article procès

Blog sur les répressions contre GJ & verts. Mis à pied 19dec2018->5sept19.


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------------>LA PETITION DU NEUROCHIRURGIEN POUR INTERDIRE LBD------------------------------------------- Un projectile de type LBD4O lancé à 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules: c’est comme ~parpaing de 20kg d’une hauteur de 1m tombant sur votre pied sur un angle arrondi de 4cm! En octobre 2010, un lycéen de 16 ans de Montreuil participait à un blocus, a reçu un tir LBD qui a entraîné de multiples fractures au visage et perte de l'œil touché. Le 2 avril 2015, le policier auteur du tir est condamné à un an de prison avec sursis. Mustapha Ziani est décédé le 12 décembre 2010 à Marseille après être atteint au thorax par un Flash-Ball. Le tir a été effectué à 4,40 mètres de la victime "cause directe et exclusive" de sa mort. 2016 le policier Xavier Crubezy, est condamné à 6 mois de prison avec sursis... Le 8 mars 2019 le maire de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté interdisant les LBD sur sa commune pour la journée de manifestations des Gilets Jaunes prévu le 9 mars sur sa commune. Il explique que cet arrêté est symbolique car il n'a pas d'autorité sur les forces nationales de la gendarmerie. Le 19 janvier 2019, le neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon Laurent Thines lance une pétition adressée au Ministre de l'Intérieur pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales, dont les LBD. La pétition de Laurent Thines est vers 200 000 signatures. https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

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27 aout 2019, Un directeur du CNRS évincé

Un directeur du CNRS critique la gestion policière du mouvement Gilets jaunes et il est évincé de l'enseignement à l’école des commissaires

Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, avait critiqué la gestion du maintien de l’ordre durant la crise des Gilets jaunes, et le manque d’indépendance de l’ IGPN. Il dénonce une “décision politique”.

https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/l-ecole-des-commissaires-evince-un-sociologue-critique-a-l-egard-de-la-police

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IMPORTANT

Au CNRS, les chercheurs doivent respecter des règles déontologiques inhérentes aux métiers de la recherche, notamment lors de prises de position publiques. Ce blog ne reflète que MES OPINIONS PERSONNELLES et n'engage pas mes domaines d'expertise, et encore moins mon employeur le CNRS.

Comme lanceur d'alerte, je me suis permis de rendre public des parties de mon dossier administratif de fonctionnaire.

Ce blog vise aussi à être une chonologie des événements de fin 2018 à mai 2020 (ACTE 80 soit 80 samedis GJ) avec l'état d'urgence lié au prétexte "peur du covid" qui fut la fin (momentanée?) des dernières actions des GJ. Ce mouvement wikipédien est de nature nouvelle et inaugure les impacts et chocs imprévisibles du monde numérique des écrans sur notre vie concrète.

Ma dernière action GJ : j'ai participé à un reportage de FR3 pour les 5 ans des GJ en novembre 2023: https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/j-ai-entendu-leur-souffrance-et-ca-m-a-fait-mal-retour-sur-un-rond-point-avec-stephane-gilet-jaune-par-empathie-2874194.html

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REFERENCES:

Voir le livre: QU'en est-il du droit de la recherche ?

Voir aussi les publications de monsieur joël moret-bailly, professeur au sein de l'UMR CERCRID et Référent déontologue CNRS et ​Vice-président du Comité de déontologie des ministères chargés des affaires sociales.

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Affichage des articles dont le libellé est steve. Afficher tous les articles
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vendredi 13 septembre 2019

steve, un mort et IGPN rien, mais IGA : le commissaire Grégoire Chassaing, sera muté en attendant le résultat de l’enquête judiciaire. Steve 24 ans mort à cause de mettre "porcherie" de Bérurier Noir lors de la fête de la musique.

Ce post vise à essayer de comprendre les conséquences de la politique sécuritaire de MAcrotte et GAZ-TA-MERE

POUR MOI, IL FAUT LA GENERALISATION DES CAMERAS PIETON SUR TOUS LES POLICIERS.


La décision est tombée après les conclusions de l’IGA, annoncée par le ministre de l’Intérieur, ce vendredi 13 septembre. Le responsable des opérations présent quai Wilson la nuit où Steve Maia Caniço a disparu, le commissaire Grégoire Chassaing, sera muté en attendant le résultat de l’enquête judiciaire. Y compris pour sa sécurité. Retour sur son parcours à Nantes.


« Cela va sans aucun doute se terminer par une mutation, lâchait début août un cadre expérimenté en lien avec le ministère de l’Intérieur. Son nom a été livré en pâture, il est trop exposé. Heureusement que ce commissaire aspirait déjà à partir. »

C’est ce qui s’est produit. Dans la tourmente depuis début juillet, le commissaire nantais Grégoire Chassaing a été muté « pour l’intérêt du service ».

Le commissaire dirige depuis l’été 2015 le service d’intervention d’aide et d’assistance de proximité (SIAAP ancien SSP) de la police de Nantes. Corrézien, il a débuté en région parisienne avant de prendre les commandes d’une circonscription en Haute-Savoie.

Avant Nantes, il a dirigé à Tours la sûreté départementale d’Indre-et-Loire pendant trois ans et demi. Passé par l’Égypte et le Cambodge où il était attaché de sécurité intérieure auprès de l’ambassade, Grégoire Chassaing se disait satisfait, en 2015, de retrouver à Nantes une mission « au plus proche du terrain et des citoyens ».

le commissaire Grégoire Chassaing
le commissaire Grégoire Chassaing a reçu 
la médaille d'argent de la police nationale.
Depuis six ans, il n'avait plus posé ses valises durablement en métropole. Depuis peu, le commissaire Grégoire Chassaing, 41 ans, vient de s'installer en Touraine pour prendre la tête de la sûreté départementale et de ses 70 hommes.
Il arrive de loin, du Cambodge, mais a vu le jour en Corrèze, avec un berceau familial du côté d'Argentat, de Monceaux-sur-Dordogne. Après le bac passé à Brive, il ne part pas à Limoges comme beaucoup de Corréziens mais à Toulouse, puis à Paris pour préparer le concours de commissaire.
« Ce métier a du sens pour moi. Il est au service du public, avec un résultat parfois dans l'immédiateté lorsqu'une affaire est vite résolue », explique ce policier issu d'une famille de médecins et de militaires.
Après ses EOR (élève officier de réserve) à Coëtquidan (Morbihan), il effectue son service militaire à Sarrebourg (Allemagne) dans l'infanterie mécanisée. Une expérience riche, même si, à l'origine, il rêvait plutôt d'un régiment para.
Après deux ans d'école à Saint-Cyr-au-Mont-D'or (Rhône), il prend son premier poste à Antony (Hauts-de-Seine) en tant que chef de circonscription pendant cinq ans : « La ville de Bagneux connaissait déjà d'importants problèmes de drogue, avec des dealers de substances dures dans la rue depuis les années 1970. C'est l'une des premières villes de cette taille dans lesquelles il y en a eu. »
Quelques permanences de nuit l'ont marqué. Premières montées d'adrénaline. Même s'il n'est pas fan, un concert de Johnny à Sceaux lui laisse un autre bon souvenir. De 2002 à 2005, il part près du lac Léman, avec Thonon-les-Bains et Evian-les-Bains (Haute-Savoie) dans sa circonscription. Le lendemain de son arrivée, le GIPN de Lyon débarquait pour interpeller « 10 objectifs », après de violentes émeutes urbaines. Mais le moment fort reste le G 8 de 2003, avec tous les chefs d'États à l'Hôtel royal d'Évian.
Il embraye ensuite sur une première expérience à l'étranger avec trois ans passés au Caire en tant qu'attaché à la sécurité intérieure, au sein de l'ambassade. Outre des actions de coopération et de formation, ses missions portaient surtout sur l'émigration et le terrorisme, avec des Français venus se former pour des missions kamikaze en Irak.
Il rempile ensuite pour trois ans au Cambodge où il occupe le même poste mais s'intéresse aussi à la contrefaçon de médicaments. Sur le tard, le Corrézien ne résiste pas à se lancer dans le rugby, sport pratiqué sur place en plus de la course à pied et du tennis.
Marié à une avocate qui a mis sa carrière entre parenthèses, Grégoire Chassaing est père de six enfants, dont deux sont nés à l'étranger. Heureux de revenir en métropole, le nouveau commissaire retrouve le travail en équipe avec des effectifs très différents de ceux dont il disposait au Caire et à Phnom Penh.
Dès son deuxième jour, il a été confronté aux recherches de la jeune collégienne à Saint-Cyr-sur-Loire. Voir la cohésion entre les différents services - police, gendarmerie et pompiers - l'a réjoui tout comme l'issue heureuse de cette première affaire tourangelle.

Il était aux commandes le soir de la Fête de la musique

Juillet 2019 : la situation n’est plus la même pour lui. La disparition de Steve Maia Caniço, la nuit de la Fête de la musique, fait grand bruit. L’intervention policière qu’il a dirigée cette nuit-là quai Wilson est pointée du doigt par l’opinion. Le jeune homme sera retrouvé noyé le 29 juillet.

Le nom du commissaire s’affiche alors sur les murs de la ville à travers des propos haineux. « Peut-être faudrait-il que l’intéressé fasse l’objet d’une suspension à titre conservatoire ou qu’il soit au moins déplacé ne serait-ce que pour sa sécurité et celle de sa famille, énonçait début août un policier nantais. Le souci, c’est que l’écarter équivaudrait aux yeux de l’opinion publique à reconnaître une forme de culpabilité et cela, c’est inacceptable. »

C’est pourtant la décision prise, ce vendredi 13 septembre, par le ministère de l’Intérieur. Après la révélation du rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) qui évoque «un manque de discernement» dans l’intervention de police, Christophe Castaner a pris la décision de muter le commissaire.
Le 25 juin 2019, le syndicat de police SGP-FO 
met en avant dans un communiqué
 « la responsabilité d’un chef de service » et un « ordre aberrant ». 

Responsabilité

Le rapport de l'IGA présenté par le ministre de l'Intérieur avait été commandé après celui très critiqué de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), dévoilé en partie fin juillet. Il y a plus d’un mois, si la police des polices (IGPN) dédouanait l’opération engagée par les forces de l’ordre, elle interrogeait déjà la stratégie adoptée par le responsable des opérations présent sur le site. Fallait-il faire cesser à tout prix la musique quai Wilson au petit matin du 22 juin ?

Dès le 25 juin, le syndicat Unité SGP Police avait pointé « la responsabilité » du commissaire Grégoire Chassaing, l’accusant d’avoir « commis une faute grave de discernement » en donnant à ses troupes « un ordre aberrant ». Le secrétaire départemental du syndicat avait déjà alerté la hiérarchie au sujet du commissaire Chassaing qui, disait-il, « expose régulièrement les collègues par ses prises de décisions et sa vision exclusivement musclée de la sécurité ».

« Mesuré » ou « impulsif » ?

Le syndicat Alliance décrit ce commissaire comme « quelqu’un de mesuré ». Mais dans les couloirs de Waldeck-Rousseau, des voix évoquent « un homme peut-être trop impulsif », voire « sanguin ». « On s’est mis à dos la hiérarchie et le préfet mais on est à l’aise dans nos baskets, soutenait début août Stéphane Léonard, secrétaire départemental d’Unité SGP Police. Il y a des règles dans la Police nationale, des choses qui se font, d’autres non. Il faut assumer les responsabilités quand ça m… »

Le commissaire Chassaing, confiait alors le responsable syndical, « aurait pu imaginer que les fêtards du quai Wilson n’allaient pas obtempérer facilement alors qu’ils étaient en train de s’amuser. Est-ce qu’il était judicieux d’intervenir à ce moment-là ? Pourquoi a-t-il donné l’ordre d’agir aussi rapidement sans attendre les renforts de CRS ? »

« C’est le meilleur commissaire en termes de gestion de l’ordre public », avait alors défendu le préfet Claude d’Harcourt. Un éloge partagé par un procureur capé au tribunal de Nantes. Jacques Schneider de l'IGA, organe de contrôle du ministère de l'Intérieur, précise qu’il s’agit d’«un excellent fonctionnaire, apprécié de sa hiérarchie» qui gère «depuis 5 ans» la Fête de la musique et a été «fortement impacté» par la gestion de 19 week-ends de mobilisation de «gilets jaunes».

Si la question de sa responsabilité n’est pas établie à ce jour, son départ de Nantes, qui peut être perçu comme une sanction, la première prise depuis cette Fête de la musique, devrait apaiser les esprits dans un premier temps.

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L'enquête de la police judiciaire vient contredire le rapport de l'IGPN sur les circonstances de la mort de Steve Maia Caniço le soir de la fête de la musique à Nantes.
Le téléphone de Steve Maia Caniço, mort le soir de la fête de la musique à Nantes, "bornait au moment de l'intervention policière", ont affirmé ce mardi des sources proches de l'enquête confirmant une information du Canard Enchaîné. 

Dans son rapport administratif daté de juillet sur l'intervention policière controversée, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) écrivait que le "téléphone déclenchait un relais téléphonique à 3 h 16", soit plus d'une heure avant l'action des forces de l'ordre, mais n'avait pas fait mention d'un bornage plus tard dans la nuit. 

Selon le Canard enchaîné, le dernier bornage de son téléphone a été relevé à 4 h 33 sur le Quai Wilson, où les forces de l'ordre avaient utilisé gaz lacrymogènes et lanceurs de balle de défense. 

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L’un d’eux a transmis à Presse Océan un document dans lequel un policier en charge de l’enquête livre quelques états d’âme. Concernant l’intervention dans la nuit du 21 au 22 juin, quai Wilson, à Nantes, le policier ne cache pas son désarroi face « à la grosse pression politique » qui entoure le dossier et déplore la communication hâtive de l’État cet été : « C’est la première fois qu’un dossier de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) est publié ainsi ».
Des agents de la protection civile, présents sur les lieux, s’agacent également de découvrir toutes leurs observations critiques amendées ou tout simplement supprimées. « Je suis le dernier à cracher sur les policiers, ils font un job qui n’est pas facile, tonne l’un de ces sauveteurs. Mais selon moi, l’opération n’était pas appropriée. L’intervention me paraît totalement disproportionnée. Un tel déploiement de grenades juste pour de la musique, dans un secteur sans habitation, me paraît incroyable. »

Enfin, autre grief relevé : pas un seul entretien avec l’un des 89 fêtards ayant porté plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » ne figure au dossier de l’enquête administrative.
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Selon le rapport de l'IGPN, à l’heure fixée par les autorités, soit 4 h du matin, une vingtaine de policiers de la compagnie départementale d'intervention (CDI ou SDI) et de la Brigade anti-criminalité (BAC) sont dépêchés sur les lieux afin de mettre fin aux festivités. Neuf sound systems coupent le son mais un autre, situé en bordure du quai, à un endroit sans parapet, refuse. Après 15 minutes de discussion, ils finissent par s'exécuter et les policiers se replient. Selon le rapport de l'IGPN, à 4 h 15, « les deux derniers DJ appellent à se rassembler et à s’opposer à l’arrêt de la musique ». Ils éteignent le son une première fois, et c'est à 4 h 20 que les policiers se retirent. Toutefois, peu de temps après, la musique reprend avec la chanson « Porcherie » de Bérurier Noir. Les policiers reviennent dès lors sur les lieux.
(Selon la police, les policiers auraient subi des jets de projectiles en tous genres ainsi que des coups, selon les déclarations de Johann Mougenot, directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique. Leur action qui s'en est suivie aurait donc été en riposte. Selon les fêtards, ce sont les policiers qui ont lancé les hostilités avec des tirs de grenades lacrymogènes)

Steve 24 ans mort à cause de mettre "porcherie" de Bérurier Noir lors de la fête de la musique.

un live de la chanson « Porcherie » de Bérurier Noir
en 1989, 
j'avais 24ans comme Steve (lui en 2019; 30ans d'écart)

--- paix à son âme et, paix et justice pour sa famille


samedi 3 août 2019

samedi 3 aout, acte 38, les gilets jaunes à Saint-étienne, Lyon, le puy... Paris, Nantes Toulouse. opération péages Vienne et Villefranche. et les GJ à la plage de Valras-Plage au Grau-du-Roi. Justice pour STEVE (et Zineb)

J'ai voulu faire un compte rendu assez large qui démontre que le mouvement des GJ n'est pas ce que disent les médias; il est très vivant et dynamique avec de nouvelles idées d'action.
une petite sélection des nombreuses vidéos...
La dernière à la fin de ce post est trop top!

St-Etienne

150 GJ et d'autres issus de divers courants politiques et associatifs ont manifesté.
départ place du peuple, puis Fourneyron monument aux morts des 6000 MPF de 14-18, puis hôtel ville, puis la préfecture, puis tribunal. puis dispersion.
Les bleus sont restés très très loins...
juste un RG qui nous observait ;-))

les 4 convoqués au commissariat 99
dernière semaine de juillet 2019
pour l'action du 22 juin 2019
au RP de Monthieu.

Titi, Marie, Carl, et votre serviteur
Voir la mise à jour de mon post
pour la sortie de Titi & Marie,
et de Carlos du "99"
et ce que les bleus nous ont taxés:
et l'action du 22juin, acte 32:


on marche; c'est la république en marche, la vraie ;-)

Fourneyron monument aux morts

préfecture

1h30 de vidéos de Carlos

Puis après, notre petit groupe a rencontré une homme en allant boire un coup à Jacquard.
Fafa a reconnu le type de Facebook qui laisse des commentaires injurieux sur les gilets jaune., qui se dit "milliardaire", en fait c'est un monsieur aigri retraité qui pousse son vieux caddie des courses dans le quartier Jacquard... Traité de clochard, il nous a fait un doigt.
Je l'ai filmé:

De 18h à minuit, opération reprise du Rond-point de Villars; une 50aine de GJ.
Less bleus nous ont fait dégager vers 11h.
On s'est déplacé sur la pente.

les 12 derniers GJ
pour ce Sam 3 aout 
jour de l'abolition des privilèges

A minuit, le dernier passage des bleus...

traitement dans médias locaux

une "centaine" de personnes se sont retrouvées place du Peuple à Saint-Etienne vers 14 heures. Parmi eux, des gilets jaunes et Pierrick Courbon, leader de l'opposition de gauche dans la ville. 

https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/08/03/saint-etienne-une-centaine-de-personnes-rendent-hommage-a-steve-place-du-peuple

https://www.francebleu.fr/infos/societe/une-centaine-de-personnes-defilent-dans-les-rues-stephanoises-en-hommage-a-steve-et-zineb-redouane-1564849193

Lyon

ils sont une cinquantaine de Gilets jaunes à être partis de la place Bellecour à 14 heures pour un rassemblement en hommage à Steve, le jeune garçon qui s’est noyé à Nantes après une intervention policière "controversée".

Après être passés sur la place Antonin-Poncet, les manifestants se sont retrouvés devant l’ancien palais de justice avec des banderoles « Justice pour Steve ».

merci à Marie la bretonne et aussi de Lyon
pour cette photo

Dans le Vieux Lyon, ils ont lancé des œufs et des tomates sur la permanence parlementaire du député LREM, Thomas Rudigoz. Quelques tirs de gaz lacrymogène sont à noter. Lyon 5e

Ils se sont ensuite déplacés du Vieux Lyon jusqu’à la place des Terreaux. Les camions de policiers sur leurs talons.

A 17h30, quelques Gilets jaunes ont tenté d’entrer dans le magasin Printemps de la rue de la République à Lyon.

à 18 heures place Bellecour

Une soixantaine de personnes, dont quelques Gilets jaunes qui avaient commencé leur périple à 14 heures, se sont réunis à 18 heures place Bellecour. L ‘objectif ? Rendre hommage à Steve, le jeune garçon qui s’est noyé à Nantes la nuit de la fête de la musique après une opération de police controversée.

Des pancartes des Gilets jaunes « la terre Ceta mère » ont été collées sur la statue, et celles demandant « Justice pour Steve » étaient brandies en haut de quelques bras.

Musique et discussions : l’opération reste discrète pour le moment. « Est ce qu’on irait pas defiler en ville pour surgir de la réalité ? » lance un des initiateurs du rassemblement. « C’était déjà pas mal la rencontre du député », répond un Gilet jaune en rigolant, en référence aux tomates lancées sur la permanence de Thomas Rudigoz dans le Vieux Lyon. « On n’en peux plus, nous! » crie un autre.

 Le groupe s’est séparé dans le calme peu avant 19 heures.


https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/2019/08/03/lyon-5e-les-gilets-jaunes-s-en-prennent-a-la-permanence-du-depute-rudigoz

le puy

~139 personnes ont réclamé « Justice pour Steve » au Puy-en-Velay

Après un premier rendez-vous sur le parking de Cluny et un passage devant le groupement départemental de gendarmerie, une centaine de manifestants, issus de plusieurs associations et de mouvements syndicaux se sont retrouvés à 15 heures devant la préfecture du Puy-en-Velay. On y retrouvait des membres des Gilets jaunes, d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), de FO (Force ouvrière) et de FSU (Fédération syndicale unitaire).

Une minute « de la honte » et la fontaine de la place du Plot colorée en rouge
Ils sont venus demander des réponses et réclamer « justice pour Steve », ce jeune homme de 24 ans survenue après une intervention des policiers lors de la Fête de la musique à Nantes. Après les invectives telles que « justice pour Steve » et « Castaner en prison », les manifestants ont souhaité respecter une minute de silence. « Une minute de la honte ! » vocifère l’un d’eux. Il enchaîne : « Honte aux forces de police qui nous mutilent, aux préfets qui veulent qu’on nous frappe ! » Quelques prises de paroles ont ensuite animé le front de la préfecture.


Paris



2h de vidéo

la manif déclarée
4h de video

Nantes

Plus de 2000 GJ
Au moins deux manifestants ont été blessés, et un policier...
42 interpellations, 
plus de 1000 contrôles à l'entrée de Nantes.



ça gaz
pour le déroulé complet des manifs sur Nantes:

Toulouse

"Justice pour Steve" mais aussi "Hong Kong Toulouse : même combat". 
Les pancartes des gilets jaunes toulousains dénoncent les violences policières en générale, 
partout en France et dans le monde.

1000 GJ.

D'après la police, les manifestants étaient environ 300 aux alentours de 17h45 ce samedi 3 août. Les forces de l'ordre ont lancé du gaz lacrymogène, notamment pour les empêcher de se rendre sur la place du Capitole où il est interdit de manifester depuis un arrêté prefectoral. Aucune interpellation n'a été réalisée.


Bordeaux


 Grenoble, 

environ 150 personnes ont défilé dans les rues en hommage à Steve, mais aussi pour protester contre les violences policières.

Lille

~300, se sont déjà retrouvées vendredi soir . On pouvait voir des banderoles dénonçant les violences policières.

Dijon

Une marche blanche a également été organisée à Dijon, où 300 manifestants se sont rassemblés.

à La Rochelle 

Il y avait une centaine de manifestants à La Rochelle

Reims

 une quarantaine de GJ à Reims vendredi soir.

Montpellier

A Montpellier, 300 manifestants, dont des gilets jaunes, ont marché pour réclamer "justice pour Steve".

Limoges

A Limoges, ils étaient ~100 à défiler dans les rues. Un sit-in a été organisé devant la préfecture.

Laval

A Laval, une cinquantaine de manifestants défilent dans les rues de la capitale mayennaise pour dénoncer les violences policières.
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/mort-de-steve-des-rassemblements-pour-lui-rendre-un-dernier-hommage-et-denoncer-les-violences-1564820351

opération péages

Vienne

C’est l’opération "Autoroute du peuple". Une petite centaine de Gilets jaunes a tenté de mener une opération de péage gratuit au péage de Vienne-Reventin en ce jour de chassé-croisé.

Une partie d’entre eux a envahi l’autoroute A7 autour de 10h30 ce samedi 3 août avant de reculer face aux forces de l’ordre.

Ils sont venus de Lyon, Givors, Villefranche, Grenoble, Saint-Etienne, Chambéry, Crolles, Bourg-en-Bresse, etc.

Après avoir échoué à lever les barrières du péage, les Gilets jaunes ont agité leurs gilets et fait du bruit sur le pont. Les automobilistes ont répondu en klaxonnant.

Après un pique-nique collectif, les manifestants envisagent de retenter leur coup à un autre péage.

Finalement, dans l'après-midi, les Gilets jaunes se sont rabattus sur le péage de Beynost, dans l'Ain, sur l'A42 où ils n'étaient plus qu'une cinquantaine vers 14h30. Ils sont parvenus à ouvrir les barrières, en dépit des gendarmes présents.

Ils ont tenté de mettre du plastique noir autour des caméras puis ils ont fini par partir d’eux-même dans le calme.






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Villefranche

Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 août, aux alentours de 1 heure du matin, une quarantaine de gilets jaunes, au plus fort du rassemblement, se sont retrouvés sur le rond-point des Chantiers-du-Beaujolais. Le tout a duré environ 45 minutes. Ils avaient préparé des banderoles fustigeant la politique du ministère de l’Intérieur, Christophe Castaner. Dans plusieurs lieux en France, des manifestations sont organisées ce week-end dans ce sens après la découverte il y a quelques jours du corps de Steve Maïa Caniço, disparu lors de la Fête de la musique, à Nantes, après une charge des forces de l’ordre. Le rassemblement s’est terminé dans le calme. Les banderoles ont été abandonnées sur place.


en France


LES GILETS JAUNES LIBÈRENT LES AUTOROUTES 
– Les Reportages du Média Pour Tous

et les GJ à la plage, de Valras-Plage au Grau-du-Roi


Une banderole, "Stop mutilations par LBD 40 et grenades des gilets jaunes", tirée par un avion ce jeudi 1 août 2019, de Valras-Plage au Grau-du-Roi.

mercredi 31 juillet 2019

ALLO la police? décodage du timing des marottes de macrotte depuis 10hAM mardi 30 juillet; analyse de la synthèse de l'enquête de IGPN (le document complet pas accessible); Disparition de Steve : l'intervention policière serait "justifiée" selon les policiers de l'IGPN, la carotte pour les ânes ou BOF?

Le corps retrouvé lundi 29 juillet dans la Loire à Nantes, est celui de Steve, disparu après une intervention absurde des forces de l’ordre lors de la fête de la musique où 14 jeunes ont été à l'eau. Une information judiciaire pour "homicide involontaire" a été ouverte ce mardi 30 juillet.


Le timing du mardi 30 juillet démontre que ce gouverne-ment marche en arrière et subit le timing en essayant de reprendre la main.
Sentant proche la démission de GAZ-TA-MERE, ils essaient de trouver d'autres fusibles comme les organisateurs de cette manifestation nantaise qui existe depuis 20ans ou du local...

La première question scientifique est pourquoi et comment la police est intervenue à 4h du matin la nuit de la fête de la musique dans un endroit qui ne dérange pas et dont cette fête existe depuis 20ans?
Après qu'ils reçoivent des projectiles, ces bleus hypergazent et sans visibilité et suffocant, des jeunes tombent dans la Loire, soit 14 jeunes qui se retrouvent à l'eau. ALLO la police?

La deuxième question est pourquoi au bout d'1mois, on en est là, pourquoi un sonar qu'au bout d'1mois?

La façon d'intervention avec LBD, grenade avec de la TNT, hyper-gazage, sortit des couteaux pour exploser des ballons jaunes, éjecter des personnes habillés en jaune de la vie publique..., est "critiquée" par l'ONU, à l'Europe, aux divers conseils, par divers organismes dans le monde.
IGPN est un organisme qui affirme que Zineb tué le 1er décembre, les CRS de la 50 sue St-étienne n'y seraient pour rien, ce qui a permis de donner un médaille "gilet jaune", qu'il est normal que 110lycéens restent 1h à genoux les mains sur la tête et contre un mur faisant nous souvenir du comportement des milices pro-hiltleriennes en 1940-45.

les chiffres

4 sections de CRS ont été engagées, 
+ 76 effectifs de la sécurité publique,
+ une section de la compagnie départementale d'intervention. 
Par ailleurs, un bateau de l'association « Sécurité Nautique-Atlantique » (SNA) patrouillait devant cette partie du quai où se situaient les hangars à bananes de minuit à huit heures, en « raison des risques de chute ».

Le nombre de participants à la fête près des hangars n'a pas été comptabilisé par l'IGPN.

Un véhicule léger a été attaqué et le rapport évoque des « policiers blessés en nombre », quatre au total si l'on se fie à une autre partie du rapport. 

10 grenades de désencerclement (DMP), 
12 tirs LBD, 
33 MP7 (gaz lacrymogènes), soit 33*8 = 264 galettes
ont été utilisés lors de la tentative de maintien de l'ordre. 

 1 "usage de la matraque sur une personne au sol pendant l’intervention"

Au total, 7 interpellations ont été effectuées.

2-3 chutes à l'eau ont eu lieu avec certitude avant l'arrivée de la police et, au total, 14 interventions des sapeurs pompiers et de la SNA ont permis de récupérer des personnes tombées dans la Loire. 

Un seul témoin évoque une possible « poussette », sans plus de précisions.

Les CRS évoquent plusieurs personnes tombées à l'eau au moment de leur intervention à partir de 4h45, sans toutefois en définir le nombre exact.
Selon le rapport de la SNA et d'autres témoins visuels, à ce moment-là, dans la confusion, deux personnes auraient dérivé sur la Loire, et une aurait coulé sans qu'elle soit identifiable à ce moment.
Il ressort du rapport « qu'à 5h52, un requérant a signalé la disparition de son "copain" sur l'île de Nantes. Ils s'étaient fait asperger de gaz vers 4h30 pas très loin du "Warehouse". Et il n'avait plus de nouvelles depuis », indique le rapport. La seule autre information certaine, c'est que le téléphone du jeune homme a « borné » pour la dernière fois à 3h16. Un manque d'informations vérifiées qui amène donc l'IGPN à conclure que le lien entre l'intervention des forces de polices entre 4h20 et 4h52 la disparition de Steve Maia Caniço après 4 heures, dans le même secteur, n'est pas « établi ».

TIMING du mardi 30 juillet

Dans un entretien à Ouest-France paru le mardi 30 juillet, GAZ-TA-MERE le sinistre de l'Intérêt-Rieur réfute, futé,  toute "stratégie politicienne"  dans la mise en cause par Édouard Philippe de la responsabilité de la ville de Nantes.

"La seule chose que nous souhaitons avec le Premier ministre, c’est de faire la lumière sur ce qui s’est passé, quelles que soient les responsabilités et en tirer toutes les leçons", déclare DARK-Vador, le maitre de la force obscure...

20 h 44 mardi
 À Nantes, ~200 personnes se sont retrouvées près de la grue jaune où a été retrouvé le corps. À Toulouse, 75 personnes, selon la préfecture, ont rendu hommage à Steve sur les quais de la Garonne.


20 h 06 

 L’avocate de la famille de Steve Maia Caniço s'est exprimée ce mardi : "Je suis tout à fait étonnée que le Premier ministre ait pris la parole aujourd’hui. On annonçait plutôt une prise de parole du ministre de l’Intérieur pour qu’il donne connaissance des conclusions du rapport de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale, ndlr). Le Premier ministre lui-même prend la parole, clairement, l’affaire devient une affaire d’État".

"Clairement, cette prise en main par l’exécutif d’une affaire qui est confiée à un juge d’instruction me paraît être révélateur d’un moment politique très compliqué sur les interventions policières", a estimé l’avocate.

"Il n’y a pas, à ce stade, à écarter une quelconque responsabilité de qui que ce soit. Il y a à continuer à enquêter, à instruire dans des conditions sereines et indépendantes et secrètes, comme la justice peut le faire", a-t-elle encore ajouté.

19 h 18 

 Ouest-France dévoile une lettre envoyée par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à l'inspection générale de l'administration IGA.
L'Inspection générale de l’administration (IGA) exerce en France, au nom des ministres chargés de l’intérieur et de l’outre-mer, le « contrôle supérieur » sur tous les employés, services, établissements ou institutions qui en relèvent, ainsi que sur les « services et organismes sur lesquels les préfets exercent leur contrôle ». Ses missions couvrent ainsi un champ vaste, qui comprend, au premier chef, les compétences régaliennes de l’État : sécurité intérieure, sécurité civile, exercice de la citoyenneté, relations avec les collectivités territoriales. Plus généralement, l’IGA intervient dans tous les domaines de compétences des préfets. L’inspection reçoit également des lettres de mission du Premier ministre, ou, avec l'accord du ministre de l'Intérieur, de tout autre ministre, étendant ainsi ses attributions à d’autres départements ministériels. https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspection_générale_de_l%27administration

19 h 15 

La maire de Nantes, Johanna Rolland (PS), a réagi ce mardi soir : "Je constate qu’après 5 semaines d’enquête, l’IGPN n’est toujours pas en mesure de dire ce qui s’est passé dans la nuit du 21 au 22 juin dernier sur le quai Wilson à Nantes. C’est pour le moins troublant et inquiétant".

"Comme depuis les premiers jours, je demande la vérité, la transparence doit être totale. Nul ne peut transiger sur la transparence quand il s’agit de la mort d’un homme", a ajouté l’élue.

19 h 14 

 Dans ses observations, l’IGPN relève également que la mairie de Nantes "n’avait mandaté que deux agents d’une société privée de sécurité afin d’empêcher la foule attirée par les "sound systems"de tomber dans le fleuve proche" et qu’elle "avait fait positionner des barrièrages le long d’une partie seulement du quai Wilson alors que les "sound systems" ont été installés jusqu’au bout du quai, ce qui a généré un risque pour le public".

19 h 12 

On en sait un peu plus sur le contenu du rapport de l'IGPN.
Selon ce rapport en date du 16 juillet, un total de 33 MP7 (grenades lacrymogènes), 12 LBD (lanceurs de balle de défense) et 10 DMP (grenades de désencerclement) ont été utilisés lors de l’intervention des forces de l’ordre.

Cette opération répondait à des jets de "très nombreux projectiles en tout genre sur les policiers, en blessant cinq d’entre eux", alors que les forces de l’ordre voulaient faire éteindre le dernier "sound system" diffusant de la musique sur le quai, affirme le rapport.

"Durant cette nuit, entre 8 et 14 personnes sont tombées dans la Loire sans que l’on puisse être certain du décompte effectué par les sauveteurs (...). La seule certitude étant que trois personnes étaient tombées préalablement à l’intervention des forces de l’ordre", ajoute l’IGPN.

Selon le rapport, "aucune des personnes repêchées" ce soir-là n’a par ailleurs déclaré être tombée à l’eau du fait de l’action de la police.

L'IGPN précise toutefois qu’une autre enquête "spécifique" et "distincte" sera menée pour un "usage de la matraque sur une personne au sol pendant l’intervention". "Des coups de matraque montrés par une vidéo sur une personne au sol pourraient constituer à l’égard de son auteur, non identifié pour le moment, un usage disproportionné de la force", est-il écrit.

18 h 41 

 Le rapport de l'IGPN est daté du 16 juillet, et ce n'est pas le document complet (235 pages) qui a été envoyé à la presse, mais une synthèse de 10 pages, note un journaliste du Monde.

18 h 29 

La coordination nationale des sound system (CNS) réagit dans un communiqué : "Cela faisait pourtant plus de 20 ans que les fêtards se réunissaient là chaque année. L’État avait donc conscience des risques énormes engendrés par une telle intervention (de la police, ndlr), il n’a pourtant pas hésité. Le message est clair, la répression est en marche !".

"Steve est mort à cause de l’intervention policière le soir de la fête de la musique sur le quai Wilson à Nantes", estime la CNS. "Nous n’oublions pas non plus toutes celles et ceux qui chaque année meurent entre les mains de la police sans que jamais justice ne soit faite", écrit la coordination qui affirme ne pas vouloir "faire de Steve un symbole".

Tommy Vaudecrane, président de Technopol, organisateur de la Techno Parade, s’est dit "atterré par l’aplomb avec lequel le Premier ministre vient de dire qu’aucun lien ne pouvait être fait entre l’intervention (policière, ndlr) et la disparition de Steve. Autant dire qu’il s’est jeté à l’eau pour prendre un bain, ce sera la même chose".

18 h 10 

Selon le rapport de l'IGPN dévoilé ce mardi, par hasard et précipitation, l’intervention policière lors de la Fête de la musique à Nantes était "justifiée" et proportionnée.
La "police des polices" conclut également qu’"il ne peut être établi de lien entre l’intervention des forces de police (...) entre 04H20 et 04H52 quai Wilson à Nantes et la disparition de M. Steve Maia Caniço après 04H00 dans le même secteur".

17 h 56 

 Dans le centre de Nantes, des manifestants ont versé ce mardi du colorant alimentaire couleur sang dans la fontaine de la Place Royale sur laquelle est accroché un étendard noir portant le nom de Steve.

17 h 55 

 Emmanuel Macron s’est entretenu de la mort de Steve Maia Caniço avec le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, les appelant à "prendre les initiatives nécessaires", avant l’annonce par Édouard Philippe de la saisie de l’inspection générale de l’administration, selon l’Élysée.

Depuis le fort de Brégançon, où il est en vacances, le chef de l’État "a échangé hier et aujourd’hui" avec Édouard Philippe et Christophe Castaner "pour leur rappeler son souci de faire toute la transparence sur cette affaire et prendre les initiatives nécessaires", a précisé la présidence.

17 h 15 

 L'avocate de la famille de Steve Maia Caniço réagit auprès de francetvinfo : "J'attendais des réponses et finalement, je n'entends que des questions."

"Je ne sais pas à quoi a servi vraiment cette enquête. J'espérais qu'on aurait des informations très précises sur les armes qui ont été utilisées, le nombre de grenades LBD, etc. (...) Je tiens à rappeler que ça fait 20 ans que ça s'organise à cet endroit là, qu'on avait jamais eu de tels incidents avec plusieurs personnes qui tombent dans la Loire et aujourd'hui un décès constaté. (...) Le problème ce n'est pas l'organisation de l’événement. C'est l'intervention de la police."

On sait en fait ce nombre...

16 h 47 

 Un journaliste de Ouest-France, qui a eu accès au rapport de l'IGPN, explique que celui-ci dédouane les policiers, mais interroge sur les autorisations délivrées par la préfecture.

16 h 21

 Le Premier ministre Édouard Philippe, qui a reçu le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ce mardi, s'exprime depuis Matignon. La disparition de Steve est "un drame qui nous touche tous", déclare-t-il.

À la lumière des faits connus à la date de la rédaction du rapport d'enquête de l'IGPN, "il ne peut être établi de lien entre l'intervention des forces de police et la disparition de Steve", affirme-t-il.

Le rapport "met en évidence des difficultés liées à l’intervention, consécutive à des jets de projectiles en direction des policiers et menée dans un rapport de forces défavorable qui a conduit à l’emploi des moyens lacrymogènes", a souligné le Premier ministre. Et "il met également en évidence des interrogations sur la préparation de cet événement". "Compte tenu de la proximité immédiate de la Loire et du risque de chute dans le fleuve, les mesures préventives étaient-elles adaptées et proportionnées", a-t-il ainsi lancé. "Les autorités de police présentes sur les lieux au moment des événements et chargées de leur gestion disposaient-elles d’une conduite à tenir suffisamment claire face aux éventuels troubles à l’ordre public", s’est-il encore interrogé.

"L'enchaînement des faits reste confus, j'ai décidé de saisir aujourd'hui l'inspection générale de l'administration pour aller plus loin et comprendre les conditions d’organisation de l’événement par les pouvoirs publics, mairie et préfecture, ainsi que les organisateurs privés", annonce-t-il. Les conclusions de l'inspection sont attendues sous un mois et seront rendues publiques.

"Mon engagement personnel, c'est de faire toute la lumière sur les causes de ce drame", assure encore le Premier ministre.

Édouard Philippe a également annoncé qu'il souhaite rencontrer prochainement avec le ministre de l'Intérieur les parents de Steve Maia Caniço, dans "une volonté de transparence totale".

11 h 30 

 Une information judiciaire "contre X" pour "homicide involontaire" a été ouverte ce mardi par le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès,  suite de la disparition de Steve Maia Caniço lors de la Fête de la musique.

"A la suite de la disparition de Steve Maia Caniço, signalée le 23 juin 2019, des investigations judiciaires ont été menées, d’abord sous la direction du parquet de Nantes, puis, à partir du 27 juin 2019, dans le cadre d’une information judiciaire en recherche des causes de cette disparition", a rappelé M. Sennès, "Cette information judiciaire a été clôturée ce jour (mardi, ndlr) par le magistrat instructeur (...) L’analyse de ce dossier, communiqué au parquet par le magistrat instructeur, a conduit le procureur de la République de Nantes à ouvrir immédiatement une information judiciaire contre X du chef d’homicide involontaire", a-t-il poursuivi.

10 h : mardi 30 juillet

un corps a été découvert puis repêché dans la Loire, à Nantes, au pied d'une grue jaune. C'est à cet endroit qu'avait été vu pour la dernière fois Steve, jeune homme qui participait à la fête de la musique, et durant laquelle des échauffourées avaient éclaté entre fêtards et forces de l'ordre.

En effet, cette soirée s’était achevée dans la confusion. De nombreux participants ont relaté avoir été aveuglés par un nuage de gaz lacrymogène, certains ont chuté dans le fleuve. Quatorze personnes avaient ainsi été repêchées par les secours durant la nuit. La police a affirmé elle qu’il n’y avait eu "aucune charge" des forces de l’ordre, visées selon elle par des projectiles.

Depuis cette nuit là, Steve, 24 ans, animateur périscolaire, n’avait plus donné signe de vie. Il ne savait pas nager, selon ses proches.


mardi 16 juillet 2019

mardi 16 juillet, Disparition de Steve à Nantes : le procureur de la République saisit l'IGPN après la plainte collective de 89 personnes



 L’Inspection générale de la police nationale a été saisie après la plainte collective déposée par 89 personnes qui ont participé à la free party organisée sur l'Île de Nantes (Loire-Atlantique) le 21 juin dernier, lors de la Fête de la musique.

Ce soir-là, 14 personnes sont tombées à l'eau. Steve Maia Caniço, l'un des participants à la fête, est depuis introuvable. Une enquête a également été ouverte à la suite de dix plaintes de policiers.

Deux nouvelles enquêtes après la disparition de Steve Maia Caniço le 21 juin dernier.  La première enquête annoncée mardi fait suite à "dix plaintes de policiers qui ont été blessés lors des événements de la Fête de la musique et qui ont déposé plainte pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", a déclaré le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, à l'AFP, indiquant avoir également saisi l'IGPN après la plainte collective contre X déposée le 3 juillet dernier par 89 personnes pour "mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique" après la free party organisée le 21 juin dernier.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour tenter de déterminer les circonstances de l’intervention policière survenue aux alentours de 4 heures du matin et au cours de laquelle 14 personnes sont tombées dans la Loire avant d'être repêchées par les secours. Steve Maia Canico, qui était présent à cette free party sur l'Île De Nantes, est porté disparu depuis. Un appel à témoins a été lancé pour tenter de le retrouver.

"C'est bien le dépôt de plainte regroupant près d'une centaine de personnes qui a déclenché l'ouverture de la procédure judiciaire au sein de l'IGPN, police des polices", explique Me Marianne Rostan, qui représente les 89 plaignants. "Maintenant, j'espère que l'enquête va être bien menée et que des responsabilités vont être déterminées. Je considère qu'il y a des infractions pénales qui ont été commises dans le cadre de cette intervention policière. Celles-ci doivent faire l'objet de poursuites et éventuellement de condamnations judiciaires."

Mercredi 10 juillet, on apprenait que le Défenseur des droits s'était "saisi d'office" afin d'enquêter sur la disparition de Steve Maia Caniço. Le parquet de Nantes avait déjà ouvert une information judiciaire sur la disparition du jeune homme de 24 ans, et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a également été saisie pour enquêter sur les conditions de l'intervention policière.

Plus de trois semaines après la disparition du jeune homme, éducateur de profession, ce dernier était toujours introuvable. "Tout le monde attend aujourd'hui des explications. La famille de Steve bien sûr, mais aussi les centaines de participants qui étaient présents à cette fête. Nous espérons les avoir un jour, le plus vite possible", ajoute Me Rostan.

"Disparition" de STEVE Maia Caniço, 24 ans à Nantes 21 juin 2019 fête musique: une nouvelle vidéo de la charge policière publié le samedi 13 juillet

Steve Maia Caniço, 24 ans, n’a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 au 22 juin, à Nantes.

En ce soir de fête de la Musique, il participait, en bord de Loire, à une soirée techno qui s'est terminée très mal.

Vers 4h30, des échauffourées avaient éclaté entre participants et policiers, venus exiger l’arrêt de la musique.

Certains participants affirment s’être retrouvés aveuglés dans un nuage de gaz lacrymogène alors que de nombreux fêtards étaient éméchés.

Plusieurs fêtards ont chuté dans le fleuve.

Quatorze personnes ont été repêchées dans la Loire par les secours durant la nuit.

"Une charge préparée"

Selon Libération, L’avancée des policiers, en ligne, à partir de 4h31, est bien une "charge préparée, qui a pour but de disperser le rassemblement festif", alors même que les autorités avaient indiqué avoir "répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement à des jets de pierres et de bouteilles".

Dans la vidéo d'une vingtaine de minutes, on peut voir que les policiers ont utilisé des grenades lacrymogènes en direction du fleuve. Et ce, même quand plusieurs fêtards alertent les forces de l'ordre qu'"il y a la Loire derrière !", puis que des personnes sont tombées à l'eau.

"Il va y avoir un drame, arrêtez !", supplie l'un d'eux. "Qu'ils arrêtent de nous caillasser alors", répond un policier. A ce moment-là, les images montrent que les policiers sont bien visés par divers projectiles.

Enquêtes ouvertes

Le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire sur la disparition du jeune homme, et l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a également été saisie pour enquêter sur les conditions de l’intervention policière. Le Défenseur des droits s'est aussi saisi d'office.

UNE NOUVELLE VIDEO 



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