émotions de l’après-midi, ils sont heureux de retrouver leurs familles, de manger un morceau et de boire un coup ensemble. L’ambiance est encore à la fête malgré la présence de plus d’une cinquantaine de camions de CRS sur et autour du rond point de Monthieu. Des enfants jouent au ballon au pied des tours. Certains mangent des crêpes autour des stands. Les personnes discutent de ce qu’elles ont vécu et du contraste entre l’ambiance joyeuse de la manifestation et les réactions toujours plus vives des policiers. Zitoume raconte son incompréhension devant ce qu’elle a vu: « Place Saint François, une mamie s’est fait gazer alors qu’elle promenait simplement son chien et que les manifestants s’en allaient. » Elisabeth, 55 ans, témoigne : « J’ai été gazée sans que je comprenne pourquoi. J’ai failli me faire opérer de la thyroïde. On nous interdit les masques ! » Un street medic me confie que deux jeunes ont reçu des tirs de LBD, l’un dans la gorge, l’autre dans la jambe et qu’un troisième a fait une crise d’épilepsie. D’autres personnes, qui sont maintenant à Monthieu, sont soulagées de pouvoir se poser car les forces de l’ordre les ont fait descendre la rue de la Montat aux pas militaires. « Quand des manifestants, essoufflés, voulaient ralentir leurs marches, des policiers les bousculaient avec leurs matraques ! » témoigne un soignant. Enfin, maintenant, tout est calme autour des stands et chacun se restaure !

Quand soudain, sans que personne ne comprenne ce qu’il se passe, les 200 CRS présents à Monthieu lancent des grenades lacrymogènes. Damien me confie : « Je n’ai pas compris les réactions des policiers ! Nous étions tranquillement en train de boire un coup, quand ils se sont mis à nous bombarder ! » Samy témoigne: « une petite fille de 3 ans était là avec sa maman. Elle a été gazée ! » Damien ajoute : « Nous n’étions même pas sur la voie publique. Nous nous trouvions en bas de chez nous ! » une dame m’explique que « peut-être un jeune a lancé un projectile sur les forces de l’ordre ? En tous cas, si c’est cela, la riposte des policiers a été complètement disproportionnée ! » Isis, mère de 4 enfants, est encore sous le choc : « tout s’est passé très vite. Si il y a eu des sommations, je ne les ai pas entendues par contre, certains policiers de la BAC, un peu plus loin, criaient : « On est là pour vous baiser ! «  C’était horrible ! » Marie, invalide, témoigne à son tour : « Nous étions tranquilles. Les policiers ont gazé toute la nourriture ! Les policiers devraient avoir honte quand des gens crèvent de faim et et que d’autres luttent pour pouvoir manger jusqu’à la fin du mois ! » Au bord des larmes, elle me confie qu’elle est encore bouleversée par ce qu’il vient de se produire. Plusieurs personnes autour d’elles ne trouvent pas les mots tellement elles sont choquées. « Pourquoi ont-ils fait cela ? Ils ont même jeté des grenades lacrymogènes au milieu du parc où jouaient des enfants ! » s’indigne Christelle « j’ai crié aux policiers qu’il y avait des enfants mais ils m’ont dit de « fermer ma gueule » et de les « laisser travailler » ! Comment est-ce possible ? » Un street medic me confirme ce que je viens d’entendre : « Oui, les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes sans se préoccuper des enfants présents. Nous ne savons toujours pas pourquoi ils ont agi ainsi ! C’est terrible ! Avec mes collègues des street medics, nous constatons chaque semaine l’intensification des violences policières ! Nous sommes écoeurés ! »

Le préfet et le maire de Saint Etienne auront-ils des explications à donner aux personnes qui ont subi ces jets de bombes lacrymogènes ou feront-ils comme si rien ne s’était produit ?

Référence


qq photos et videos de la journée

superwomen gilet jaune et autres couleurs

les fameux gateaux 'gilet jaune'


autre superwoman avec sa 'batman gilet jaune'

Enes et sa femme, 
ancien porte-parole du Rond-point Pays de Gier

jeudi 17 janvier 2019

les violences policières à Saint-Etienne. Quelques conseils : un cas d'école avec mon vécu le samedi 29 décembre 2019. 2 blessés le 12janvier.

Introduction

Depuis décembre 2018, nous vivons l'escalade  qui à partir du maintien de l'ordre avec des mesures proportionnées passe vers le seuil des violences policières puis à des comportements barbouzes punissables par des années de ferme comme
En outre il est insolite que le flashball, ARME À LÉTALITÉ ATTÉNUÉE, a été inventé à Saint-Etienne "ArmeVille".
https://www.verney-carron-security.com/fr/

"Associer la marque Flash-Ball à des actes violents porte préjudice à Verney-Carron"
https://c.leprogres.fr/loire-42/2019/01/22/associer-a-tort-la-marque-flash-ball-a-des-actes-violents-porte-prejudice-a-l-entreprise-verney-carron

D'autres armes de type grenade sont aussi à létalité atténuée avec en plus le risque de mettre le feu à des vêtements et des effets non uniquement physiques mais surtout chimiques.

Une vidéo de la manif

Pour revivre une partie de la manif où nous avons été gazés vers l'église St-Louis.
Une vidéo de Medx42 de 16minutes a été publiée:

https://www.youtube.com/watch?v=qXfi3OZ6uao

Voir la partie qui commence à 12:40 pour la partie sur le cours Victore Hugo et le square Rousseau.

Je suis présent avec une petite interview sur la partie finale 15:02 à avec mon "déguisement" de manif et mon tricorne rouge (indiquant gilet jaune médical/secouriste et sécurité comme par exemple expliquer à des personnes GJ ou présentes de ne pas toucher les grenades qui fument car très bouillantes), et aussi mon enceinte bluetooth et autres objets comme un sifflet d'arbitre et des protections contre les LBD40 et éclats de grenade car je suis très souvent en première ligne.

Il manque la suite. Je lui ai demandé s'il avait filmé.
Il m'a répondu:
bonjour stef je regarderais mais la suite était beaucoup plus dangereux et j étais avec mon épouse j ai pas voulu prendre de risque.
Ce post est un témoignage de ce qui s'est passé après.

Un commentaire sur cette video

Pour la première partie, j'étais en première ligne dans la grande rue. Puis on a été énormement gazé comme le montre le début de la vidéo.
~300 GL se sont enfuis en courant vers le square Bouchard direction tréfilerie. Dans la fumée dense, je ne voyais plus Mend*** une maman qui est du rond-point de Méons. Plus tard elle m'a témoigné qu'elle était rentrée dans l'église de St-Louis où il y avait la messe anticipée du samedi 29 janvier 2018.

Je l'avais perdue de vue et ne retenat  plus mon souffle, je reculais lentement en bloquant de - en - ma respiration tout en plissant mes yeux.  J'ai tracé mon trajet en jaune ci-dessous vers l'angle cours Victor Hugo en passant par le rue Antoine Roule.
Quand vous êtes gazés, je vous invite à aller sur les côtés et à rester dans un angle (plus d'espace pour que les gaz s'évaporent et plus de possibilité de s'échapper en ne courant jamais).
Je me suis trouvé seul dans cet angle et à ce moment là j'ai rencontré Medx42 qui m'a filmé.


Lorsque l'on se retrouve seul, il fait maintenir une position de sécurité en regardant où est positionnée une camera de la ville et donc de la MU (ici dans cet angle du square, montrée par une flèche jaune ci-dessous).



Après la vidéo, j'ai eu 5 "casqués" sans leurs immatriculations visibles sur leur veste (ce qui est interdit) qui sont venus vers moi en remontant le cours Victor Hugo (ceux qui tiraient au flash ball sur la video avant mon "interview").

Je suis resté calme et déterminé. J'émettais des paroles en boucle comme "servir qui? Servir Benalla? Les barbouzes jamais". "Je suis d'une famille de militaire. Nous avons honte des OP intérieures".  "Je n'ai rien fait d'illégal".

Ils m'ont encerclé en pointant leur flashball à 2mètres de mon torse.
Je les ai regardé dans les yeux. Les violences policières sont aussi d'ordre psychologique.
J'étais sûr qu'ils allaient me porter et de mettre dans un de leurs camions car je suis souvent en première ligne les samedis avec ce type de slogan.

J'ai sorti mon atout. J'ai proclamé "regardez la camera, nous sommes filmés souriez. Tirez, vous ne me raterez pas c'est sûr. Mais vous l'IGPN, les boeufs carottes, ils ne vous raterons pas". Certains sont partis. Est resté un seul qui était très grand et black. Il a approché son flash ball pointé à 1mètre. Je l'ai regardé dans les yeux. Puis voyant que sur le côté les 4 autres qui étaient déjà à 5mètres. Je lui ai dit "attention  tu es tout seul. tes copains sont loins. L'IGPN va pas te rater toi car en plus t'es bien coloré. Moi qui hait et combat toutes les formes de raçisme,  je lui ai dit que j'avais rencontré deux fois son excellence Abdou Diouf (l'ancien président du Sénégal) pour la Francophonie et pour remettre un cadeau au nom du CNRS."
Puis il a pris ses jambes à son cou et a rejoint les 4 autres.

Je dois aussi rappeller qu'il faut vouvoyer les personnes représentant la sureté.
Article R. 434-14 - Relation avec la population.  
Le policier ou le gendarme est au service de la population. Sa relation avec celle-ci est empreinte de courtoisie et requiert l’usage du vouvoiement. Respectueux de la dignité des personnes, il veille à se comporter en toute circonstance d’une manière exemplaire, propre à inspirer en retour respect et considération.
Article R. 434-7 - Protection fonctionnelle.  
L'État défend le policier ou le gendarme, ainsi que, dans les conditions et limites fixées par la loi, ses proches, contre les attaques, menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations et outrages dont il peut être victime dans l’exercice ou du fait de ses fonctions. L'État accorde au policier ou au gendarme sa protection juridique en cas de poursuites judiciaires liées à des faits qui n’ont pas le caractère d’une faute personnelle. Il l’assiste et l’accompagne dans les démarches relatives à sa défense.   
Code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale. https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministere/Deontologie

Ne jamais les insulter, ou montrer des gestes ou paroles de Rebellion, juste rester calme et déterminé en proclamant et répétant des slogans de manifestation, qui est un des buts de la présence dans l'espace public lors de ces actions.


Puis en avançant après le square Rousseau j'ai été bcp gazé. J'ai récupéré des douilles, les voici:



Puis je suis arrivé vers le groupe GJ des personnes avec handicap comme Carlos qui est en fauteil et tjrs en première ligne (voir photo ci-dessous) et Marie. Carlos avait été capturé par des forces mobiles qu'ils l'ont relaché au bout de qq minutes. J'ai participé à le faire sortir de leur rang...

Le jeudi 17 janvier 2019, ils étaient à la manif "contre les violences policières":

https://c.leprogres.fr/loire-42/2019/01/17/saint-etienne-plusieurs-dizaines-de-personnes-reunies-contre-les-violences-policieres
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émission de BFM TV sur les violences policières du  16 janv. 2019

https://www.youtube.com/watch?v=YIDA-L-R9m8

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autre violence psychologique: un cas d'insulte "gratuite" d'un membre des forces de l'ordre


https://www.youtube.com/watch?v=-N9IVqFEPiM

parole d'un policier syndiqué


du 1er janv au 17 janv 2019: 7 suicides des forces de l'ordre

https://www.youtube.com/watch?v=S5CZkNZq7VE

Proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (de janvier 2019)

Article 1er (art. L. 211-3-1 [nouveau] du code de la sécurité intérieure) - Instauration de périmètres de contrôle lors des manifestations


Article 2 (art. L. 211-4-1 [nouveau] du code de la sécurité intérieure) - Création d'une interdiction administrative individuelle de manifester


Article 3 (art. L. 211-4-2 [nouveau] du code de la sécurité intérieure) - Création d'un fichier répertoriant les mesures d'interdiction administrative et judiciaire de manifester

http://www.senat.fr/rap/l18-051/l18-0516.html

rapport igpn 2017 du Ministère de l'Intérieur


David Dufresne, reporter et écrivain. son suivi des violences policières

Depuis le 4 décembre, je récapitweete dans ma timeline Twitter et signale @Place_Beauvau les vidéos #violencespolicières sur les #giletsjaunes - aidez moi dans cette compilation. Merci d’avance.
http://www.davduf.net/giletsjaunes-et-violencespolicieres-le

LBD40 et flasball

le LBD 40 a des cartouches de 40mm de diamètre plus petites que le flashBall d'origine.
40mm est un diampètre dangereux car par exemple il peut rentrer dans les cavités orbitaires (nommées orbites) qui sont des cavités osseuses qui contiennent et protègent les yeux.

On peut simplifier en indiquant qu'au niveau énergie et puissance:
énergie
LBD40 peut tirer plus loin donc l'énergie est plus garnde (avec une force de frottement baissée et une énergie facteur ~2).
Un plus haut diamètre donnait une absorption surfacique plus grande (blessure plus grande mais plus "superficielle").

puissance
LBD40 aurait une puissance (énergie/temps) facteur deux,
donc plus dangereux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_de_balle_de_d%C3%A9fense

Grenade GLI-F4

La grenade GLI-F4 est un cocktail de TNT et de charge lacrymogène. Interdite ailleurs en Europe, cette grenade, quand elle explose, fait plus de bruit qu’un avion au décollage.
Elle a définitivement remplacé la grenade OF F1, depuis que cette dernière a été d'abord suspendue, après le décès du manifestant Rémi Fraisse, lors de son utilisation pendant la manifestation des 25 et 26 octobre 2014 contre le barrage de Sivens, puis définitivement interdite par le décret no 2017-1029 du 10 mai 20174,5. Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, n'interdit cependant pas la GLI-F4 et préfère durcir le protocole de son utilisation6.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenade_GLI-F4

Conclusion sur les armes 

Toutes les armes sont dangereuses et présentent 3 aspects:
  • l'utilisateur et le contexte
  • l'arme en elle-même (énergie/puissance/précision/diamètre...), sa nature que physique (cinétique), chimique, biologique.
  • la personne touchée
Allez voir les brevets pour aborder l'ensemble des problèmes sur la quantification de la létalité.

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Saint-Etienne: deux plaintes déposées par des Gilets jaunes blessés, l’IGPN saisie. Les deux Gilets jaunes avaient été blessés lors de la manifestation du 12 janvier 2019

La première plainte concerne un Stéphanois de 30 ans blessé au niveau de l’oreille droite. Samir Laieb avait raconté avoir été atteint par le tir d’un CRS « à seulement à 2 ou 3 mètres ».

La seconde plainte a été déposée par l'avocat d'un jeune garçon de 14 ans blessé gravement à un œil.

Les deux enquêtes ont été confiées le 18 janvier à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) « en raison des conséquences potentiellement importantes pour le mineur et de la concomitance des blessures subies par ces deux individus, qui justifie que l'examen des conditions d'usage des LBD 40 [lanceur de balles de défense], qui seraient en cause, soit confié à un service d'enquête unique », a fait savoir le parquet.

https://c.leprogres.fr/loire-42-edition-saint-etienne-metropole/2019/01/21/saint-etienne-deux-plaintes-deposees-par-des-gilets-jaunes-blesses-l-igpn-saisie?

contexte du 12janvier

Un acte 9 plus paisible que les manifestations de décembre. Au total, 29 personnes en marge du cortège des Gilets jaunes à Saint-Etienne ont été interpellés, dont 17 de manière préventive en amont de la manifestation et du matériel a été saisi, notamment pour dissimuler le visage. La plupart sont rapidement sortis du commissariat après un rappel à la loi.
Pour les cinq autres, l’un sera convoqué prochainement devant le tribunal correctionnel pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, deux mineurs seront convoqués devant le délégué du procureur, et les deux derniers feront l’objet d’une composition pénale. L’un avait sur lui des artifices et des pétards, l’autre un couteau.
https://c.leprogres.fr/loire-42-edition-saint-etienne-metropole/2019/01/13/acte-9-des-gilets-jaunes-a-saint-etienne-29-interpellations-et-2-blesses-legers
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10 septembre 2025, BDS « Boycott, Désobéissance et Solidarité ». Macron et ses mercenaires vous etes finis. Gilets jaunes tous à nos Actions!

 Lancée le 19 juillet 2025 sous la forme d'un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total, général et illimité du pay...